Imaginaire

Boomerang!

je ne met que des extraits, mais pour votre lecture ce sera cohérent. On me l’a conseillé pour éviter que l’on me pompe la totalité de mon histoire. Mais tout est déposé sur un site de e.auteurs.

PROLOGUE

Chaque minute qui passait m’emmenait vers mon destin

serait-il celui que j’avais espéré

ou celui que je regretterais

à ce moment là je l’ignorais.

Celle qui m’accompagnait n’avait proféré aucune parole.

Son visage était hermétique,

elle m’avait forcé à la suivre et tiré par le bras

comme si j’étais une jeune pouliche qu’il fallait dompter.

Je n’avais que 10 ans et j’ignorais de quoi ma vie allait être faîtes?

Et surtout où elle m’ emmenait mon petit frère et moi.

Il y avait 2 mois que ma vie avait basculé

En rentrant de l’internat où j’étais avec ma soeur de 4 ans mon aîné

nous avions retrouvé mes frères de 8 ans et 15 ans

assis sur les marches de notre maison

ils avaient un air si désespéré que de suite

nous avions compris qu’un grand malheur était arrivé.

Au lieu de retrouver notre père et notre mère

c’est la jeune soeur de papa qui nous avait ouvert la porte.

Toute habillée de noire comme à son accoutumée, depuis que grand-Pa n’était plus.

Cet après-midi de juin elle paraissait encore plus triste.

Quelle catastrophe allait nous tomber dessus?

En quelques mots elle nous avait asséné

une vérité qui s’était imprégné en moi

comme un mal sournois.

Notre mère était porté disparu

Disparu comment ça ? Avait osé demandé Christophe mon frère aîné.

Moi doucement et en sanglotant j’avais dit , maman est morte

et notre tante avait acquiescé en disant c’est tout comme.

Que voulait dire ce tout comme….

Ou elle était morte ou alors elle n’était plus chez nous?

Personne n’avait expliqué aux enfants que nous étions ce que cela voulait dire.

Au bout d’une semaine de vacances, livrés à nous mêmes

Notre père était revenu de je ne sais où.

Il avait une barbe, était mal peigné,

il ressemblait aux vagabonds  que l’on croisait parfois sur les chemins.

Au sujet de maman il n’avait rien dit mais

il nous avait expliqué qu’à la rentrée nous n’irions pas dans le même internat.

Les deux plus petits ce qui voulaient dire mon petit frère et moi

nous irions « Aux hirondelles « 

drôles de nom pour une école

et Amélie et Christophe seraient interne dans un  lycée privé à Orléans; mais

car il y avait un mais, ils rentreraient rarement à la maison.

Papa allait partir travailler à l’étranger.

Nous les petits on ne savait pas ce que c’était que les hirondelles.

Et depuis cette fameuse journée notre père était partis

les épaules encore plus voûtés, sans un autre mot.

C’est sa petite soeur , tante Aglaé qui s’était occupé de nous.

Deux longs mois de vacances

complètement livrés à nous mêmes

Juste avant la rentrée scolaire notre père était revenu

amaigris comme un jour sans fin.

Il nous avait pris dans ses bras à tour de rôle

en nous demandant pardon, puis il nous avait confié

Nous les petits à une femme à l’air revêche.

Et maintenant avec mon petit frère je me retrouvais

dans ce train qui nous emmenait loin de notre maison

à l’autre bout de la France

Aux hirondelles!

Pourquoi Papa nous avait abandonné

car c’était bien de cela qu’il s’agissait

J’allais rester dans ce foyer pour orphelins

cinq longues années jusqu’au jour ou j’allais fuguer

mais alors que le train rentre en gare de Lyon

j’ignorais tout du tournant qu’allait prendre notre vie.

Chapitre 1er

Cinq longues années se sont écoulé

et ce matin j’ai pris ma décision

mon petit frère m’a quitté au tout début

il faut dire qu’avec ses longs cils bruns ourlant ses deux  yeux bleus

son petit air d’angelot

il avait vite été confié à une famille aimante

alors que moi avec mes cheveux toujours en bataille

mes yeux vert qui lancent des éclairs

je n’intéressais personne.

Puis il parait que je faisais toujours la tête

j’avais un air boudeur comme le disait la directrice

Mais aujourd’hui pour moi c’est un grand jour

j’ai réussis mon brevet des collèges

et je pars dans la vie active

Laquelle je ne le sais pas moi-même mais je fuis.

Avec l’adresse de mon petit frère en poche

je vais aller rôder du côté de chez cette famille

Que dis-je,? Ces nouveaux parents

c’est ce que j’ai appris d’Amélie,

Depuis sa majorité elle et mon frère aîné sont libres

Ils sont retourné à la maison

et là ils ont découvert que papa vivait avec une autre femme.

Un mégère comme disait Christophe.

Aucune nouvelle de maman, papa ne leur en avait rien dit de plus

Disparue certes mais pas morte comme on avait essayé de nous le faire croire.

Mais ou est Maman me disais-je en marchant vers la maison de Bob.

Je suis arrivée, c’est bien ici qu’il habite

Une jolie petite maison nichée dans une prairie, ce n’est pas la grande maison

mais c’est jolie et propre.

Deux fillettes jouent sur une balançoire, mais elles sont plus jeunes que mon frère.

Au moment ou je vais entrer

je vois sortir un jeune garçon blond, mon cœur bat à tout rompre

c’est lui c’est mon jeune frère. Il a grandis, il est encore plus beau que dans mon souvenir

Nos deux regards se croisent.

Mais c’est à ce moment là que je vois sortir une jeune femme de la maison

elle appelle: Philippe, Marie et Maud il est l’heure d’aller à la piscine.

Philippe, mais je suis certaine que c’est mon frère, il ne s’appelle pas ainsi.

Toute la famille sort, je me cache derrière le gros platane qui borde l’impasse.

Bob ou Philippe passe devant moi, sans un regard.

Me voici seule, les grands n’ont que faire de moi

et mon petit frère ne me reconnaît pas.

Combien de temps ai-je pleuré, je ne sais pas, mais ma vue était brouillée

J’ai vu revenir la famille, sa famille à Bob-Phil comme je l’appellerais désormais.

Il m’a vu et a ralentis son pas,

puis, il s’est baissé pour refaire son lacet, le reste de la famille est rentrée

nous voici face à face. Bob ai-je murmuré

C’est moi Lolo

Et, nous nous sommes serré dans les bras.

Comme tu as grandis, tu es devenu un beau jeune homme

Toi aussi ma Lolo tu es belle.

Et de fil en aiguille j’ai su que nous avions été délaissé par notre père

pas complètement abandonné car il versait de l’argent au foyer

mais livré à nous mêmes.

La raison, lui aussi bien que moi nous l’ignorions.

Depuis neuf mois , notre père a signé un acte d’abandon et mon frère a été adopté

il porte un nouveau prénom et le nom de famille de ses nouveaux parents.

Je balbutie mais Maman n’est pas morte

Peut-être mais elle nous a abandonné.

Je crie, je pleure, je tempête, mais on n’en sait rien.

Philippe est affolé devant mes sanglots

Il me fait un gros bisou et me dit adieu

Et je le vois partir vers sa nouvelle vie ou je n’ai pas de place.

Combien de temps ai-je erré dans les rues je ne sais pas

il faisait nuit quand je me suis retrouvé à la gare.

J’ai cherché un endroit pour dormir et j’ai trouvé un banc

Dans mon sac à dos une petite bouteille d’eau

des sucres et du lait concentré

un petit pécule d’argent, ma carte d’identité

et la photo des jours heureux.

Nous quatre entourés de Maman et Papa

devant la grande maison.

Soudain je sens une main qui se pose sur mon épaule

je sursaute, c’est la police

Aurais tu fugué? Je lui répond que non, mais que j’ai raté mon train

pour Orléans , l’année scolaire est terminé je rentre chez moi.

Ou sont tes bagages? Ma tante les as mis à la consigne.

Ou est passé ta tante, je rougis et je répond , elle est au petit coin.

Il n’insiste pas.

M’a-t-il crû, sûrement car il est allé rejoindre son collègue.

Mais je n’étais pas tranquille, aussi j’ai quitté la gare

et je me suis réfugié dans un petit square ou je suis souvent allée au cours de

ces cinq longues années de survie.

Tout le monde a toujours dit que je faisais plus âgée.

Je vais aller prendre un billet de train et  je partirais

rejoindre mon père et mon frère et ma soeur

et le bébé car depuis peu j’ai un demi frère.

J’espère être bien accueillie.

Hélas rien ne va se passer comme je l’ai espéré

Au petit matin c’est la police qui m’a récupérée

et emmenée au foyer, là-bas j’ai subis un interrogatoire en règle

et on m’a confié à un jeune homme pour aller faire un camp dans les Alpes.

Je m’en souviens c’était marche où crève comme disait mon amie

Corvée d’épluchages de légumes, nettoyage des cabinets

et marche en plein air, genre armée.

La nourriture était chiche, il parait que ça forge le caractère

C’était plus une maison de redressement qu’un camp à la montagne.

Mais j’allais semer une panique incroyable dans ces rouages huilés depuis longtemps.

Je suis encore en pause mais j’avais programmé ce texte pour le weekend prochain mais je vous le donne à lire avant.

A Bientôt!

EvaJoe, mars 2013 copyright

Comme un souvenir

Te souviens-tu lorsqu’assis sur tes genoux je t’écoutais

J’ignorais encore qu’un jour tu ne serais plus là

Mais en ce temps je buvais tes paroles

Et avec toi je partais dans des contrées  imaginaires.

 

 

Quand on est enfant nous  pensons  que toute histoire est vraie

La tienne était si belle que je me souviens de chacun de tes mots

Je galopais sur des chevaux de toutes couleurs, crinière au vent

Mes cheveux dénoués flottaient et te caressaient le visage

 

J’entends encore ton rire en cascade très communicatif

Avec une herbe parfois tu me chatouillais le visage

Ton regard aux yeux vert comme les algues marines

Étaient parfois songeur, si je m’appuyais un peu trop près

Tu me repoussais et doucement tu me racontais tes rêves.

 

Avec toi j’escaladais les montagnes, nous allions toujours plus haut

Même si je te disais que mes petites jambes ne te suivraient pas

Tu me portais sur tes épaules et tu m’invitais à caresser le ciel

Et, lorsque fatiguée je m’endormais, tu me chantais une berceuse.

 

Et dans mes rêves tu étais mon héros, je te voyais sur un bateau

Voguant sur une mer déchainée ou sur un lac calme

Affrontant des tempêtes et sortant triomphant

Ton bateau était une coquille de noix ou un cuirassier.

 

Lorsque tu rentrais au soir après des mois d’absence

Je te sautais au cou et je t’embrassais

Comme si nous nous étions quitté hier

Nous reprenions nos longues histoires.

 

Tu me racontais ta vie mais tu me l’a contais belle

Tu l’édulcorais de mots sucrés et vanillés

Je buvais tes mots car j’étais ta princesse

Et avec toi je faisais le tour du monde.

 

Parfois accrochée à une otarie j’entendais  des applaudissements

A d’autres moments j’étais dans une montgolfière

Nous survolions des sommets enneigés et des petits villages

Où nous nous jetions dans des canyons du haut d’un pont.

 

Plus tard, à mon adolescence j’ai su que tu m’aimais

Aujourd’hui j’ai appris que tu es dans un monastère

Sans doute pour m’oublier, mais j’espère ton retour.

Comme autrefois je suis au bout du chemin et je t’attends

 

Dis reviendras-tu ?  Je suis une femme aujourd’hui

Avec toi j’ai fait le tour de la terre et j’en rêve encore

À  mes enfants Je  leur raconte les mêmes songes

Eux  aussi s’endorment le sourire aux lèvres.

La haute cour (fin)

 

 

 

Aujourd’hui dans la campagne il y a une cacophonie c’était inévitable car pas un de ces volatiles
n’est capable d’écouter l’autre. Chacun tire à soi la paille du voisin sans se préoccuper si l’autre en a. A force de se la piquer ils vont se retrouver sur la paille  et ils verseront une
larme de crocodile au bord de l’étang voisin. Le lendemain de cette nuit historique voir hystérique chacun vaquait à ses occupations, le vieux coq debout dans la charrette surveillait d’un air
nostalgique la ribambelle de poulettes. Il était si vieux qu’il ne se déplaçait pas énormément et ce char lui allait bien.

Mais que ce passe-t-il là-bas chez la famille cane and Co il y a des coins coins qui ne trompent
personne. Un défilé hétéroclite avance dans sa direction, ou va toute cette population ? Que viennent-ils faire à part manger notre ration, quand je serai élu j’y mettrais bon ordre. De
toutes façons se dit-il dans son for intérieur je saurai retirer les marrons du feu.

Le lièvre dans son terrier sait bien ce que fait le vieux coq, il attend que les alouettes lui
tombent dessus toute rôtie. Il a l’art et la manière, mais il sait qu’au petit matin il sera le maître parmi toutes les caquetantes, il fera le beau même bien décrépis  il y a encore des
naïfs qui se feront avoir. Mais pendant ce temps le vieux coq sur le retour et la cane s’épient et chacun lance à l’autre un trait piquant et une phrase de ci de là et le ton monte et à y
regarder de plus près cette cane jouant la pudique n’est qu’une véritable canaille. Elle a des yeux à percer un mur blindé. Cela fait bien longtemps qu’elle n’est plu une oie blanche. La famille
grand ’oreille n’en croit pas ses yeux. Quel est ce langage de charretier se dit le patriarche en mangeant une feuille de salade ? Il va falloir veiller au grain sinon c’est la déroute
assurée. Quelle idée a eu le petit coq à vouloir ses élections ? Il parait lui a expliqué la chouette que c’est ce que l’on appelle la démocratie, c’est mieux que l’anarchie lui a-t-elle
dit. Le géant des Flandres arrivé depuis peu lui a dit que dans sa demeure il y avait un roi, pas un qui se donne l’air d’en être un mais un vrai avec une couronne, pas comme ton pédant de coq
sortant.

Dans la nuit auréolée de la lune un bruit court et s’amplifie la rougeaude a jeté l’épi, elle ne se
présente pas, elle a subi des pressions, allons-nous coucher pense le vieux lapin, il sera temps demain d’en savoir davantage.


La nuit est froide et glacée, plus un bruit, un grand silence est tombée sur la campagne, les
discussions chez les canards se sont éteintes comme par magie. Toute la basse-cour dort en rêvant de cette haute cour qui verra bientôt le jour. Demain les estocades recommenceront de plus
belles, ce sera à celui ou celle qui aura le verbe le plus haut.


Mais le lendemain surprise et la surprise est de taille, un drôle de coq a fait son apparition, il
est là et discute avec les uns et les autres sans se soucier de la couleur des ailes ou de l’origine de tous les volatiles présent dans la basse-cour. De mémoire de vieux coq cela ne s’est jamais
vu. Qui est cet olibrius se demandent les coquelets et que vient-il faire chez nous ? Il passe de groupe en groupe tout ce qui compte de volatiles va se trouver face à cet oiseau de couleur
sombre.


 

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Au fil de la journée tout le monde est au courant de son histoire, il vit en liberté dans les
montagnes mais il est à la recherche de sa compagne et comme il a entendu du bruit et des vociférations il a pensé s’arrêter avant de reprendre sa route. Le vieux coq se sent fébrile face au
coq de bruyère, il lui dit ce qui agite sa cour et lui demande de se présenter à l’élection.


–  Je ne suis pas de chez vous, je ne vous connais pas, voyons que deviendrais- je
enfermé ?

–  Je suis épris de liberté et je suis très secret. Mais la liberté n’a pas de prix et je pense
que vous devriez revoir votre manière de vivre tous ensemble. Le coq de la basse-cour ne peut se comporter en despote il doit pouvoir veiller sur chacun d’entre vous que vous soyez de sa famille
ou non. Vous en êtes capable, aujourd’hui lorsque je suis arrivée chez vous, vous ne m’avez  pas chassé alors réfléchissez à qui servira au mieux vos intérêts et faites le bon choix. Je vais
repartir dans mes montagnes c’est mon milieu naturel, je sais que là-bas malgré les dangers qu’il y a je serai heureux mais je le saurai davantage si vous me promettez de vivre tous ensemble dans
la paix.


Et, c’est depuis ce jour que les coqs sont à tout jamais les rois des basse cours mais dans
celle-ci, depuis la venue de ce coq de bruyère et en souvenir de ce dernier et de ses hautes montagnes  ils l’ont appelés la « haute cour ». 


link < pour écouter le chant du
coq de bruyère ou grand tétras, ceux des Pyrenées doivent connaître  c’est ici

Les photos précédentes étaient de moi

la photo du coq de bruyère source wikipedia link

Le retour

 

 

 

Elle se souvenait de la raison exacte pour laquelle Marion, puis Maud avait quitté Tony et pour quelles raisons elles
avaient quittés toutes les deux la région. Sa grand –mère un beau matin avait dit que Léon était son demi-frère, personne n’en n’avait la preuve, mais tous les deux leur l’avaient révélés au
décès de Pierre le grand-père de Marion. Du vivant de grand-père il en avait été jamais question, tout au plus, Marion se souvenait que ses parents et son parrain voyaient d’un mauvais œil ses
fréquentations avec Tony, mais tant que c’était resté une amourette de vacance ils n’avaient rien dit, c’est lorsqu’elle avait dit : « quand nous serons adultes on se mariera
ensemble » que ses parents et sa grand-mère lui avaient fait cette révélation.

Jack en quittant Marion c’était bien rendu compte que sa cousine était troublée par l’apparition de Tony. La rencontre de
Tony le ramenait 15 ans plus tard lorsqu’il avait dit à ses parents que Sandra et lui allaient se marier. Son père s’était assis dans son fauteuil, la tête entre ses mains et lui avait dit
qu’elle était sa cousine au même titre que Marion, Maud, Magalie et Myriam. Bien entendu Tony ne comprenant pas avait fuis le domicile et rejoint Sandra auprès de la fontaine comme tous les soirs
d’été et elle était là en pleur, ne comprenant pas, il l’avait questionné et il l’avait appris de sa bouche toute leur histoire commune.

Son père venait de lui dire que lui vivant jamais elle n’épouserait Jack car il était son cousin germain, enfin demi
cousin, Antoinette sa grand-mère avait eu un fils, lui-même hors mariage et qu’en fait son grand père ce n’était pas Léon mais Pierre le grand-père de Jack. Abasourdie elle aussi, elle était
partie se réfugier dans la nature et c’est la raison pour laquelle tous deux s’étaient retrouvés. Il se souvient aussi être allé voir les parents de Tony et Sandra pour essayer de les convaincre
qu’être à moitié cousins n’étaient pas si grave, mais son père n’avait rien voulu savoir, de plus Sandra n’avait que 17 ans au moment des faits, elle allait avoir ses 18 ans que fin décembre.
Aussi tous les deux s’étaient donné rendez-vous après sa majorité, mais hélas rien ne s’était passé comme prévu. Dans les semaines qui avaient suivis cette révélation le père de Sandra fut nommé
hors de France et Sandra contrainte et forcée l’avait suivi. Depuis Jack n’avait eu aucune nouvelle,  même tout à l’heure il n’avait rien demandé à Tony et pourtant quand il avait vu il
avait tant espéré que de lui-même il lui donnerait des nouvelles de sa sœur. De plus il ignorait si Marion était au courant, et ne s’étant jamais confié sur sa relation avec Tony, il n’avait
jamais abordé ce sujet, mais au vu de son visage bouleversé il en avait conclu de lui-même qu’elle aussi, elle savait. Mais avait-elle la vraie version et non celle que ses parents lui avaient
donné. En arrivant sur Marseille, il chasse ses idées de sa tête et rejoint rapidement sa sœur qui est venue l’attendre pour l’emmener dans la villa de leurs parents sur Cassis. Il évitera de
parler de la rencontre avec Tony et se bornera à sa rencontre avec sa cousine pour la réfection du village. Son père il en est certain haussera les épaules car il a tiré un trait sur son village
de Haute Savoie, mais sa mère sera prête à les soutenir car elle a toujours regretté leur départ de la région quand lui et sa sœur était encore enfants.

Du reste c’est exactement comme Jack l’avait pensé que son séjour s’est passé, mais avec Manon ils ont réussis à joindre
la plupart de leurs cousins et cousines et tous ont approuvés leur rencontre au village de Bonne Maman. Si il a confié la raison à sa cousine Maud c’est parce qu’il voulait l’avertir qu’elle se
retrouverait face à Tony et qu’il ne voulait pas courir le risque d’un problème. Mais Maud est follement amoureuse de son Jérôme et elle a tiré un trait sur cet épisode malheureux, mais elle sera
présente avec son mari qui est charmé de retrouver la joyeuse bande de cousins et cousines de sa femme qu’il avait eu le temps de voir lors de leur mariage l’été dernier. N’ayant plus rien à
faire sur Marseille, il regagne Paris avec sa sœur qui ira loger chez Marion et ils rendront visite à leur association dans le courant de la semaine pour leur exposer leurs idées.

Au moment où Jack et Manon arrivent à l’appartement de Marion, ils voient sortir leur tante, cette dernière pleure, ni
l’un ni l’autre ne comprennent, elle passe à côté d’eux sans les voir. Ils se dépêchent de monter et trouvent Marion, elle est encore sur le seuil de sa porte et se dispute vivement avec son
père. Ne voulant se montrer, ils font mine de descendre mais leur oncle les aperçoit et leur dit :

En espérant mes chers neveux que vous pourrez faire comprendre à votre cousine dans quelle galère elle veut se mettre en
épousant Tony.

Tony si ça se trouve n’est pas mon cousin, Maman est dans l’impossibilité de me prouver la filiation, il n’y a rien qui le
prouve, ou tout au moins nous n’avons jamais mis la main sur un papier quelconque qui le prouverait.

Jack a le droit et le devoir d’interrompre sa cousine et son père en leur révélant la version du père de Tony. Une fois
qu’il les a mis au courant, il sent que son oncle et sa tante qui est revenue sont perplexe. Ils décident de faire des recherches car si cela se trouve ils ne sont même pas parents. De plus sa
mère Marie n’en n’a jamais fait cas et elle la dit que poussée par sa fille lorsque sa petite fille a parlé de mariage.

 Mais maman comment l’as-tu su ?

C’est Léon, un soir d’hiver lors d’une rencontre entre nos deux familles qui l’avait dévoilé Cela avait jeté un froid,
mais Papa en avait ri et cela en était resté là. Mes parents après la révélation de Léon nous ont réunis tous les 5 et nous ont dit de s’en tenir à la version suivante que Léon et Marie était
demi-frère et sœur.

Mais crièrent en chœur, Marion et Jack pourquoi accuser Bonne Maman et le grand-père de Tony alors qu’ils n’y étaient pour
rien.

Tous les deux avaient eu la même nourrice et cela pouvait se comprendre alors que de dire qu’Antoinette et grand-père
avaient fauté c’était jeté l’opprobre sur les deux familles et comme dans les villages tout le monde était plus ou moins parents, cela risquait de partager le village en deux. Cela aurait pu en
rester là si tous les deux vous ne vous etiez pas mis en tête d’aimer Tony et Sandra.

Mais si Bon Papa en a ri je pense qu’il y a autres choses, si ça se trouve ils ont voulu protéger Antoinette, et le
grand-père de Tony avait sûrement bu un peu trop du » vieux marc » pour tenir des propos pareils.

Je ne vois pas pourquoi nous aurions à payer vos fautes successives. Sur ce, je ne vous retiens pas.

Marion gentiment a mis à la porte ses parents tout en leur disant, si le 15 aout je revois Tony je me déclarerais et si
vous ne voulez pas assistés à mon mariage et bien tant pis pour vous. J’aurais dû être plus virulente il y a dix ans quand je vous l’avais dit, car aujourd’hui on ne serait pas là à se disputer,
si ça se trouve nous aurions déjà des enfants et tous les deux vous seriez grands-parents. Vous avez gâchés ma vie.

A ce moment-là, Jack est intervenu pour calmer les esprits et il a même fait l’effort de repartir avec son oncle et sa
tante assez chagrinés. En refermant la porte, Marion et Manon étaient assez mal, mais aux cours des jours qui suivirent, ni l’une ni l’autre n’ont fait allusion à cette soirée.

Huit jours plus tard, Jack est venu les chercher, ils se rendent à leur association de sauvegarde des villages. Jack au
cours de la semaine a fait part à deux ou trois de ses amis de son projet et il a reçu quelques dividendes pour parer aux premiers frais et la promesse que dès septembre ils seraient là pour
l’aider. Aussi, fort de ces aides précieuses il se sent en force face à « l’Asso ». Les voici réunis autour de la table et Marion faisant toute confiance à Jack le laisse exposer leurs
idées et projets. Un débat s’en est suivi et à la fin il a été décidé de voter, Trois projets ont été exposés ce soir-là et seuls deux seront retenus. Le village de  Jack pour le premier
projet, ensuite c’était un village en basse Ardèche et un autre village dans le Lubéron. A l’unanimité ils décident de voter à bulletin secret, seule Manon qui les a accompagnés ne votera
pas.

Sur le chemin du retour ils chantent des chansons de leur enfance, leur projet a eu la majorité des voix, ils pourront
avoir une bonne somme pour commencer, il y aura du travail mais ils savent que demain les cris et les rires résonneront à nouveau dans le village de leur enfance.

 

Nous voici au matin du 15 aout, la veille Jack, Tony, Sandra et Marion ont tenu à se retrouver tous les quatre. Tony le
plus âgé avait appris par sa grand-mère son secret, mais comme il avait promis de ne jamais le révéler, il ne l’avait pas fait. Mais aujourd’hui cela met dans la peine deux familles et lui étant
amoureux de Marion et sa sœur de Jack, il faut leur révéler ce secret.

Antoinette était fort jeune lorsque ce grand malheur s’était abattu sur elle, elle s’était retrouvée enceinte après un
viol alors qu’elle avait à peine 15 ans. Son père quand il l’avait su était rentré dans une colère immense et comme il connaissait le papé il l’avait chargé de trouver un homme pour sa fille et
on l’avait marié de force à Léon qui aimait Bonne Maman. Votre Grand-mère était effectivement sa sœur de lait et comme ils avaient grandis ensemble ils étaient fort proches et avaient toujours
pensés qu’ils passeraient toute leur vie ensemble  mais le destin les avait éloigné. Votre grand-mère a de suite adopté celle qui allait devenir la femme de son Léon, elle l’a considérée
comme sa petite sœur et jamais elle ne lui a témoignée  de l’animosité, au contraire elle la aidé et même c’est elle qui l’a accouché quand tout le village leur tournait le dos. Puis, elle a
rencontré Pierre alors qu’il était dans un maquis sur le haut plateau mais cette histoire vous la connaissez. Ton père, Jack et mon père car grand-mère Antoinette avait eu un garçon ont été
élevés ensemble. Puis d’autres enfants étaient nés dans leurs deux familles, Léon a eu une fille et un garçon et son amie Marie après ses 4 garçons a réussie à son tour à avoir une fille et plus
tard ta maman Marion était tombé amoureuse de mon père et Léon voyant cela d’un assez mauvais œil avait brisé leur amour en leur tenant les propos que vous connaissez.

« Tu ne peux pas épouser Francine, c’est ta demi sœur, ta mère l’a eu avec Pierre »

Grand-mère Antoinette a toujours pensé que son mari était jaloux de Pierre car lui avait épousé la femme qu’il aimait et
tant qu’à faire ni ses enfants ni ses petits enfants auraient le droit d’épouser ses descendants. Aussi lorsqu’ à la réunion de famille alors qu’il avait bu, quand il a annoncé qu’ils étaient
frères et sœurs, personne n’a osé s’opposer à lui, car tout le monde savait qu’il piquait des colères énormes. Mais un deuxième destin fut brisé celui de mon père et de ta mère.

Mais pourquoi m’empêcher de me marier avec ta sœur, cela n’a pas de sens, elle est la fille de ta tante qui elle n’a rien
à voir avec ton père, c’est seulement sa demi-sœur.

En effet mais grand-père a toujours eu peur que l’histoire se renouvelle et il préférait que nous soyons amis et non
mariés. Mais maintenant, nos parents sont capables de passer outre et au vu des papiers que je leur ai remis à tous les quatre la semaine passée ils ne peuvent s’opposer à nos mariages. Pour le
reste de la famille ils vont se faire une joie d’assister à un double mariage. Laissons derrière nous ces vieilles histoires.

Mais Marion se sent mal à l’aise, elle aimerait savoir quelques choses mais se demande si sa question ne va pas mettre le
feu au poudre, allez, elle se lance, tant pis si sa question est incongrue.

Sait-on s’ils ont su qui avait violé ta grand-mère ?

En fait il n’y a jamais eu de viol, ma grand-mère avait dit ça pour éviter la colère de son père et s’il ne l’avait pas
frappé comme il l’aurait fait en temps ordinaire, il l’avait envoyé loin de lui pour éviter de voir le regard de ses voisins. Elle ne lui a jamais avoué la vérité, il est mort sans avoir revu sa
fille et sans connaître son petit-fils.

Mais alors dit Marion qui était l’amour d’Antoinette, te l’a-t-elle dit ?

Oui, c’était un jeune du village qui est mort plus tard lors des combats dans le maquis. Mais Grand-Mère Antoinette a été
très heureuse avec Grand-Père Léon.

Ils ont discutés toute la nuit et au petit matin ils accueillent leurs cousins et cousines, les petits enfants de Marie et
Pierre ainsi que les petits enfants de Léon et Antoinette car ils sont liés tous ensemble. C’est Jack qui prend la parole. Il revient un peu en arrière au temps où ils jouaient pendant les longs
mois d’été, ils sont tous tristes de voir que le village au fil du temps s’est dégradé mais enthousiasme à l’idée que vient de leur exposer leurs cousins et amis. Il y a plusieurs clients de Tony
qui s’associent à ce long projet ainsi que les petits enfants d’anciens villageois. Tony et Jack ont fait une longue enquête pour tous les retrouver. Voilà il faut trouver un nom pour leur projet
afin de pouvoir avoir des subventions, ils ont jusqu’à ce soir pour faire leurs propositions.

A la nuit tombée ils sont réunis autour d’un feu de camps et Marion à son tour prends la parole :

Après avoir examiné toutes vos propositions nous avons décidés à l’unanimité de prendre le nom qui revenait souvent ce
dont je vous remercie « Les amis de Marie et Léon », et Marion pense tout bas comme cela vous êtes réunis dans ce projet au-delà de la mort. Et personne ne vous en veut d’avoir
gardé un secret, même si pendant dix ans j’ai souffert de ne pouvoir épouser l’homme que j’aimais.

Puis Jack et Tony annoncent à tous que l’an prochain à la même date il y aura un double mariage dans la petite chapelle du
village, leur travail d’ici là aura bien avancé. Et c’est sous un tonnerre de vivats que tous se séparent en se donnant rendez-vous pour remettre en état la maison de Léon et Antoinette, quant à
la maison de Marie et Pierre elle s’est mieux conservée et Marion et Tony vont y habiter puisqu’ils ont décidés de rester dans leur village.

 

Fin

 

Marion

 

 

Lorsque Marion entend pleurer sa mère, elle se précipite à l’intérieur de la chambre, ouvre les volets et à son tour 
comprend, sa grand-mère a quitté le monde des vivants. Elle la regarde, elle la trouve belle dans la mort, son visage a l’ombre d’un sourire, elle est allée retrouver son « Pierrot « 
comme elle doit être heureuse. Elle prend sa mère dans ses bras, sanglotent un peu et se ressaisissent. Il faut vite qu’elles appellent les autres, en espérant qu’ils ne soient pas trop loin sur
la route. Pourvu que le frère de Marion n’est pas déjà pris son train. Marion lui téléphone rapidement et l’informe de ce qui vient de se passer, il se charge d’appeler son père et ses oncles,
comprenant que sa mère a d’autres choses à penser et lui dit qu’il rentre sur Paris et reviendra pour l’enterrement, il ne peut pas laisser son travail comme cela, il préfère faire ainsi, Marion
le comprend, elle-même, la petite dernière est encore en vacance, elle va épauler sa mère et après elle rentrera, quand les choses seront réglées. Pour l’instant elle est un peu sous le choc,
surtout lorsqu’après avoir téléphoné à son parrain elle l’entend dire, elle nous a fait un sale coup, elle a honte des propos de son oncle, elle ne le comprend pas mais elle n’insiste pas et le
laisse maugréer tout bas. Que doivent penser les jumeaux à peine âgés de 5ans devant les propos de leur papy se dit-elle.

Marion arrête la comtoise à l’heure approximative de la mort de sa grand-mère comme cette dernière lui l’avait demandé il
y a à peine quelques semaines quand avec sa petite fille elle avait évoqué son départ définitif de cette terre ou elle n’avait plus rien à faire puisqu’on lui imposait de partir de son chalet.
Marion la comprenait, du reste elle avait proposé à ses parents de rester avec Bonne Maman, mais son père s’y était opposé, mais aujourd’hui elle regrettait de ne pas lui avoir tenu tête. Surtout
qu’elle avait fêté ses 18ans il y avait une semaine. Qui sait pense-t-elle si elle avait dit à sa grand-mère qu’elle resterait avec elle l’hiver, possible qu’elle ne serait pas morte. En
attendant le médecin, elle en discute avec ses cousines qui elles aussi étaient resté pour dire au revoir à leur grand-mère, elles ne savent que lui dire mais repensent à leur journée et se
disent elles aussi que leur grand-mère a eu une belle mort et que dans un sens elle ne saurait jamais que ses fils étaient partis sans l’embrasser.

Quelques jours plus tard ils sont tous réunis dans la petite chapelle pour un dernier adieu à leur aïeule, même le père de
Marion et son cousin du Québec sont là. Il y a eu un dernier débat pour savoir où ils allaient l’enterrer mais Marion et sa mère ont tenu bon, elle voulait rester dans son village et bien nous la
laisserons dans son cimetière au côté de Bon Papa Pierre. Pour éviter la polémique ses frères se sont inclinés. Ils ont fermé la maison et ils sont tous partis vaquer à leurs occupations en se
promettant de se revoir ici dans un an.

Aujourd’hui c’est le 14 juillet mais ce n’est pas un an après c’est dix ans plus tard, en effet ils sont revenus les deux
premières années puis, ils ont vidés la maison et petit à petit ils ont espacés leur déplacement dans ce village qui au fil des ans s’est dépeuplé totalement. Aujourd’hui Marion est de retour
avec un de ses cousins, la maison est glaciale mais ils ouvrent les volets et le soleil éclaire l’intérieur modeste ou ils ont vécus des vacances inoubliables lorsqu’ils étaient enfants. Au sol
une photo jaunie oubliée lors du dernier déménagement, ils se penchent dessus et à la vue de leurs bouilles d’enfants se souviennent de tout ce qu’ils ont vécu chez leur grand-mère adorée.

Que sont-ils venu faire après toutes ces années, ce village est vide d’habitants, ici ou là des maisons sont à moitié
écroulés, celle de leur grand-mère tient comme par magie mais il va falloir l’étayer, Jack qui est architecte va s’occuper de ça et après il leur faudra tirer des plans sur la comète. Voir par
quels bouts ils vont commencer. Car ils font partie d’une association qui a décidé de réhabiliter les vieux villages abandonnés et Marion et Jack ont de suite pensé à Mamie Marie qui serait
heureuse de voir que deux de ses petits enfants ont envie de le faire revivre. Ils sont là en éclaireurs pour dire quels sont les besoins de leur village et de voir à quelles portes ils vont
devoir frapper. Ils devisent tranquillement lorsqu’il voit arriver un promeneur, de loin ils ignorent qui il est, connu ou inconnu. Jack opte pour un randonneur qui va dormir dans une maison
abandonnée, ils ont vu en contre bas deux ou trois maisons plus ou moins habitées mais malgré tout en piteux état. Le promeneur ou plutôt randonneur car il a tout l’attirail pour une excursion en
montagne s’arrête à leur hauteur en disant :

Alors là je n’en crois pas mes yeux, mais que faîtes-vous là ?

Stupéfait, Marion et Jack l’observent, certes il ne leur paraît pas inconnu mais ne peuvent lui mettre un nom. Du reste ce
dernier éclate d’un rire franc et leur dit :

Ai-je tant changé que vous ne me reconnaissez pas ? Je suis le petit fils à Antoinette et Léon.

Marion se lève et se jette dans ses bras.

Cela fait 8 ans que l’on ne s’est pas vu, c’est la dernière année ou je suis venue, mais Jack pour toi cela date de l’enterrement de Grand-Mère.

Jack est tellement heureux de retrouver ici son copain d’antan, oui il a changé mais comme lui, ils ont quelques années de
plus mais quand il le revoit tout lui revient en mémoire, leurs jeux et la tartine de confiture de leurs grand-mères respectives. Quant à son grand-père Léon, c’était le frère de lait de Bonne
Maman Marie, ils avaient été sauvés par la »Mamé «  une mère nourricière. Tony parle de son grand-père, qui avait tant regretté de ne pas avoir embrassé sa grande sœur de lait,
surtout après avoir appris sa mort. Il l’avait suivis de six mois, comme si lui aussi avait regretté d’avoir quitté sa maison et ses montagnes.

Après avoir échangés tous leurs souvenirs d’enfance, Tony leur demande ce qu’ils font ici. Marion lui expose la situation
et le désir qu’ils ont tous les deux de réhabiliter le village de leur enfance, il est à son tour enthousiasmé, surtout que lui n’a pas quitté ses chères montagnes, il est guide de Haute
montagne, du reste il rentre d’une course avec un client et il lui avait parlé de ce village abandonné et il semblait intéressé. Tout en discutant ils voient arriver le randonneur. Il présente
ses amis et brièvement lui dit ce qu’ils ont envie de faire, ce dernier trouve cela formidable et leur laisse une adresse sur Paris et veut bien donner un coup de main, il a une entreprise de
travaux publics. Tony et son client quittent le village après en avoir fait le tour ainsi que Marion et son cousin ; mais eux deux vont au petit cimetière s’incliner sur la tombe de leurs
grands-parents et redescendent dans la vallée

Tous les deux trouvent triste d’avoir vu quelques  maisons effondrées, ils se souviennent des cris des enfants quand
ils venaient les deux mois d’été chez leurs grands-parents. Tous deux se disent que la tache va être immense, il va falloir se retrousser les manches. Marion a une idée et décide de faire une
grande réunion de famille pour que tous les cousins et cousines se retrouvent en aout comme autrefois et voient tous ensemble de quelles manières ils peuvent s’investir. Jack trouve son idée
forte intéressante et il décide d’envoyer les invitations. Ils se répartissent la bande de cousins et cousines, ceux qui sont mariés avec enfants viendront-ils, ils l’ignorent, mais ils vont leur
faire comprendre que si leurs conjoints ne peuvent venir qu’au moins les cousins en ligne directe viennent, c’est important. Et tous les deux décident de ne pas leur dévoiler la raison exacte
comme cela la surprise peut jouer en leur faveur.

 

Lorsque Marion reprend son TGV, elle est un peu chamboulée d’avoir retrouvé Tony c’était son amour d’enfance, ils ne se
sont pas vu depuis le 30 aout 2000 et le revoir devant la maison de sa grand-mère c’est fort étrange, car c’est là qu’elle l’avait quitté. Comme il est devenu beau, il a le visage buriné comme
tous les alpinistes et il est égal à lui-même. Elle a regardé si il avait un anneau à sa main, elle n’a rien vu, elle l’espère que lui n’a pas sentis son regard, comme elle serait gênée, même si
ils s’étaient promis de se retrouver. Cela ne s’était jamais fait, ils s’étaient revu mais elle traînait à l’époque avec son écologiste et lui trainait avec sa cousine Maud, puis Maud l’avait
laissé puisque l’été dernier elle avait épousé un parisien. Marion avait été plaqué par son utopiste et depuis était seule, son travail auprès des enfants handicapés la prenaient totalement et
elle n’avait pas songé au mariage, mais là d’avoir retrouvé Tony, elle était fort songeuse. Dans sa poche son téléphone vibre, elle regarde qui lui téléphone, c’est sa maman. Elles échangent des
nouvelles, Marion ne lui parle pas de sa rencontre avec Tony, elle ne veut pas affoler sa mère, et puis elle lui rappellerait cette histoire vieille de plus de vingt ans qui avait brisé sa
 vie. Pourvu que Jack ne le dise pas à ses parents, ils devaient se rendre chez eux sur la côte. Doit-elle l’appeler et lui dire de ne pas en faire allusion, mais alors il lui faudrait lui
faire cette révélation, et elle ignore s’il est au courant, Maud et Marion n’étant que ses cousines et sa sœur Manon n’a jamais succombé au charme de Tony.  Mais Jack, lui non plus ne s’est
jamais marié et Marion l’avait  souvent vu avec Sandra la petite sœur de Tony. Et, à ce moment, elle comprend pourquoi il lui a dit qu’il ne se marierait jamais, ne pouvant épouser la femme
qu’il aimait. 

Alors Marion comprend que Jack a eu aussi cette révélation, et elle fond en larmes…..

 

A suivre

Complainte dans la nuit

 

A l’encre de ses mots

elle t’as ouvert son coeur

dans la nuit de tes maux

tu n’es plus vainqueur.

 

Tu découvres le clair-obscur

en pleurant son absence

détestant ce que cela te procure

tu cries devant ton impuissance.

 

A jamais disparaissent

tous ces temps heureux

tu vois elle te délaisse

tu en deviens peureux.

 

Doucement ses pas s’effacent

garde en toi son image

bientôt plus aucune trace

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mirage nocturne

Une bouche de feu avale l’océan

Où l’horizon  s’étend sur l’eau

En dévorant la mer qui fait le gros dos

Pour s’évanouir à pas de géant.

 

 

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Lorsque la nuit chaude envahie le rivage

L’on croit  voir danser une femme nue

Sur une musique encore inconnue

Emmêlée au vent  et soulevant des mirages.

 

Un satin rosé se découpe au matin

Sur les crêtes des vagues ourlant la brume

Et ondulant comme un grand serpentin.

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Le soleil vole à la lune les traces du sommeil

Quand le voilier glisse dans une gerbe d’écume

L’on aperçoit le capitaine qui veille.

 

 

La clinique des Myosotis

 

 

Dans la salle d’attente de la clinique les Myosotis il y a en cette après midi de septembre pas loin de 9 patientes qui
devisent tranquillement ou lisent des magasines.Deux d’entre elles papotent et piquent des fous rires. Lorsque la porte s’ouvre, Jeanne entre, nul ne la connaît. Toutes sont des habituées, mais
cette dernière est inconnue.Du reste, Jeanne sentant les regards fixés sur elle commence à éprouver une gêne.

Elle s’assoit et sort un livre de son sac et les conversations reprennent comme si le tic tac de l’après midi ne se souciait
plus de la nouvelle venue. Liliane et Rose en riant interpellent Jeanne. Alors lui disent elles:

– Vous êtes venu voir le bel homme.

Jeanne interloquée ne sait que dire.

– Qui est beau murmure t elle?

Les deux péronnelles éclatent de rire et ajoutent:

–  Vous n’êtes pas à la clinique des myosotis en vue de subir une liposuccion ou autres choses?

Jeanne sans se démonter les remet  à leur place en leur disant:

Il n’y a pas que les perruches qui ont besoin de conseils avisés et tout le monde ne se fait pas refaire les seins.

Les dîtes perruches se taisent sous l’affront et ne pipent mot jusqu’à l’arrivée de la secrétaire appelant l’une d’elle.

Liliane se retrouvant seule s’excuse auprès de Jeanne de leurs propos déplacés et veut la mettre en garde. Mais Jeanne assez en
colère ne l’entends pas ainsi.

– Au vu de vos propos de tout à l’heure qu’avez vous de si important à me dire 

 

Liliane se trouve rapidement en position de retrait devant le regard furibond de cette jeune femme. Et se confond une nouvelle
fois en excuse. Mais à l’autre bout de la salle d’attente, une femme d’un certain âge qui jusqu’à présent est restée silencieuse intervient à son tour et lui tint ces paroles:

 

‘Ce que n’ose vous dire cette dame , moi je vais vous le dire. Je ne porte aucun jugement sur vous mais je préfère vous avertir
, notre grand ponte est certes un excellent médecin mais hélas il a des a priori et le plus important c’est qu’il n’a pas sa langue dans sa poche, aussi il vaut mieux que vous soyez avertis de
ses manières de…

Elle cherche le mot le plus approprié et ne le trouvant pas lui lance,

– De rustre. 

A ces mots, Jeanne  a pâlie et se demande bien à quelle sauce le grand médecin va la manger. Ce qu’elle entend va la
bouleverser au plus haut point. Est il pensable que ce médecin dont elle a entendu parlé comme d’un homme sympathique soit le rustre que l’on vient de lui décrire. Que faire pense t elle,
elle se tord les mains, balbutie des mots sans suite et brutalement tourne les talons et s’enfuie.

 

Les femmes présentes dans la salle d’attente sont stupéfaites de la tournure des évènements, l’une d’entre elle apostrophe la
femme âgée en lui disant:

– A votre place je ne serai pas fière, qu’aviez vous besoin de lui dire ceci et comment le savez vous, pour ma part je le
trouve fort compétent et jamais un mot de plus que les autres.Vous avez du inventer ce que vous venez de dire.

– Je suis désolée que cette dame est réagie de cette manière mais ce que je viens de lui révéler je le sais car il y a une
dizaine d’années ce sont les propos que m’a tenu ce « mandarin ».

Un oh consterné se fait entendre et après un long moment de silence ou chacun digère les propos entendus Malika c’est son nom
va raconter une histoire incroyable.

Cela se passait il y a une dizaine d’année à l’Hôpital de « Trifouillis les oies », j’accompagnais ma fille pour une visite chez
un jeune endocrinologue lorsque surgit dans la salle d’attente pleine un homme d’une beauté à vous couper le souffle. Ma fille fut de suite subjugué par ce beau médecin, sans savoir que dans les
minutes qui allaient suivre elle serai anéantie. A ce moment là, la secrétaire nous appelle et nous voilà partis pour la consultation la plus pénible de ma vie, Dix ans après je m’en souviens
encore et c’est la raison pour laquelle j’ai voulu avertir cette jeune femme. Pas pour lui ôter ses illusions mais pour qu’elle soit préparé au choc.

 

 

A suivre

Perle de lune

 

 

Il était bien triste

le vieux loup solitaire

celui qui répondait

au prénom de Tibère.

Il se morfondait dans la forêt

passait sans cesse dans les rochers

baillait à qui mieux mieux

sans beaucoup d’espoir

Sa vie était monotone

triste et il n’avait plus de goût à rien.

 

Et pourtant depuis des jours

que dis- je des soirs…

il se passait une chose insolite

deux yeux jaunes le regardaient.

Ils étaient là dans les buissons

ou ailleurs vers le trou du lièvre.

 

Tibère était perplexe, qui était-ce?

A qui cela pouvait- il bien appartenir?

Était- ce réel ou bien issue de ses pensés ?

N’y comprenant plus très bien

il alla demander conseil à son amie

la chouette

 

 

Elle qui voyait tout dans haut

Elle saurait sûrement le conseiller

Mais hélas, elle n’avait jamais vu d’ yeux jaunes.

Notre bon Tibère, oui bon car vieux loup

Ne savait plus que penser.

Perdait il la tête?

Mais à qui se confier?

 

 

Soudain son amie Angèle fit son entrée

c’était une vieille louve

que naguère il avait délaissée pour son joli amour

mais elle ne lui en avait jamais tenu grief.

Il lui confia son désarroi

et la louve veilla une grande nuit avec Tibère

mais point d’ yeux jaunes

que nenni, rien!!!

Elle s’était gentiment moquée de lui

et était repartie rejoindre sa meute.

Le laissant fort déconfit.

 

 

Foi de Tibère, il saurait qui se cachait

on allait pas apprendre à un vieux loup solitaire

que le rêve existe.

Il était certain d’avoir croisé un regard.

Un regard couleur de lune !

voilà tout était dit, ce soir il irait à la rivière et attendrait.

 

 

 

A suivre

 

 

 

 

Le mariage de l’art

 

 

Le peintre et la poète se sont marié ce matin

Même l’arc en ciel leur a fait un signe

c’était un beau jour à la campagne

la nature était de connivence au jardin.

 

Elle portait une robe de fleurs muiticolores

son voile était fait  de toile d’araignées

tissée pour elle des jours entiers

des escarpins lie de vin réhaussaient ces couleurs.

 

Il avait fier allure le peintre de l’automne

habillé d’un costume de feuilles rousses

et une belle chemise pamplemousse

c’est certain ce n’était pas un mariage monotone.

 

A la cérémonie il ne fut questions que d’écrits

le reste étant jalousement gardé sous clefs

en une heure le mariage fut bouclé

et l’on s’empressa d’aller signer le manuscrit.

 

A la table la foule des invités se pressaient

on attendait de voir le beau tableau

tout en  grignotant quelques gâteaux

mais tous à qui mieux mieux jacassaient.

 

Lorsque le majordome de sa poche sort sa montre

le silence d’un coup de baguette magique se fait

les mariés mains dans la main font de l’ effet

et  dévoile la peinture de leur rencontre.

 

Elle a une allure douce et sensuelle 

de son chemisier entrebaillé on voit un de ses seins 

elle a osé murmure un de ces voisins

s’afficher à moitié nue c’est inhabituel.

 

La foule fait des Ah et des Ohhh et applaudis

le marié embrasse la femme de la peinture

celle qui désormais s’unissait avec son écriture

ensemble ils allaient créer une belle mélodie.

 

Lorsqu’un peintre unit sa destinée à une poète

on voit les mots s’embrasser pour faire fuir les maux

les gouaches, huile accrochent les larmes d’eau

et sous les doigts des amoureux naîent une cueillette.

 

Pour son amour elle a écrits de nombreux ouvrages

Lui a fait son portrait, elle est son unique modèle

des enfants sont nés, une vraie ribambelle

ils écrivent ou peignent mais un n’est pas très sage.


Poète et écrivain dame nature l’a gaté

Lorsque la vie  est voilée par le brouillard 

 

il peint des chefs d’oeuvre et les caresse du regard

en mettant  des couleurs aux mots il les fait miroiter.

 

Ainsi s’achève l’histoire d’une poète et d’un peintre

qui s’aimèrent en vivant de leur art

et ne gagnèrent jamais un millard

mais ils avaient de l’amour à revendre.

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe