Evajoe

11/ L’inconnue de la berge !

  • Montez !

Elle démarre sur les chapeaux de roue sans lui demander quoi que ce soit,  mais hélas elle voit le portail qui se referme , aussi elle accélère et s’arrache une aile mais elle passe in extremis. Elle n’attends pas qu’elle soit prise en chasse, elle déboule par le chemin forestier, mais arrivé à la route elle ignore de quels côtés se diriger, sa passagère a les yeux fermés et semble bien mal en point. Faut-il que j’aille à droite où à gauche, mais la jeune femme ne lui répond rien. Alors elle se décide et file à gauche, elle roule plus de 10 kilomètres sans voir aucune voiture. Soudain elle voit un panneau lui indiquant qu’elle roule dans le sens contraire de sa route,  elle doit trouver un rond point ou une bifurcation afin de repartir, lorsque soudain et au même moment elle voit un chemin dans la forêt et son téléphone sonne. C’est son fils, la jeune femme ouvre les yeux et la supplie de ne pas répondre.

  • Mais c’est mon fils
  • Votre fils, il est chirurgien ?
  • Oui… Pourquoi?
  • Vous étiez dans la maison et vous n’êtes pas au courant de ce que fait votre fils, mais  que faisiez-vous là-bas?
  • Le ménage et le repas

Mais comme elle répond à son fils leur dialogue s’interrompt, la passagère est contrariée elle s’en rend vite compte, elle lui arrache le téléphone des mains, l’éteint, prends la carte et la jette au milieu de nulle part.

  • Maintenant emmenez-moi à la prochaine gare, je ne veux pas me retrouver dans leurs pattes, tenez traversez la forêt et nous trouverons bien une autre route, je pense que nous sommes dans la forêt de Rambouillet.
  • Mais je veux mon téléphone, pourquoi avez-vous fait cela?
  • Votre fils va arriver assez rapidement, tous nos téléphones sont tracés !
  • Tous, mais vous êtes combien?
  • Ici nous étions quatre, mais je pense que déjà deux d’entre nous sont décédés.
  • Des suites d’une opération?
  • Si vous voulez.
  • Commet ça si je veux, elles sont mortes de quoi?
  • D’avoir osé s’enfuir.
  • Vous avez peur pour votre vie, alors allez dans le premier commissariat;
  • Je ne peux pas;
  • Pourquoi?
  • Je suis sans papiers
  • Ah !

La conversation s’arrête là et tant qu’elle roule dans la forêt elle ne dit pas un mot, quand elles arrivent sur la petite route, la jeune inconnue lui demande de l’emmener sur Compiègne, elle la laissera vers la gare, et elle lui conseille de disparaître ou d’aller à la police.

Après une bonne heure de route, le panneau Compiègne dépassé, elle lui indique la gare, et elle disparaît à ses yeux. La pauvre femme ne sait plus quoi faire, elle n’a plus de téléphone, regagnez sa maison, ce n’est vraiment pas la peine, pour ce soir elle va prendre une chambre à l’hôtel des voyageurs, et demain matin elle avisera, la nuit porte conseil.

Elle n’a pas fermé l’oeil de la nuit, mais elle a pris une décision elle va se rendre au Commissariat le plus proche elle déballera son histoire, et tant pis si son fils s’est mis dans de sales draps, elle n’a pas envie de terminer sa vie comme une criminelle. Toutefois elle espère se souvenir de la route, dans son téléphone elle a pris des photos, pourvu qu’elles y soient encore, elle n’ose pas vérifié, mais il le faudrait si elle veut être crédible auprès des autorités.

Ce n’est que vers 14 h de la même journée que Franck entend son chef parler d’un témoignage abracadabrant, comme il n’est pas en odeur de sainteté avec ce dernier il n’ose demander de quoi il s’agit, mais celui-ci lui fait signe d’entrer. Dans son bureau il y a le père d’Olga, le procureur de la République ainsi que deux fins limiers de la police nationale. Deux costauds, ils font souvent la une des journaux pour leurs faits hautement salués. Ils ont mis à mal le  » Gang des perruques » ainsi que celui des jeunes de la  » Cité de la Renardière »  pour une grosse prise de drogue. Ils doivent enquêter sur les femmes songe Franck. Son chef lui fait signe de s’asseoir mais avant d’entrer il lui a conseillé de faire profil bas et d’éviter d’interrompre les grosses pointures.

Le procureur explique où en sont les recherches par rapport à la jeune inconnue de la berge, les investigations dans le milieu des gens du voyage n’a rien donné, celles vers les lieux mal famés des cités voisines ont fait chou blanc. Les photos des deux femmes avec leur description a été envoyée  à l’ensemble des commissariats et gendarmeries, de ce côté il n’y avait aucune remontée jusqu’à ce matin. A 10 h précise une femme d’une soixantaine d’années s’est présenté et a fait une déposition qui a paru assez invraisemblable, mais quand elle a parlé qu’elle avait transporté dans sa voiture une femme aux yeux violets, le policier qui prenait la déposition lui a montré la photo de la victime de la berge, la vieille femme a reconnue sa passagère.

Franck se marre intérieurement, c’est encore un doublon se dit-il? Mais il n’a pas le temps de reprendre ses esprits que son chef l’interpelle :

  • Qu’en pensez-vous Franck ?
  • Moi ? Monsieur?
  • Vous voyez un autre Franck aspirant et détective privé à ses heures ?

Franck rougi se sent gêné, il savait donc qu’ il avait enquêté, ah on ne peut pas se cacher dans la police pense-t-il en se levant. Le père d’Olga l’apostrophe en lui disant :

  • Alors qu’avez-vous découvert et est-ce que ma fille vous a mis dans la confidence?
  • Votre fille?
  • Ne jouez pas au con avec moi, je sais que ma fille vous a ouvert les portes de la salle d’autopsie; qu’avez-vous découvert?
  • Les jeunes femmes portaient des lentilles, celle de la berge a les yeux violets, l’autre vert, et il semblerait qu’il y en a au total plus d’une dizaine.
  • Pardon? Que voulez-vous dire? 
  • Votre fille a trouvé dans la poche de la jeune femme morte au camps des gens du voyage une boîte dans laquelle il y avait eu des lentilles, elle a enquêté auprès des opticiens et elle a eu confirmation que cette jeune femme était venue récupérer des lentilles de couleurs différentes.
  • Cela ne veut pas dire jeune homme qu’il y a 12 femmes dans la nature, elles avaient envie de changer.
  • Possible;
  • Comment cela ? Expliquez vous mon vieux?
  • Nous avons déjà deux femmes aux yeux violets une morte l’autre vivante, et une autre femme aux yeux verts ces trois sont copie conforme selon les dire de la plaignante.
  • En effet, vous avez peut-être raison, mais à compter de ce jour vous ne devez plus enquêter? Je me suis bien fait comprendre jeune homme?
  • Oui Mon Colonel

On lui demande de sortir et la réunion continue sans lui, de suite en sortant il s’aperçoit qu’il s’est fait piéger par ses aînés, ils n’avaient rien trouvés et c’est grâce à ce qu’il vient de leur dire qu’ils vont s’orienter vers cette piste, que va en penser Olga? Il est assis à son  bureau lorsqu’il voit débouler un des fins limiers qui lui réclame ses notes, la boîte de lentilles et tout ce qui de près ou de loin les aidera. Mais l’autre s’en retourne vexé car Franck n’a rien en sa possession, tout est chez la fille du Colonel. Ce qui du reste est à moitié vrai. Il lui faut l’appeler pour la mettre au courant sinon toutes leurs investigations seront perdues.

A suivre …

10/ L’inconnue de la berge !

DEUXIÈME PARTIE

 

 

Pendant que Franck et Olga avançaient dans l’enquête il se passait des choses étonnantes dans une maison au fin fond de la forêt. Une bicoque sans prétention, ceux qu l’habitaient étaient des plus discrets, si des ramasseurs de champignons les avaient croisés ils les auraient pris pour des randonneurs. Ils étaient trois deux hommes et une femme, la femme était âgée probablement la mère de l’un des deux. Elle les avait suivis car il ne lui restait plus qu’eux, puis deux hommes en pleine recherche avaient besoin de manger, et son rôle se bornait à ça. Mais son fils lui avait expressément interdit d’ouvrir la porte qui descendait au sous-sol, depuis trois mois qu’ils étaient là elle n’avait jamais franchi le seuil de l’escalier qui l’aurait amené au bas de la maison. Mais ce matin par un concours de circonstance inimaginable son fils ou son copain avait dû oublier de tourner la clef dans la serrure, et un courant d’air avait ouvert la porte. C’est en passant devant qu’elle l’avait vu, au départ elle ne pensait pas s’aventurer dans l’escalier mais poussé par je ne sais quoi elle s’était aventuré à le faire, certainement parce qu’ils lui avaient dit être absent une partie de la journée voire de la nuit.

Plus elle descendait plus la peur la gagnait, fallait-elle remonter ou s’aventurer plus en avant, finalement elle avait dépassé ses peurs et une fois arrivée en bas, elle ne comprenait pas la raison pour laquelle elle ne devait pas s’aventurer dans ce lieu. Il flottait dans l’air une bonne odeur faîtes d’un mélange de tabac et de parfum, fort agréable au demeurant. La première porte qu’elle poussait l’amenait dans une chambre cosy, puis la seconde dans une chambre de jeune fille des CD éparpillés sur le lit, un jeans abandonné au sol, des sous-vêtements traînaient ici où là comme si on était parti précipitamment. Attenant une petite douche avec un lavabo, c’était de là que le parfum provenait, à croire que la personne avait cassé sa bouteille, tant l’odeur prenait la tête. La vieille femme ne comprenait pas le pourquoi de l’interdiction à venir rencontrer les habitants du sous sol. A moins bien entendu qu’ils se cachent, ce qui la fit sourire. Mais elle n’était pas au bout de ses surprises.

La troisième porte était fermée, aucune clef ne pendait à proximité, aussi ne s’attarde-t-elle pas et continue sa visite, plus loin une petite cuisine  où il  y avait une bonne odeur de pain grillé et de café. De plus en plus étrange, mais bon tant qu’à faire autant continuer et savoir ce qu’il se tramait à cet étage. Dans la seconde partie de la maison il y a d’autres chambres, toutes sont pour des jeunes filles ou femmes, mais rien n’indiquent où elles sont ? Soudain elle voit un trousseau de clefs, elle s’en empare et revient en arrière, après une recherche interminable elle réussi à trouver la clef qui ouvre un petit laboratoire avec une salle d’opération flambant neuve.Son fils est chirurgien mais pourquoi a-t-il installé cet équipement, il est en arrêt de travail depuis cet accident où il a perdu l’usage d’une de ses mains. Simule-t-il des opérations sur des animaux pour voir s’il peut encore opéré, vraiment une foule de questions lui arrivent sans qu’elle puisse y répondre. Sur les murs il y a la photo d’une femme photographiée dans diverses positions. Serai-ce elle qu’il a opéré se demande-t-elle? En les examinant de plus prés elle trouve qu’il  ‘y a pas une seule femme mais plusieurs, il y a un petit quelques choses qui l’intrigue, mais à ce stade de sa visite elle ne voit pas ce qui les différencie. Puis elle n’a jamais été douée pour les devinettes. Soudain une peur irraisonnée s’empare de son cerveau et si son fils opérait à la barbe de tous des femmes pour se faire la main. Non c’est impossible mais elle ne peut répondre à ce flot de questions qui lui laboure le cerveau. Il ne faut pas qu’elle se fasse un film, son enfant n’a jamais été un monstre, mais elle ne connait pas son ami, elle ne sait pas qui il est, du reste elle ne l’a jamais vu sourire. Qui peut-il bien être?

Soudain une voiture freine devant la maison, son fils lui avait pourtant dit être obligé d’aller passer divers examens et ne pouvoir revenir pour le dîner. Vite elle doit se cacher, mais où, au hasard de la peur qui lui donne des ailes elle se précipite dans la petite buanderie qu’elle a ouvert il y a quelques secondes. Une clef tourne dans la serrure, un joyeux brouhaha, un rire juvénile puis plus rien. Aucune voix d’hommes, juste deux femmes qui babillent, elle entend de la musique, deux portes qui se referment, cela dure pour elle une éternité, puis, après réflexion elle se décide à s’en aller mais cette fois-ci elle le fera par la porte d’entrée celui lui évitera de retraverser l’ensemble de la maison. De toutes façons elle n’a pas le choix. Elle court , ouvre la porte, la referme soigneusement et s’éloigne, elle fait un grand détour et revient vers la maison, elle monte les escaliers et quand elle veut ouvrir la porte c’est peine perdue elle est enfermée à l’extérieur. Elle ne sait plus quoi faire, repasser par le bas et remonter par l’escalier ou s’en aller à tout jamais. Pour l’instant ses jambes ne la portent plus, elle s’assoie sur les escaliers et réfléchit. Mais ce qu’ignore la vieille femme c’est qu’une des personnes du sous-sol l’observe depuis qu’elle a franchi la porte. C’est une lumière bleue qui a averti la jeune femme qu’il y avait intrusion dans leur antre. De suite elle a allumé l’écran qui la reliait à la caméra invisible qui filmait chacun des pas de cette femme. De suite elle a reconnue la vieille dame c’est sa belle-mère elle ne la porte pas dans son cœur aussi elle prend plaisir à la voir toute chamboulée du fait qu’elle ne puisse plus revenir dans la maison.

Trois mois que soi disant elle ne s’était pas aventurée en bas, mais ce matin elle a des doutes. Depuis combien de temps dure ce manège?  Elle ne vas pas aller se montrer elle ignore qu’elle est dans la maison de plus elles ne s’entendent nullement et elle ne veut pas que le travail de son chouchou soit mis à mal. Mais il lui faut lui faire part de la désobéissance de sa mère, où elle ne lui dit rien mais s’en débarrasse, qui croira qu’elle est si méchante, quand à sa belle-mère elle dira qu’elle n’avait pas toute sa tête et le tour sera joué.

Celle qui tient souci à sa belle fille est loin de se douter de ce qu’il risque de se tramer contre elle. Mais elle ne va pas rester là à attendre que son fils soit de retour, elle connait ses colères enfantines, puis celles de son adolescence, elle redoute plus que tout sa colère d’homme surtout depuis qu’il se trouve amoindri par sa faute. Du reste elle se demande si ce n’est pas l’unique raison pour laquelle il l’a emmené avec lui. Il veut la soustraire à sa vie et lui faire payer cher son erreur. En entendant une branche craquée, elle se décide rapidement de s’enfuir de ce lieu plus que sordide à ses yeux. Il lui faut par contre ses clefs de voitures, mais possible que son fils les ai laissé sur le tableau de bord, aussi se dirige-t-elle vers le garage attenant, sa petite Clio est là recouverte d’une bâche blanche, les clefs sont bien sur le contact, elle la tourne, la jauge d’essence est partiellement pleine, il ne lui reste qu’à disparaître, mais au moment où elle amorce sa marche arrière elle voit une magnifique femme qui la regarde, elle a les yeux violets et semble si désemparée et triste qu’elle s’arrête à sa hauteur et lui demande ce qu’elle veut?

  • Emmenez moi avec vous mais faîtes vite ils ne sont pas loin de moi.

A suivre…

9/ L’inconnue de la berge !

Le 36 résonne de bruits, de discussion, un joyeux brouhaha mais c’est juste artificiel, en effet tout le monde est sur le pont et en particulier ceux qui mènent l’enquête sur l’inconnue de la berge. Deux cadavres de plus sur le dos, l’un est le frère de l’inconnue, quant à l’autre c’est une joyeuse inconnue, enfin joyeuse tout est relatif; même visage, une copie plus que conforme c’est à se demander si cette nana n’a pas été fabriqué de toutes pièces; mais quelle en serai la raison? Un éclat de rire suit les paroles du jeune aspirant.

  • Tu lis trop de polars mon grand, pourquoi veux tu que l’on est crée cette femme de toutes pièces? Puis jusqu’à preuve du contraire personne n’est arrivé à mettre au monde un être humain d’une autre façon.
  • – Idiot je ne parle pas de cela?
  • Alors de quoi parles-tu?
  • Tu ne te souviens pas de cette affaire aux USA, des femmes avaient été clonés pour je ne sais quelle sombre affaire,
  • Reste les pieds sur terre tu racontes n’importe quoi !

En partant le jeune aspirant maugrée dans sa barbe on verra bien qui a raison. Son chef lui fait comprendre rapidement que compte tenu qu’il remet en cause son supérieur hiérarchique il le renvoie sur la voie publique. C’est en traînant les pieds qu’il quitte l’interrogatoire du vieux Monsieur; il ne saura plus rien à moins qu’Olga lui raconte ce qu’il se passe, mais en attendant le revoilà au point de départ.

La soirée s’étire lentement et rien ne vient étayer cette rocambolesque affaire. Le vieux Monsieur semble bien loin,, il n’a plus toute sa tête et redis les mêmes mots en boucle. Le père d’Olga écoute pour essayer de comprendre ses mots.

  • Ce n’es pas ma fille elle est trop maquillée, ce n’est pas ma fille….

L’interrogatoire des gens du voyage s’est terminé sur le vide complet, ils ont accueillis les trois jeunes gens dans leur communauté parce qu’ils ont eu un appel téléphonique d’un patriarche », quand il appelle on ne discute jamais ses ordres. Ce qu’ils ont fait cette fois ci . Une fois l’adresse donnée, deux policiers se sont rendus à l’adresse indiquée, mais peine perdue l’oiseau avait disparu. Retour à la case départ avec trois cadavres sur le dos.

Cela fait trois jours qu’Olga est penchée sur les deux corps de femmes, elle n’a rien trouvé pouvant les mener sur une piste susceptible de les emmener dans la bonne direction. Rien pas une piqûre récente, rien il faut se rendre à l’évidence, ce sont deux copies conformes mais elles ne sont pas de la même famille. Quand elle en a rendue compte à son père il est devenu vert de rage et lui a tourné une gifle magistrale en la traitant d’incapable. Humiliée elle a tourné les talons, jeté l’ensemble de son travail au sol et est rentrée chez elle en refusant de répondre aux appels téléphoniques de son père. Il est même venu la supplier à sa porte mais elle n’a pas cédé. Ce n’est pas la première fois qu’il s’en prend de cette manière à sa fille mais c’est la toute première fois qu’il la gifle en public. Puisque Monsieur son père vogue dans les hautes sphères elle va enquêter seule et elle lui prouvera qu’elle avait raison.

Le même soir son téléphone mobile sonne, elle regarde le prénom et ne répond pas , elle verra demain ou plus tard, si’il insiste trop elle lui répondra, mais elle ne veut pas qu’il vienne lui tourner la roue sur ordre de son père. Quoique des bruits couraient ce soir qu’il avait été rétrogradé à la circulation. Bon se dit elle s’il rappelle je verrais ce qu’il me veut. Deux heures plus tard son téléphone vibre à nouveau, c’est encore le jeune aspirant, ils s’apprécient bien ces deux-là,.

  • Allô
  • Ah Clara tu me réponds enfin, tu sais ce qu’il m’est arrivé?
  • Oui, mais tu vas la retrouver ta place, ton chef n’aime pas que tu lui tiennes tête mais il connaît ta valeur.
  • Possible mais en attendant je me gèle et je suis la risée de mes collègues, ils m’ont surnommés Maigret, tu penses que je suis venu dans la police pour me faire humilier.
  • Une bonne nuit et demain tout ce sera tassé. Veux tu venir prendre un verre on discutera de cette affaire.
  • J’allais te le demander, j’arrive.

Après l’avoir mis au courant de ce que son père lui avait fait subir, ensemble ils se penchent sur les notes que chacun de leurs côtés ils possèdent. Demain matin Olga le laissera entrer dans la salle d’autopsie, possible qu’à deux ils y arriveront, et à partir de là tous les deux seront bien considérés. Enfin on peut toujours rêvé.  Mais pour l’instant un verre à la main, un bon Bourgogne ils se laissent aller à d’autres jeux, l’amour entre ces deux-là devaient roder car c’est tout naturellement qu’ils se retrouvent allongés. Ils s’embrassent mais la fatigue a le dessus, et, c’est à 7 h du matin qu’ils se réveillent, étonnés de se retrouver nus côte à côte, alios après le rire, une caresse entraînant l’autre ils font l’amour. Olga passe la première sous la douche, Franck amusé l’entend siffler, lui, pendant ce temps prépare le petit déjeuner et, quand elle sort enveloppée dans un peignoir vert fluo il est là à l’attendre, le café coule, les toasts sont beurrés, le nez d’Olga se retrousse, une odeur d’œufs frits lui met l’eau à la bouche.

  • Je prépare les tasses pendant ce temps tu peux aller prendre ta douche je t’ai préparé une serviette de bain et divers gel douche tu choisiras celui que tu veux. J’ai aussi un lot de brosse à dents tu pends celle qui te plait.
  • Tu n’as pas des vêtements d’hommes par hasard, cela me rendrait bien service. Il évite de justesse le quignon de pain qu’elle lui lance et se précipite sous la douche.

Quand il revient cela sent le bacon, ils déjeunent et parlent de tout et de rien, mais à 9 h ils sont tous les deux sur le pieds de guerre. Lui Franck lui a fait part d’une idée qu’il avait eu. Aussi tout en roulant vers le 36 il lui en fait part. 

  • Quand tu as examiné les corps de ces deux femmes est-ce que tu t’es attardé à un point plus qu’à un autre?
  • Comme quoi? Leurs visages ?
  • Oui, car les seins, les genoux ne nous intéressent pas, c’est surtout leur visage, leurs yeux.
  • Leurs yeux, cela me fait penser que la seconde avait dans sa poche une boîte vide, mais maintenant que tu m’en parles j’ai pensé à une boîte pour des lentilles.
  • Où pour la pilule?
  • Non il y avait des emplacements pour des lentilles j’en suis certaine.
  • De quelle couleur était  les yeux de l’inconnue de la berge ?
  • Violet !
  • Et l’autre ?
  • Vert !
  • Es-tu certaine qu’elle n’a pas de lentilles?
  • Je n’ai pas regardé, puis maintenant cela va être difficile
  • J’essayerais, personne des gens du voyage ‘est venue réclamer les corps.
  • Non personne.

Enfin les voici au 36 il y a du monde, peu importe, Franck et Olga entrent par l’arrière du bâtiment, ils ne croisent personne ce qui leu évite de donner des explications. Olga allume les néons pendant que Franck sort les brancards où sont étendus les fausses  sœurs. Heureusement qu’elles ont chacune une étiquette aux pieds car il serai bien compliqué de savoir qui est qui? Les cadavres ont reçu le nouveau produit qui évite la décomposition des corps, on dirait deux femmes endormies tout juste sorties de leur bain. Franck soulève les paupières de la noyée avec une pince spéciale il s’approche du globe oculaire, bingo elle a des lentilles, dessous elle des yeux d’un noir corbeau, cela la change, quand à l’autre c’est aussi des lentilles mais elle a des yeux couleur bleu. Enfin voilà une piste il va falloir où cette dernière va les mener.

Au moment du déjeuner ils ont avancés, certes ils ne connaissent pas les deux femmes mais ils ont une piste, un opticien a reçu commande de 12 boîtes de lentilles de couleurs différentes ce qui porte à croire qu’il y aurai douze femmes dans la nature qui doivent se ressembler. Si leur théorie est juste, comment vont-ils pouvoir les retrouver ? Olga décide de passer une annonce mais il faut qu’elle en pèse tous les mots. Cet après midi Franck rejoint l ‘asphalte puisqu’il a été puni par le père d’Olga comme un gamin, mais il va demande un congé spécifique afin qu’il puisse mener l’enquête aux cotés d’Olga. Bien entendu il n’en dira rien à ses collègues, il fera ça en douce, il est même prêt à se sacrifier si tous les deux arrivent à trouver ce qu’il s’est passé. Il laissera à Olga le rôle principal, elle rêve depuis longtemps d’intégrer un poste supérieur aux siens, cette enquête le lui permettra  plus facilement.

 

A Suivre …

8/ L’inconnue de la berge !

  • Faîtes quelques choses 

C’est le cri d’Olga à la jeune flic terrorisée par ce silence lourd de conséquences. Mais hélas la radio n’émet plus aucun son et depuis le coup de feu personne ne l’a appelé sur son téléphone cellulaire.

  • Vous êtes un drôle de flics je me demande ce que mon père vous trouve ?
  • Votre père? Qui est votre père?

Olga se mord les lèvres, elle voit qu’elle vient de commettre une belle gaffe, son père n’a jamais voulu dire à qui que ce soit qu’Olga était sa fille et voilà qu’elle vient de le trahir à cause de ce silence pesant qui met les nerfs en pelote de toutes personnes mêlées de prêt ou de loin à cette pauvre inconnue. Comment va-t-elle se sortir de cet imbroglio où elle s’est mise. Pourtant elle est persuadée qu’elle le lui ‘a déjà dit que c’était son père, à quels jeux joue-t-elle?. Elle se paye sa tête elle va lui retourner la même chose.

  • J’ai dit mon père ? Ah bon ! Voilà autres choses…Bon je l’avoue c’est le surnom que je lui ai donné « Papa « 
  • Pourquoi ?
  • Parce que j’ai entendu un de ses hommes le nommer ainsi
  • Lequel?
  • Vous croyez que je tiens un carnet mondain avec les noms de tous ces collègues? Vous rêvez.Je pense que c’est un diminutif de son nom de famille.
  • Personne connaît son nom de famille.
  • Il faut croire que ce gendarme le connaît pour l’appeler ainsi.

Au fur et à mesure qu’elles avancent dans la discussion, Olga voit que c’est peine perdue d’essayer de se justifier, en plus elle s’enfonce tout seule dans le mensonge en précisant que cela correspond à son nom, ce n’est pas donné à tout le monde de se nommer Papandreous, aussi se met-elle en retrait et ne pipe mots pendant quelques minutes jusqu’à ce que la flic quitte la pièce et disparaisse.

Bon débarras pense en son for intérieur Olga, j vais m’occuper de cette radio, je suis certaine que cette imbécile a tourner le bouton sans s’en apercevoir lorsque le coup de feu a retenti. Pendant quelques instants rien ne se passe, puis elle entend la voix de son père :

  • Qui m’a fichu deux idiotes pareilles, répondez immédiatement
  • Oui mon Colonel
  • Où est la caporale Michelin
  • Dans un endroit où avec tout le respect que je dois  à vote Seigneurie vous ne pouvez l’accompagner.
  • Dîtes- lui de rappliquer seule  il y a eu du grabuge.
  • Bien mon Colonel je lui dit.

Bien entendu que lorsqu’elle fait part de l’ultimatum du Colonel elle se garde bien de lui dire qu’il lui a recommandé de rester sur place, l’autre ne se méfie pas, et lui dit de prendre place dans la voiture banalisée elle branche de suite la radio et attends les ordres mais rien ne vient. Elle part à l’aveuglette ne sachant pas vraiment où se trouve ce terrain parallèle à la Seine à droite et à la Nationale 15 de l’autre côté.

Olga avec une banale carte routière la conduit vers le lieu que le Colonel lui a donné pendant leur bref échange. Elle passera aux yeux de la f flic pour une surdouée car l’autre se gardera bien de dire la vérité. Effectivement c’est bien le lieu où se trouvait il y a plus de deux heures les gens du voyage mais à leur arrivée il ne reste sur place que le Colonel et ses hommes, une escouade de gendarmes du coin et les pompiers. Allongée sur une civière il y a la copie conforme de l’inconnu de la berge, elle semble morte pense Olga, qu’a-t-il ben pu se passer, car menotté au sol gît deux hommes. Dans le camion il y a aussi un vieillard avec une couverture sur les épaules, il a l’air hagard. Le Colonel semble proche de l’hystérie, jamais Olga ne l’a vu comme ça, sauf lorsqu’elle était adolescente et insupportable  comme le disait son père. Elle a intérêt de la jouer profil bas. La flic n’en mène pas large, son patron a l’air furax, elle n’a pourtant rien fait, enfin il lui semble car cette gamine qui la regarde du coin de l’oeil a l’air de se payer sa tête. 

  • Vous ne savez pas utiliser une radio?
  • Bien sûr que si mon Colonel, pourquoi me dîtes vous cela?
  • Car pendant une heure je ne vous ai pas entendu, il a fallu que ce soit Mademoiselle qui me réponde pour que j’ai enfin de vos nouvelles. Qui vous a autorisé à quitter votre poste.
  • Mais mon Colo
  • Cela suffit, je ne veux rien entendre; bon voilà où nous en sommes, cet individu, et il nous montre le vieil homme qui est assis dans le camion de pompiers a tiré sur nos hommes, enfin la balistique nous le confirmera car il a tué deux personnes, la jeune femme qui ressemble à l’inconnue de la berge et un autre homme, il semblerait que ce soit son frère, mais on en sait pas plus car les deux individus qui sont menottés au sol se sont jeté sur le vieil homme et l’ont mis a mal. Nous leur avons demandés qui sont les deux morts, et voilà qu’ils ne les connaissent pas, ils les ont recueillis car ils semblaient plutôt mal en point. Quand au reste de la troupe elle était partie avant notre arrivée, hormis la caravane de la soeur de l’inconnue et trois autres nous n’avons pu mettre la main sur des gens qui auraient pu nous en apprendre davantage sur cette famille où aujourd’hui nous en sommes à trois morts s’ils sont vraiment  de la même famille. L’ADN nous le confirmera où non.

De retour au 36 Olga et un médecin stagiaire doivent se pencher sur trois cadavres, enfin deux car le groupe sanguin de l’inconnue de la Berge leur ai connu il s’agit du A négatif et son ADN a été prélevé et  ils pourront le comparer aux deux autres. Le Colonel a déjà appelé deux fois pour voir si tout était terminé, heureusement que la science en quarante ans a fait des progrès, on saura d’ici peu si ces trois-là sont parents.

Lorsque le résultat tombe ils sont abasourdis le garçon est bien le frère de la fille de la berge leur ADN est conforme, mais celle qui est sa jumelle n’a aucun lien de parenté avec les deux autres. Pourtant couchée sur les tables côte à côte elles sont copie conformes. Quand le Colonel l’apprend il décide d’en savoir davantage et va cuisiner comme il l dit si bien les deux hommes qui l’a mis au chaud. Mais ces derniers ne comprennent pas, les deux jeunes femmes sont venus il y a quinze jours dans une caravane et une Mercedes neuve elles se sont présentés au vieux Monsieur qui les a présenté comme ses nièces, le jeune homme est arrivé ce matin, à part ça on ne peut rien leur tirer. Quand au vieux Monsieur il dit qu »elles lui ont juste demander l’hospitalité et que s’il avait su il les aurai jeter à la rue. Qui croire?

Le vieil homme doit en savoir plus qu’il ne veut  en dire, car il n’a jamais  viser les forces de police et c’est bien intentionnellement qu’il a tiré sur les deux jeunes, donc il les a fait taire à tout jamais.

 

A suivre…

7/ L’inconnue de la berge !

Un des gendarmes de la Brigade d’intervention avait réussi à rejoindre la jeune femme du bus, plutôt que de la contraindre à le suivre il avait préféré voir où ses pas le conduiraient, tout en gardant une distance respectable entre elle et lui, il avait informé ses chefs pour voir quelle marche suivre. Il fallait suivre la jeune femme jusqu’à son habitation et il devait rentrer, il était fort tard et ce n’était pas le moment d’alarmer ces gens ils avaient suffisamment de chagrin avec la disparition de l ‘une des leurs, cela ne servait à rien de débarquer cette nuit chez eux. Lorsque la jeune fille avait rejoint la communauté du voyage le jeune gendarme en avait informé son chef mais ce dernier était resté sur ce qu’il avait décidé dans les minutes qui avait précédé sa découverte. Maintenant retour à la grande maison il voulait assister à l’interrogatoire feutré de la fille du Colonel. Derrière la vitre sans tain, ces collègues riaient, Olga n’avait pas sa langue dans sa poche, mais elle ne leur avait rien appris qu’ils ne connaissent déjà. Sauf qu’elle avait dissimulé la demande farfelue du soi disant frère qui réclamait le compte rendu de l’autopsie ainsi qu’un morceau du tailleur de la jeune inconnue. Ce n’était pas le compte rendu qui les interpellait mais plutôt le morceau du tailleur. Du coup l’un d’entre eux a dû aller récupérer le tailleur rose afin de l’examiner plus attentivement, possible qu’il recèle un secret que le médecin n’ai pas vue. Pour Olga c’est le retour à la surveillance rapprochée, au vu des faits et du kidnapping il n’est pas question qu’elle soit libre d’en faire à sa tête comme d’habitude. Puis elle a besoin d’une infirmière et de cette manière la jeune gendarme mise à sa disponibilité pourra à la fois la surveiller et lui accorder les soins dont elle a besoin suite à sa blessure par balle. Il n’est désormais plus question qu’elle retourne travailler, pour l’instant le médecin  de l’Institut est finalement sorti du coma, quand il sera entièrement guéri il pourra reprendre sa place, d’ici là on aura résolu le mystère qui plane sur cette jeune inconnue.

Olga se retrouve sous surveillance rapprochée sans sa collègue ni sa mère dans un appartement qu’elle ne connait pas sous la garde d’une jeune gendarme qui n’a pas l’air contente d’être obligée de la surveiller. Olga ne la regarde pas, elle se fiche que ce soit elle ou un mec. Qu’importe elle se sent prise au piège comme enfermée dans une prison à cause de malfrats qui cherchent à s’emparer d’elle. La flic comme désormais elle va l’appeler lui a donné une chambre avec salle de bain et elle a pris l’autre avec une douche. Olga a refusé le repas proposé et est allée se coucher épuisé par les événements, sur le coup de 5 h du matin elle a entendue grésiller une radio, un échange rapide s’en est suivi, en collant l’oreille contre la porte de sa chambre elle a entendu la fic dire qu’elle allait voir si elle dormait et qu’elle était d’accord pour les rejoindre. Le cœur d’Olga n’a fait qu’un tour, elle s’est précipitée dans son lit et fait mine de dormir. La porte s’est entrebâillée, la flic est entrée si Olga avait dormi d’un sommeil profond elle n’aunait pas réussi à la réveiller tant elle marchait silencieusement à croire pensa-t-elle  qu’elle survolait le sol. C’est quand elle s’est penché sur elle qu’elle a su qu’elle avait traversé toute la chambre, elle s’est retenue pour ne pas sursauter. L’autre convaincu de son sommeil profond est allé rendre compte à son supérieur, et ce dernier lui a dit de sortir sans faire de bruit, mais auparavant elle a griffonné un mot sur la table pour elle, et quand Olga a entendu qu’elle était enfermé à double tour elle s’est habillée et s’est rendue dans la salle commune, a lu le mot écrit à la hâte :

  • « Olga je serai de retour vers 9 h je vous apporterais des viennoiseries, ne cherchez pas à vous sauver un homme est en faction devant la porte, du reste cette dernière est fermée à triple tour. »

Mais Olga s’en fiche royalement à la fois de ces viennoiseries et aussi du type en faction devant sa porte, elle a à sa disposition la radio de la flic, et ça c’est beaucoup plus intéressant, elle va savoir ce qu’il se passe. Elle connait la fréquence sur laquelle son père se trouve, bien entendu elle ne le lui l’a jamais dit. L’autre en partant n’a pas éteint sa radio mais elle a changé de fréquence, elle doit ne doit pas se méfier d’elle sinon elle aurai emporter sa radio. Rapidement Olga trouve la fréquence et elle est stupéfié par ce qu’elle entend, il y a une descente de police sur un camp de gens du voyage où hier au soir s’est rendue sa voisine de bus. Mais elle entend les jurons des premiers qui atteignent le camp;celui-ci est vide il n’y a pas de caravanes, ils ont déguerpis pendant la nuit aux dires d’un pécheur qui a passé la nuit sur les bords de Seine. Il a été réveillé sur le coup des trois h du matin par un va et vient incessant de voitures. Il a attendu que les bruits s’estompent et armé d’une lampe électrique il a jeté un œil sur ses voisins, ces derniers avaient mis les voiles en une nuit. Il leur dit qu’ils étaient là depuis au moins six mois, ils avaient échangés des banalités mais ils ne devaient pas repartir de si tôt ils avaient le droit d’être là, la mairie leur avait délivré une autorisation.

Olga remet la fréquence comme elle l’ a trouvé et se rend dans sa chambre, car depuis dix minutes plus personne ne discute. la brigade a elle aussi quittée les lieux et ils vont aviser tous ensemble, elle n’en saura rien, à moins que la flic lui en fasse part.

Un briefing a lieu dans le bureau du Colonel toutes les hypothèses sont envisagées  concernant la fuite de la tribu de l ‘inconnue du bus. Possible que les kidnappeurs soient revenu les affolant et craignant pour leur vie ils avaient préférés s’en aller. Mais un groupe aussi important d’une dizaine de caravanes ne pouvaient pas passer inaperçu dans la capitale, aussi tout était passé minutieusement au crible depuis une heure lorsque un appel téléphonique en provenance de la Nationale 10 les avait averti qu’un campement sauvage s’était établi à proximité de cette dernière. Mais après un contrôle minutieux de chacun des adultes il faut bien se rendre à l’évidence que la jeune femme ne fait pas partie de cette communauté et c’est certainement une coïncidence si ceux-ci sont arrivé dans le mémé temps sur ce lieu interdit aux gens de passage. Il leur ai demandé d’où ils viennent et devant leurs explications confuses ils prennent les noms du chef et repartent après leur avoir intimé l’ordre de quitter les lieux le plus rapidement possible. Le Colonel quand il entend les explications de son second met en place une planque, cela lui semble trop beau pour qu’il n’y ai pas anguille sous roche.

Pendant plus de deux heures rien ne se passe puis, soudain il y a un va et vient le long de la Nationale, une voiture puis une seconde arrive, s’arrête, un homme descend de chacune des voitures, ils attendent quand survient une voiture tirant une caravane, tous montent dans la Mercedes et se rendent dans le camp. Avec ces jumelles le second du colonel voit descendre trois hommes, le chauffeur de la Mercedes et ceux qui sont monté dans la voiture depuis la Nationale, l’un d’entre eux ouvre la portière et une jeune femme en descend. Au vu de la description faîtes par Olga c’est bien la soeur de la morte, il lui faut informer son chef ce qu’il fait aussitôt. Il est décidé de ne pas bouger jusqu’à ce qu’ils bougent. Le second a suffisamment d’hommes il peut appréhender la jeune fille, par contre il ne faut pas y aller avec des matraques il faut faire cela en douceur. Par contre où a pu se rendre la jeune fille et pour quelles raisons sont ils sur la défensive, ils semblaient ce matin sur le qui vive et inquiet. Dans quoi se sont ils fourrés, on peut les protéger mais ils ne le feront que sous la contrainte de ça il en est certain.

 

Lorsque la flic est apparue Olga était prête à déguster ces viennoiseries, mais hélas la jeune femme ne lui les avait pas apporté ce qui fit dire à Olga en la toisant :

  • Vous vous payez bien ma tête.
  • Pourquoi me dîtes vous cela ?
  • Ne me prenez pas pour une idiote je vous ai entendu partir et j’ai compris qu’il se passait quelques choses.

Elle voit le regard de la flic se fixé sur sa radio, Olga ri intérieurement.

  • Je l’avoue j’ai cherché la fréquence mais je n’y connais pas grands choses et je n’ai rien entendu, allez souriez je n’en dirai rien à mon père à condition que vous alliez me chercher des croissants.

Puis elle ajoute devant la mine déconfis de la jeune flic :

  • Venez je vous ai préparé du café et j’ai trouvé du pain frais à la boulangerie d’en bas.

A nouveau la flic se sent gênée mais elle comprend que c’est le  gendarme en faction qui a dû lui l’apporter ce dont lui confirme Olga. La matinée s’étire et rien de se passe jusqu’à ce que la flic reçoive un appel téléphonique elle demande à Olga d’aller dans sa chambre et d’en refermer la porte.

  • On dirait que vous avez des secrets à la brigade, je ne vous gênerais pas, laissez moi là avec vous.

L’autre ne veut pas mais elle ne peut la contraindre aussi sans rien dire à personne la flic cherche la fréquence de la radio et  accepte qu’Olga entende tout en espérant que cette dernière ne lui apportera pas d’ennuis car il en sera fini de sa carrière.

Au début il y a comme un gros grésillement mais petit  petit elles entendent ce qu’il se passe.

  • On a rien fait laissez nous

Il sen-suit comme une grosse bousculade, des cris, et un coup de feu se fait entendre. Puis plus rien un grand silence, la radio n’émet plus rien et le téléphone de la flic reste muet personne ne l’appelle.

 

A suivre …

 

6 / L’inconnue de la berge !

Elle est jetée comme une poupée de chiffons sur le siège arrière, sa tête heurte un corps, aussitôt on lui met un sac  sur la tête, rapidement elle étouffe et essaye de crier, mais peine perdue on lui appuie davantage dessus et on lui intime l’ordre de la fermer. Puis soudain elle entend :

  • Dépêche toi de rattraper l’autre idiote, il nous faut les deux.
  • Les deux sœurs ?

Elle entend un tonitruant éclat de rire;

  • Tu sais bien où se trouve l’autre ?
  • Evidemment à la morgue, mais pourquoi s’embarrasser de celle-là
  • Tu as bien vu qu’elles se parlaient, il est préférable de la soustraire  à la vie, elle serai capable d’aller à la police leur raconter je ne sais quoi.
  • A la vie? Tu veux la tuer ?
  • Roule !

Pendant quelques instants Olga n’entend plus rien, puis une bordée de jurons sont éructé par l’un de ses ravisseurs. 

  • Allez descends dépêche toi de la rattraper elle vient de s’enfiler dans ce couloir étroit, je me demande ou  il va, allez grouille toi fainéant.
  • Quoi fainéant moi, tu me prends pour qui? C’est toujours moi qui me colle aux courses poursuites et au sale besogne. Vas y si je suis un gros lard et fainéant.

Au même moment les deux hommes s’aperçoivent qu’ Olga vient de s’extirper de la voiture, elle n’a pas les mains attachées, elle a juste une cagoule sur son visage, qu’elle ôte assez rapidement. Elle sait où elle se trouve, elle connaît la traboule par lequel la jeune femme s’est enfuie, mais elle va éviter d’aller du même côté autant les faire se séparer. Elle les entends se disputer, et elle met quelques mètres entre eux et elle. Vite tout en courant elle sort de la poche de son sweater son téléphone portable, elle l’ouvre car il était éteint et appuie sur la touche qui la met de suite en relation avec son père Elle ne dit rien mais continue de courir. Dans son autre poche elle sort ses écouteurs, branche son téléphone et parle rapidement :

  • Papa je viens d’échapper à mes ravisseurs je suis rue Michelet, donne moi un endroit pour que je puisse me cacher;
  • Je sais que tu as été kidnappé on t’a suivis, mais perdu ta trace lorsqu’ils ont accélérés, dirige toi vers l’impasse des hommes morts, tourne immédiatement à gauche pousse la porte du petit bistro et demande Monsieur Paul. 
  • La jeune femme qui était avec moi dans le bus est la soeur de la jeune morte. Elle est allée dans la traboule de ce quartier de Paris où les habitants sont tous de Lyon, vous devez pouvoir la récupérer à l’autre bout. Elle est en panique totale.
  • On s’en occupe.

Olga continue de courir, derrière elle, elle entend un souffle, une toux, mais l’autre ne sait pas ou elle va et il devrait passer tout droit, mais il lui faut accélérer sa course si elle ne veut pas le voir surgir brusquement à ses côtés. Au même instant elle entend une détonation, la balle lui effleure le bras . Elle accélère et tourne brutalement dans l’impasse des hommes morts, elle voit un bistro et tourne à angle droit comme son père lui l’a indiqué, devant elle une porte en bois bleue, elle la pousse, une fumée opaque se dégage de l’arrière, un homme avec une boucle d’oreille s’approche et lui demande ce qu’elle veut:

  • Monsieur Paul je cherche Mr Paul
  • Que lui voulez-vous?
  • Je le lui dirai  en personne.
  • Asseyez-vous je vais le chercher.

Il essuie avec une serviette de table d’une couleur douteuse un vieux tabouret et lui dit d’attendre. Les minutes sont longues lorsque l’on sait que l’on a un tueur qui peut à tout moment vous retrouver. Soudain la porte du bistro s’entrouvre et un homme, jeune apparaît. :

  • Je suis Monsieur Paul

Olga hésite, elle le trouve trop jeune. Lui ‘en rends compte, souri et lui dit :

  • Votre père vient de me téléphoner, il m’a dit Olga ma fille a besoin de toi tiens toi prêt. Cela vous rassure Mademoiselle?
  • Oui

L’émotion est tellement forte qu’elle doit s’asseoir à nouveau, puis elle se met à sangloter, Mr Paul attends, puis quand il voit que les larmes se tarissent il lui offre un mouchoir, elle se mouche, se tapote les yeux, esquisse un sourire et se met à trembler quand elle s’aperçoit que du sang s’écoule de sa manche.

Mr Paul se précipite vers elle, lui remonte sa manche et voit un petit trou dans son bras, il comprend de suite que la balle  est dans le bras de la jeune fille. 

  • Ne bougez pas, je reviens;
  • Où voulez-vous que je parte?

Quelques secondes tout au plus s’écoulent qui lui paraissent une éternité, puis Mr Paul arrive avec une trousse de secours assez volumineuse; Il en sort un champ stérile qu’il pose sur une table, puis fait quitter son pull à Olga, relève délicatement son chemisier et commence une opération délicate qui consiste à lui ôter la balle qui a traversé son chemisier, son sweater pour atterrir dans son bras, elle s’étonne de n’avoir rien ressenti.

  • Vous étiez en train de courir ?
  • Oui
  • Cela arrive parfois que l’on ai juste l’impression d’entendre siffler la balle, et pourtant dans votre cas elle s’est bien logée dans votre bras. Je vais vous la retirer et j’espère qu’elle parlera.

Olga trouve que ce Monsieur Paul parle comme un policier, étrange, que ait-il dans ce bar miteux. Il doit s’apercevoir qu’elle se demande bien qui il est, mais lui devance sa demande et lui dit :

  • Moins vous saurez qui je suis mieux cela vaudra pour tout le monde.
  • Je ne cherche pas à savoir qui vous êtes, je trouve que vous faîtes plus partis de la maison que  barman dans ce troquet.

Monsieur Paul éclate de rire mais ne cherche pas à reprendre la conversation. C’est à ce moment que son père arrive, ils ont cerné la rue mais ni les deux kidnappeurs ni la jeune femme ont été retrouvés, Olga espère que la jeune femme n’a pas été récupéré par les malfrats.

Son père a plutôt l’air mécontent il le lui ait savoir rapidement.

  • Olga tu as vraiment le don pour te mettre dans les affaires louches, qu’avais tu besoin  de te lancer à la poursuite de cette jeune femme. Décidément il va falloir que je t’enferme comme lorsque tu étais enfants et que tu essayais de résoudre tout ce que tu ne comprenais pas.
  • Mais Papa !
  • Il n’y a pas de papa ici je suis le colonel et tu vas m’obéir un point c’est tout. Je t’emmène à l’hôpital on va te recoudre et ensuite tu répondras aux questions d’un de mes hommes, ensuite nous aviserons .

Pendant que se déroulait ses faits, la jumelle de l’inconnue de la berge s’était comme nous l’avons dit engagé dans une traboule face à la rue des Hommes morts. Elle connaissait bien le coin puisqu’elle y habitait.  Après avoir jeté un  coup d’œil  à gauche et à droite, elle avait poussé un portail gris qui donnait sur un terrain vague, avait couru et rejoint les siens qui vivaient dans des caravanes en bordure de la  Seine. Elle s’était précipitée vers Jo le chef de sa tribu et lui avait fait part de ce qui venait de se passer, aussitôt une expédition punitive avait été préparé. Jo était persuadé que les deux hommes la rechercheraient  dans les jours prochains, il avait leur signalement. En ce qui concernait Olga, elle l’avait décrite à son oncle. Ce dernier la ferai rechercher, il avait un réseau d’amis assez important et il trouverait surement la raison pour laquelle elle était intéressé par la soeur jumelle de sa nièce.

A Suivre…

 

5 / L’inconnue de la berge !

La déflagration se fait entendre au-delà de l’immeuble et du couloir où se trouve Olga et les deux hommes. Toutes les portes de l’Institut Médico Légal s’abattent sous le souffle de la charge. Olga se trouve à découvert et se demande ce qu’il va se passer, elle s’avance délicatement et ne voit rien une épaisse fumée a envahie le couloir qui mène à la chambre où le corps de l’inconnue se trouve en ce moment avec deux autres macchabées. Des deux hommes elle n’aperçoit que le corps de l’un gisant dans une mare de sang, le brancard est à même le sol quand à  celui qu’elle connaît il est assis  où plutôt accroupi contre le mur, la tête dans ses mains, elle voit un long filet de sang qui s’écoule d’une plaie qu’il a à la tête. C’est à ce moment que son père débarque et l’appelle. Que doit-elle faire lui répondre et ainsi elle se découvre, mais elle n’a pas le temps de se poser la moindre question que le GIGN envahi le couloir, met en joue le fou furieux qui n’oppose aucune résistance et se laisse embarquer après avoir été soigné par l’équipe médicale.

Olga après avoir levé les mains, se jette dans les bras de son père et éclate en sanglots, les minutes qui ont précédé leur entrée ont été d’une intensité incroyable. Elle se fait sermonner par l’inspecteur mais pour la fille du N° 1 du GIGN ce n’est qu’une formalité. Enfin l’autre individu va être interrogé, on va enfin savoir qui est cette jeune femme.

Lorsque Olga sort, elle est abasourdie, elle ne s’attendait pas à ce que la charge de plastic ait pu faire autant de dégâts, des hommes, des femmes gisent à même le sol, rapidement elle apprend qu’ils ne sont pas vraiment blessés mais plus choqués. Ils vont être prise en charge par une équipe de psychologues pour qu’ils retrouvent rapidement une vie un tant soit peu normal. Les dégâts matériels quand à eux sont important, il n’y a plus aucune vitre, ni volet, aucune porte aussi bien de l’Institut que des immeubles environnants. On ne déplore qu’un seul mort, l’individu du couloir, il y a par contre de nombreux blessés, dont quatre très grièvement blessés, en l’occurrence le médecin chef a son pronostic vital d’engagé. Dans les blessés il y a Claire, Olga s’en veut elle aurai dû la tirer par la manche et l’emmener avec elle. Que va dire sa maman alors que ce matin en partant elle lui avait confié sa fille.

Olga demande à son père de la conduire  l’hôpital où les trois blessés les plus touchés ont été transportés, son père n’a pas le temps de l’emmener mais il la confie  à un jeune gendarme, il a pour ordre de ne pas quitter la fille du Colonel d’une semelle. Olga ne voit pas qui lui voudrait du mal, personne à l’heure actuelle n’est au courant de ce qui s’est vraiment passé. Mais son père reste de marbre quand elle lui pose des questions, elle n’aura pas gain de cause, elle le connaît trop bien, quand il est au travail ce n’est même pas la peine d’oser l’embrasser. Toutefois au moment du départ son père lui glisse à l’oreille :

  • Ma petite fille soit prudente
  • Oui mon petit papa

Mais ce dernier ne lui laisse pas le temps de lui en dire davantage, il s’éloigne à grande enjambée et rejoint ses hommes. Il reprend son air austère, enfile sa cagoule et disparaît dans l’institut.

Olga a réussis à voir son amie Claire, sa maman était déjà à son chevet, comme elle ne sait rien de ce qui s’est passé, Olga se garde bien de lui dire qu’elles n’étaient pas ensembles. Mais ce sera partie remise ce soir elle lui posera des questions. Elle avisera pour lui répondre. Pour l’instant elles sont toutes les deux penchées sur la jeune fille elle est bien pâle. Le médecin qui l’a examiné dit qu’elle n’a  aucun organe de toucher, elle a juste une vilaine plaie à  la tête et surtout elle est dans le coma. Le scanner n’a rien donné, il faut attendre demain pour envisager quoi que ce soit d’autres. Possible que ce soit dû à la déflagration il semblerait qu’elle était assez proche de la bombe.Olga se demande si elle s’était aperçue de sa disparition, aurait elle eu envie de la rejoindre.Si elle l’a exposée et qu’elle ne sen sort pas, elle va s’en vouloir toute sa vie.

Olga est rentrée seule à son appartement, elle ne va pas retourner dans la planque, celui qui lui voulait du mal est interrogé en ce moment, possible que d’ici demain l’inconnue porte un nom et un prénom.

Le lendemain quand elle part au travail après s’être informé auprès de la maman de Claire comment toutes les deux avaient passés la nuit; elle se rend à son travail mais en arrivant force lui est de constater qu’il lui est impossible de rentrer. Un périmètre de sécurité a été instauré, elle apprend d’un garçon de salle qu’elle doit se rendre  au 36 où on doit leur attribuer une ou deux pièces afin de pouvoir continuer leur travail. Olga ne trouve pas cela super sympa, on aurai pu l’avertir par un SMS, elle aurai pris sa voiture au lieu de venir à pieds.

Ce n’est que trois heures plus tard qu’elle arrive enfin au 36, là-bas tout est désorganisé. Ils prétendent tous à une chaise, une table et un ordinateur. Dans l’après-midi tout est rentré dans l’ordre. Mais Olga ne sait pas ce qu’elle va pouvoir faire sans médecin légiste cela ne va pas être facile; son ordinateur lui a été apporté ainsi que celui de Claire. Quand elle s’en retourne chez elle, personne ne sait quoi que ce soit au sujet de l’inconnue. La belle inconnue comme ils l’appellent au 36. 

Belle ou moche personne ne la fera revenir à la vie songe Olga. Quand soudain son regard est interpellé par une belle jeune femme qui est là et qui attend elle aussi un bus. Elle a un air de ressemblance avec l’inconnue de la berge. Étrange, elle semble aux aguets comme si elle avait peur; Olga la surveille du coin de l’oeil et se demande si elle va l’aborder, mais elle va lui dire quoi? Voilà son bus qui est annoncé, la jeune femme se lève et s’engouffre par les portes du fond et s’installe à une double place, Olga s’empresse de lui emboîter le pas et se met à ses côtés. Elle a une heure de route elle espère que la jeune femme va au terminus, cela l’arrangerait bien, elle va lui adresser la parole.

  • J’espère que vous n’attendiez personne car vu le nombre de gens j’étais fatiguée et heureuse de voir une place de libre.
  • J’attends depuis une semaine ma soeur mais je pense que je ne la verrais plus jamais.

Olga est interloquée, cela se précise, elle doit lui demander la raison pour laquelle elle lui dit ça;

  • Pourquoi dîtes vous cela.
  • Ma soeur a disparue et j’ai vu sa photo dans le journal mais je n’ose pas aller la reconnaître.
  • Pourquoi, ce serai lui donner une sépulture,
  • Je sais mais je ne pense pas que vous puissiez comprendre, je suis surveillée.
  • Surveillée mais par qui? La police.

Elle a un fou rire, et lui dit

  • Non , c’est vers eux que je devrais aller mais je pense que je n’atteindrais même pas leur porte.
  • Pourquoi?

La jeune femme hésite et à son tour lui demande:

  • Pourquoi me posez-vous toutes ces questions, vous êtes là pour me surveiller, alors emmenez moi de suite et tuez moi que l’on en parle plus.

Olga se sent gênée, elle hésite et finalement lui répond, :

  • Je suis de la police, venez chez moi je vous conduirais au 36.

La jeune femme se lève, la bouscule et sort par la porte du milieu alors que le bus vient à peine de s’arrêter. Avait-elle prémédité son geste ? Olga se lève à son tour et s’ensuit une course folle dans les rues de la capitale, Olga fait du footing tous les jours elle a la chance de ne pas avoir de talons contrairement à la jeune femme et au bout d’un quart d’heure, elle a réussie à combler son retard, mais au moment où elle va la rattraper une portière de voitures s’ouvre et elle est happée à l’intérieur.

A suivre…

4/ L’inconnue de la berge !

Six heures qu’elle attend des résultats, mais que c’est long pense-t-elle, six heures, bon elle ne va pas se plaindre, pendant ce temps elle se sent à l’abri, nullement exposé à ce fou qui lui fait des demandes abracadabrantes, si cette inconnue est sa soeur qu’a-t-il besoin d’avoir un échantillon de son tailleur, et pourquoi veut-il le rapport d’autopsie. Après tout cela ne dira rien de l’enquête pourquoi ne pas lui les donner, à moins que ce soit plus grave et qu’il en aie après elle.

Mais pour quelle raison lui en voudrait on ? La morgue n’est pas un lieu stratégique de la vie en France. On y cache pas des corps, nus ils se ressemblent tous. Qu’est-ce que cette femme a de si différents d’elle? Rien c’est juste une femme qui a dû ou pu être assassiné, qu’est-ce que cet homme aura en ayant le rapport d’autopsie. Elle a beau faire marcher ses méninges elle n’y comprend pas grands choses d’où le choix de son travail, jamais elle n’aurai pas  pu être dans la police ou la gendarmerie.

Les premiers résultats viennent d’arriver, le mort est une victime collatérale, au moment de la fusillade la jeune Doris a tiré et c’est elle qui sans le savoir a touché l’homme qui la menaçait d’une arme. Ont-ils tiré ensemble, l’un est mort l’autre grièvement blessée. Par contre cet homme est connu des services de police; Il était encore en prison il y a une semaine il était en liberté conditionnelle. Il avait purgé une peine de 25 ans pour avoir kidnappé un enfant. L’enfant du président de la République, ce n’était pas n’importe qui. S’il avait seulement écopé de 25 ans de prison c’est parce que l’enfant n’avait pas subi d’autres violences à part le fait qu’à 5 ans on met du temps pour s’en remettre d’une aventure pareille. Il n’a aucun lien avec la victime de la berge cette dernière reste une inconnue. L’autre est-il réellement son frère?  Personne n’a pu le contrôler, cet homme qu’a-t-il à cacher pour ne pas venir reconnaître le corps lui-même. 

Lorsque je sors du bureau de mon père je suis sous le coup de la mauvaise nouvelle que mon père vient de me dire. Ma chef a été kidnappée par cet homme certainement, sinon à quoi servirait toute cette mascarade. C’est certainement elle qui lui a donné mon nom, mais pourquoi lui a-t-elle communiqué mon numéro de ligne fixe, elle aurai pu donner mon portable. Elle ne sait à quoi s’en tenir. Elle monte dans le véhicule qui l’attendait dans la cour de la gendarmerie. Son conducteur n’est plus le même, c’est un vieux avec une mine renfrognée. Ils auraient pu lui offrir un jeune et beau garçon que ce type qui transporte avec lui toute la misère du monde. De plus il ne dit pas un mot et la dépose trente minutes plus tard devant l’Institut.

Lorsqu’elle arrive sa jeune collègue a pleuré cela se voit sur son visage son rimmel a coulé, mais elle lui a apporté de quoi manger. Bien sûr elle aussi est au courant que Simone leur chef a été kidnappée. Olga sent la peur qui la parcours se propager sur la jeune stagiaire. Ensemble elles pleurent puis, Olga la première se ressaisit et lui dit qu’elle va être surveillé et même pendant quelques temps elles habiteront ensemble jusqu’à ce que les enquêteurs aient mis la main sur le kidnappeur. Claire n’y voit aucun inconvénient du moment qu’elle est mise à  l’abri. Mais il lui faut trouver une raison pour son absence et la donner à ses parents, mais tout est organisé par la gendarmerie et elle n’a pas à entrer en contact avec ses parents. Mais Claire s’affole, sa mère est cardiaque et si elle ne sait pas ou est passé sa fille elle peut refaire une crise a tout moment. Son père est lui aussi absent depuis quelques semaines, il ne rentrera qu’à la fin septembre. Aussi Olga en fait part à l’inspecteur chargé de sa surveillance depuis son bureau explique t elle à Claire ce qui a le mérite de la aire rire. Voilà tout est organisé, la maman de Claire est exfiltrée elle aussi, et le père avertis de ne plus téléphoner chez lui, un numéro spécial lui a été remis il aura sa femme de la même manière.

Ce même soir les deux jeunes femmes sont prises en charge à l’intérieur du garage de la morgue et sortent par la porte des morts qui sont rendus à leurs familles dans un corbillard, pour elles deux c’est une première; mais bon elles préfèrent en rire qu’en pleurer. e soir elles retrouvent la maman de Claire qui leur a mitonné un bon repas, elles sont dans un petit cottage   au cœur d’un petit village c’est un peu loin de leur travail mas chaque jour elles viendront en voitures différentes.

Ce matin au travail, Claire et Olga discutent et trouvent aberrant que l’on puisse les avoir mise sous surveillance alors que rien ne se passe, à part l’inconnue de la berge et les affaires courantes, le travail ronronne doucement. Mais sous le coup des onze heures débarquent tels des malades une escouade de pompiers, elles doivent évacuer illico presto l’institut il semblerait qu’une bombe ait été placé dans l’immeuble d’en face. De suite Olga y voit une manœuvre pour que l’on puisse s’emparer de la jeune morte. Le médecin légiste n’est pas là, elle est contrainte de sortir par les pompiers, mais elle profite d’un moment inattention pour se glisser à l’intérieur de la morgue, elle s’engouffre rapidement dans un placard car elle a crû entendre du bruit. Par la porte mal refermée elle observe et elle voit marchant comme sur des œufs deux individus portant un brancard vide, l’un lui est inconnu, quant à l’autre c’est celui qui l’a insulté au téléphone et menacé avec son arme. Bingo elle ne s’était pas trompé. Délicatement pour ne pas se faire remarquer elle sort son mobile de sa poche et fait le numéro de son père, elle ne va pas lui parler mais comme elle est surveillée 24 sur 24 ils sauront exactement ou elle se trouve et comprendront que c’est une manœuvre pour s’emparer de l’inconnue. Au moment ou elle entends que l’on décroche le téléphone une déflagration secoue la bâtisse.

 

A suivre …

3/ L’inconnue de la berge !

Avant de repartir vers leur chambre, elle s’accorde un moment de réflexions, qu’est-ce qu’elle va pouvoir dire à Hugues, son père lui a conseillé d’éviter d’en parler tant qu’ils ne savent pas à qui ils ont à faire. Mais is se racontent tout, ils ne  se sont jamais cache quoi que ce soit, le pire c’est que son mari est psychologue, elle est certaine qu’il va voir qu’il y a quelques choses qui ne va pas. Et puis cet appel téléphonique a bien eu lieu. Mais que lui dire? Elle n’a pas le temps de se composer un visage qu’Hugues a poussé la porte et la regarde d’un air goguenard:

  • Alors mon amour tu cherches ce que tu vas pouvoir me raconter !
  • Mais non Hugues qu’est-ce que tu t’imagines, c’est le médecin légiste qui voulait me faire une farce.
  • Une farce macabre,
  • Non il n’aurai point osé !
  • J’ai vu de suite que tu n’avais pas de collègues, enfin tout au moins de nouveaux collègues. Et comme tu n’as pas dit un seul mot, je suppose que c’est soit une farce soit quelques choses que tu ne veux pas me dire.
  • Ce n’est rien mon cœur, ne t’inquiètes pas.

Pauvre Olga sa nuit a été mouvementée, elle n’a pas réellement dormi, elle a tourné, et s’est retourné plusieurs fois, s’est levé, à envoyer un sms à son père, regardez par la fenêtre, vu une silhouette qui faisait les cent pas dans la rue. A ce moment elle a espéré que ce soit ceux qui la surveillaient et non ce dingue qui n’a pas apprécié la farce qu’il lui avait été faites, mais en y songeant elle se dit que si ce dernier lui a téléphoné c’est qu’il a éviter la souricière que l’inspecteur avait mis en place. Elle pense à la jeune gardienne de la paix qui lui ressemblait tant soit peu, elle espère qu’il ne lui soit rien arrivé.

Mais hélas le lendemain matin les nouvelles ne sont pas bonnes, Doris la gardienne de la paix est grièvement blessée, on lui a tiré dessus à bout portant, son pronostic vital est engagé. Cela fait la Une des journaux, mais il n’y a pas grands choses à part qu’elle se trouvait là dans le cadre d’une enquête et que la confrontation a mal tournée. Un homme s’est enfuis, un autre est mort. Son corps vient d’être apporté à l’Institut, ce n’est pas le type qu’il a braqué.

Son père a mis sa ligne téléphonique sur écoute dès hier, il savait qu’elle avait reçu un appel téléphonique , elle confirme a son père que c’est bien l’homme qui l’ a menacée.

Au travail elle ne fait cas de rien, y compris lorsque la gendarmerie du 36 débarque. Il se dirige vers le médecin légiste et elle entend y compris sa collègue qu’il leur faut L’ADN de l’inconnue de la berge ainsi que de l’homme tué cette nuit. Le médecin légiste ferme la porte, et un peu plus tard elle est appelée dans la salle d’autopsie,elle pense à ce moment que c’est pour faire le point mais elle  l’entends lui dire :

  • L’inspecteur ‘a demandé que tu leur apportes les échantillons le plus rapidement possible compte tenu que Simone  ta chef n’est pas là, il m’en incombe à moi de t’en faire part, ne reviens pas tu en profiteras pour te détendre je te trouve une petite mine c’est ton chéri qui t’empêche de dormir?

Et sur ce trait de génie il part d’un grand éclat de rire. Elle ne trouve pas sa boutade de bon goût mais elle ne dit rien, prends les deux échantillons et se rends à l’autre bout de Paris au 36. La circulation est dense, cela se voit que c’est encore les vacances, elle ignore si on la suit toujours, elle l’espère mais avec ce nombre impressionnant de voitures elle a des doutes. Au moment ou elle tourne dans la rue Campinois elle voit un attroupement, mince se dit-elle que ce passe-t-il ici? Elle n’a pas le temps d’en savoir davantage qu’elle voit un type s’engouffrer dans sa voiture et qui lui jette au visage.

  • Allons y
  • Où voulez vous aller, la rue est bouchée,
  • Reculez, prenez à droite, puis à gauche nous allons contourner l’obstacle.

Au moment où elle vas lui demander qui il est , il sort de sa poche une carte de police, ouf c’est un homme du 36, bon elle était bien sous bonne garde. Quand ils arrivent au 36 ils sont attendus par deux ou trois gendarmes, son garde du corps lui demande de descendre et lui  dit qu’il va l’attendre .

Son père est là, il a toujours sa mine des mauvais jours, il lui fait part des derniers événements Doris ne s’est toujours pas réveillée, il lui tait ce qui s’est passé et elle lui en sait gré, mais quand il lui annonce la suite elle s’écroule en pleur. Son père est armé à  ce genre de situation, elle n’a pas l’habitude, mais il faut dire que lorsque l’on apprend qu’une personne a été kidnappée à votre place il y a lieu de s’écrouler en larmes.Les mots se bousculent dans sa tête mais aucun son ne sort.

 

A suivre….

 

 

/ 2 L’inconnue de la berge

Elle ne connait même pas le nom de cet individu, comment pourrait-elle en informer son supérieur, et puis que lui dire? Un homme qu’elle ne connaissait pas l’avait invité  à monter dans sa voiture tout en lui braquant un pistolet  et lui’avait montré la photo de l’inconnue. Elle n’avait pas eu le temps de noter le numéro de son véhicule, c’était juste une BMW noire avec des  enjoliveurs couleur or ce qui l’avait frappé. A part ça elle ne pouvait faire aucune recherche.

En remontant la rue pour aller à son domicile elle avait l’impression que mille yeux étaient braqués sur elle. Il ne fallait pas en faire une fixation, ni se sentir mal  l’aise, cet homme avait juste voulu lui faire peur car lui même était mal puisqu’il avait perdu sa soeur.

Par contre elle se demandait en ce lundi matin s’il était réellement son frère. Vite il ne faut pas qu’elle tarde car il y a encore du travail, hier elle est restée jusqu’à 17 h mais ce matin elle s’est accordée une demi journée de repos pour remplacer son temps de travail d’hier. 

Au moment où elle met la clef dans sa serrure, elle entend son téléphone sonné, zut qui peut bien l’appeler à cette heure se demande-t-elle, elle est censée travailler, elle a bien envie de laisser courir mais elle ouvre sa porte, se précipite sur son téléphone et entends :  » elle ne réponds pas « . 

  • Je suis là, que me voulez-vous et qui êtes-vous ?

Un petit clic se fait entendre on lui a raccroché au nez. Encore un gougeât, mais à nouveau le téléphone sonne, elle décroche et apostrophe son interlocuteur. 

  • Allez-vous me parler? Si vous récidivez c’est bien que vous avez quelques choses à me dire.

Mais elle n’entends personne, on ne lui parle pas, puis une voie déformée l’invective et lui assène ces quelques mots :

  • Je suis le frère de la victime du Pont de Joinville, je voudrais que vous me retrouviez ce soir à 20 h au passage des fleurs et que vous m’apportiez la conclusion de l’autopsie ainsi qu’un morceau de son jogging, débrouillez vous pour le récupérer ce n’est pas mon problème s’entend-elle lui répondre après lui avoir dit qu’il lui était impossible de faire ceci et qu’elle n’avait nullement envie d’être renvoyé sur le champs.

L’autre avait ri et lui avait ajouté :

  • Nous connaissons votre adresse si vous voulez passer un sale quart d’heure ne m’apporter rien.

Et il avait raccroché. Olga sent ses jambes tremblées, mais elle se ressaisis rapidement et  va pour composer le numéro de son père mais se ravise. Elle fera ça de son téléphone portable pas la peine de le faire de chez elle. Elle descends dans le sous-sol de son immeuble et récupère sa voiture, téléphone à sa collègue et lui dit qu’elle viendra plus tard que prévu.

Finalement Olga s’état décidé  appeler son père elle lui en avait pas dit grands choses, sauf  ceci:

  • Papa j’ai mis le doigt sur une drôle d’affaire je me suis trouvée au mauvais endroit au mauvais moment.

Son père lui a juste répondu

  • Ma fille tu raccroches et tu viens je ne bouge pas je suis au commissariat.

Quand elle arrive au 36 du quai  des Orfèvres, elle est saluée par le plancton qu’elle connait bien c’est son beau-frère; il lui demande si elle va bien et devant son affirmation il la laisse passer mais préviens aussitôt son Commandant.

  • Mon Commandant, Madame votre fille monte chez vous.
  • Merci Bertrand !

Olga frappe à la porte, cette dernière s’ouvre immédiatement, son père l’attends, il a son sourcil gauche plus haut que l’autre il doit s’inquiéter c’est un signe que dans la famille tout le monde connait.

  • Raconte moi tout et n’oublie rien, je vais essayer de comprendre.

Lorsqu’elle a terminé son récit, son père reste silencieux un bon moment puis rapidement il appelle un de ses inspecteurs et lui retrace brièvement ce que sa fille vient de lui dire. Ce dernier sera chargé de veiller sur sa fille avec quelques uns de ces hommes, d’autres parts il n’est pas question qu’elle se rende à son rendez-vous, une policière va la remplacer, il ne lui en dit pas plus mais elle suit le jeune inspecteur et se rend dans son bureau ou d’autres gendarmes en tenue de ville les attendent. Elle leur dit où elle habite, leur signale son lieu de travail, tout ce qu’elle a prévu de faire dans les jours qui viennent y compris ce weekend. Puis elle repart soulagée.

Dans sa voiture ele se remémore ce qu’elle ne doit pas faire, se retourner pour voir s’il la suive, ils seront discret, personne ni elle ne les verront. Effectivement elle a bien vu dans son rétroviseur une voiture blanche la suivre à sa sortie du Commissariat mais elle a tournée rapidement et depuis elle ne voit rien d’incongru, mais il faut qu’elle évite de vérifier, elle fait confiance aux hommes de son père. Son après-midi elle le passe à faire minutieusement le compte rendu de l’autopsie. Bien entendu elle n’en fait pas de copie pour elle; à 16 h elle quitte son travail en compagnie du médecin et de sa jeune collègue. Pierre est un médecin qui a toujours le mot pour rire, pourtant avec le travail qu’il a il pourrai être plus taciturne mais Olga pense qu’il dédramatise son travail en racontant des blagues. Elle apprécie bien l’ensemble de ses collègues.

Il est 20 h, elle angoisse un peu elle devrait être dans l’impasse, mais elle n’a pas le temps d’y penser car son cher et tendre arrive avec son frèe et sa soeur de suite ils se mettent autour de la tale et échangent sur leurs congés. Quand ils s’en vont personne n’ appelé ni l’individu n son père, elle ne s’en préoccupe pas et elle se prépare pour la nuit.

  • Olga on te demande au téléphone
  • Qui est-ce ?
  • Ton nouveau collègue

Bizarre elle n’a pas de nouveau collègue

Tout en se dirigeant vers le téléphone elle pense que c’est un de ceux qui la surveille;

  • Allo
  • Salope !

Et il a raccroché, elle a bien reconnu la voix du frère, enfin de l’homme d’hier.

 

A suivre …

 

 

 

 

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
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