7/ L’inconnue de la berge !

Un des gendarmes de la Brigade d’intervention avait réussi à rejoindre la jeune femme du bus, plutôt que de la contraindre à le suivre il avait préféré voir où ses pas le conduiraient, tout en gardant une distance respectable entre elle et lui, il avait informé ses chefs pour voir quelle marche suivre. Il fallait suivre la jeune femme jusqu’à son habitation et il devait rentrer, il était fort tard et ce n’était pas le moment d’alarmer ces gens ils avaient suffisamment de chagrin avec la disparition de l ‘une des leurs, cela ne servait à rien de débarquer cette nuit chez eux. Lorsque la jeune fille avait rejoint la communauté du voyage le jeune gendarme en avait informé son chef mais ce dernier était resté sur ce qu’il avait décidé dans les minutes qui avait précédé sa découverte. Maintenant retour à la grande maison il voulait assister à l’interrogatoire feutré de la fille du Colonel. Derrière la vitre sans tain, ces collègues riaient, Olga n’avait pas sa langue dans sa poche, mais elle ne leur avait rien appris qu’ils ne connaissent déjà. Sauf qu’elle avait dissimulé la demande farfelue du soi disant frère qui réclamait le compte rendu de l’autopsie ainsi qu’un morceau du tailleur de la jeune inconnue. Ce n’était pas le compte rendu qui les interpellait mais plutôt le morceau du tailleur. Du coup l’un d’entre eux a dû aller récupérer le tailleur rose afin de l’examiner plus attentivement, possible qu’il recèle un secret que le médecin n’ai pas vue. Pour Olga c’est le retour à la surveillance rapprochée, au vu des faits et du kidnapping il n’est pas question qu’elle soit libre d’en faire à sa tête comme d’habitude. Puis elle a besoin d’une infirmière et de cette manière la jeune gendarme mise à sa disponibilité pourra à la fois la surveiller et lui accorder les soins dont elle a besoin suite à sa blessure par balle. Il n’est désormais plus question qu’elle retourne travailler, pour l’instant le médecin  de l’Institut est finalement sorti du coma, quand il sera entièrement guéri il pourra reprendre sa place, d’ici là on aura résolu le mystère qui plane sur cette jeune inconnue.

Olga se retrouve sous surveillance rapprochée sans sa collègue ni sa mère dans un appartement qu’elle ne connait pas sous la garde d’une jeune gendarme qui n’a pas l’air contente d’être obligée de la surveiller. Olga ne la regarde pas, elle se fiche que ce soit elle ou un mec. Qu’importe elle se sent prise au piège comme enfermée dans une prison à cause de malfrats qui cherchent à s’emparer d’elle. La flic comme désormais elle va l’appeler lui a donné une chambre avec salle de bain et elle a pris l’autre avec une douche. Olga a refusé le repas proposé et est allée se coucher épuisé par les événements, sur le coup de 5 h du matin elle a entendue grésiller une radio, un échange rapide s’en est suivi, en collant l’oreille contre la porte de sa chambre elle a entendu la fic dire qu’elle allait voir si elle dormait et qu’elle était d’accord pour les rejoindre. Le cœur d’Olga n’a fait qu’un tour, elle s’est précipitée dans son lit et fait mine de dormir. La porte s’est entrebâillée, la flic est entrée si Olga avait dormi d’un sommeil profond elle n’aunait pas réussi à la réveiller tant elle marchait silencieusement à croire pensa-t-elle  qu’elle survolait le sol. C’est quand elle s’est penché sur elle qu’elle a su qu’elle avait traversé toute la chambre, elle s’est retenue pour ne pas sursauter. L’autre convaincu de son sommeil profond est allé rendre compte à son supérieur, et ce dernier lui a dit de sortir sans faire de bruit, mais auparavant elle a griffonné un mot sur la table pour elle, et quand Olga a entendu qu’elle était enfermé à double tour elle s’est habillée et s’est rendue dans la salle commune, a lu le mot écrit à la hâte :

  • « Olga je serai de retour vers 9 h je vous apporterais des viennoiseries, ne cherchez pas à vous sauver un homme est en faction devant la porte, du reste cette dernière est fermée à triple tour. »

Mais Olga s’en fiche royalement à la fois de ces viennoiseries et aussi du type en faction devant sa porte, elle a à sa disposition la radio de la flic, et ça c’est beaucoup plus intéressant, elle va savoir ce qu’il se passe. Elle connait la fréquence sur laquelle son père se trouve, bien entendu elle ne le lui l’a jamais dit. L’autre en partant n’a pas éteint sa radio mais elle a changé de fréquence, elle doit ne doit pas se méfier d’elle sinon elle aurai emporter sa radio. Rapidement Olga trouve la fréquence et elle est stupéfié par ce qu’elle entend, il y a une descente de police sur un camp de gens du voyage où hier au soir s’est rendue sa voisine de bus. Mais elle entend les jurons des premiers qui atteignent le camp;celui-ci est vide il n’y a pas de caravanes, ils ont déguerpis pendant la nuit aux dires d’un pécheur qui a passé la nuit sur les bords de Seine. Il a été réveillé sur le coup des trois h du matin par un va et vient incessant de voitures. Il a attendu que les bruits s’estompent et armé d’une lampe électrique il a jeté un œil sur ses voisins, ces derniers avaient mis les voiles en une nuit. Il leur dit qu’ils étaient là depuis au moins six mois, ils avaient échangés des banalités mais ils ne devaient pas repartir de si tôt ils avaient le droit d’être là, la mairie leur avait délivré une autorisation.

Olga remet la fréquence comme elle l’ a trouvé et se rend dans sa chambre, car depuis dix minutes plus personne ne discute. la brigade a elle aussi quittée les lieux et ils vont aviser tous ensemble, elle n’en saura rien, à moins que la flic lui en fasse part.

Un briefing a lieu dans le bureau du Colonel toutes les hypothèses sont envisagées  concernant la fuite de la tribu de l ‘inconnue du bus. Possible que les kidnappeurs soient revenu les affolant et craignant pour leur vie ils avaient préférés s’en aller. Mais un groupe aussi important d’une dizaine de caravanes ne pouvaient pas passer inaperçu dans la capitale, aussi tout était passé minutieusement au crible depuis une heure lorsque un appel téléphonique en provenance de la Nationale 10 les avait averti qu’un campement sauvage s’était établi à proximité de cette dernière. Mais après un contrôle minutieux de chacun des adultes il faut bien se rendre à l’évidence que la jeune femme ne fait pas partie de cette communauté et c’est certainement une coïncidence si ceux-ci sont arrivé dans le mémé temps sur ce lieu interdit aux gens de passage. Il leur ai demandé d’où ils viennent et devant leurs explications confuses ils prennent les noms du chef et repartent après leur avoir intimé l’ordre de quitter les lieux le plus rapidement possible. Le Colonel quand il entend les explications de son second met en place une planque, cela lui semble trop beau pour qu’il n’y ai pas anguille sous roche.

Pendant plus de deux heures rien ne se passe puis, soudain il y a un va et vient le long de la Nationale, une voiture puis une seconde arrive, s’arrête, un homme descend de chacune des voitures, ils attendent quand survient une voiture tirant une caravane, tous montent dans la Mercedes et se rendent dans le camp. Avec ces jumelles le second du colonel voit descendre trois hommes, le chauffeur de la Mercedes et ceux qui sont monté dans la voiture depuis la Nationale, l’un d’entre eux ouvre la portière et une jeune femme en descend. Au vu de la description faîtes par Olga c’est bien la soeur de la morte, il lui faut informer son chef ce qu’il fait aussitôt. Il est décidé de ne pas bouger jusqu’à ce qu’ils bougent. Le second a suffisamment d’hommes il peut appréhender la jeune fille, par contre il ne faut pas y aller avec des matraques il faut faire cela en douceur. Par contre où a pu se rendre la jeune fille et pour quelles raisons sont ils sur la défensive, ils semblaient ce matin sur le qui vive et inquiet. Dans quoi se sont ils fourrés, on peut les protéger mais ils ne le feront que sous la contrainte de ça il en est certain.

 

Lorsque la flic est apparue Olga était prête à déguster ces viennoiseries, mais hélas la jeune femme ne lui les avait pas apporté ce qui fit dire à Olga en la toisant :

  • Vous vous payez bien ma tête.
  • Pourquoi me dîtes vous cela ?
  • Ne me prenez pas pour une idiote je vous ai entendu partir et j’ai compris qu’il se passait quelques choses.

Elle voit le regard de la flic se fixé sur sa radio, Olga ri intérieurement.

  • Je l’avoue j’ai cherché la fréquence mais je n’y connais pas grands choses et je n’ai rien entendu, allez souriez je n’en dirai rien à mon père à condition que vous alliez me chercher des croissants.

Puis elle ajoute devant la mine déconfis de la jeune flic :

  • Venez je vous ai préparé du café et j’ai trouvé du pain frais à la boulangerie d’en bas.

A nouveau la flic se sent gênée mais elle comprend que c’est le  gendarme en faction qui a dû lui l’apporter ce dont lui confirme Olga. La matinée s’étire et rien de se passe jusqu’à ce que la flic reçoive un appel téléphonique elle demande à Olga d’aller dans sa chambre et d’en refermer la porte.

  • On dirait que vous avez des secrets à la brigade, je ne vous gênerais pas, laissez moi là avec vous.

L’autre ne veut pas mais elle ne peut la contraindre aussi sans rien dire à personne la flic cherche la fréquence de la radio et  accepte qu’Olga entende tout en espérant que cette dernière ne lui apportera pas d’ennuis car il en sera fini de sa carrière.

Au début il y a comme un gros grésillement mais petit  petit elles entendent ce qu’il se passe.

  • On a rien fait laissez nous

Il sen-suit comme une grosse bousculade, des cris, et un coup de feu se fait entendre. Puis plus rien un grand silence, la radio n’émet plus rien et le téléphone de la flic reste muet personne ne l’appelle.

 

A suivre …

 

6 réponses à 7/ L’inconnue de la berge !

  • Renee dit :

    La fliquette fait une belle faute elle va le payer je crois bien a moins que Papa flic ne soit pas rancunier et aime trop sa fille qui après tout suis ce traces..
    Les gens de voyage se font accusés de tout les maux ils ont donc peur…enfin on verra. Bisous

  • gibee dit :

    Bon je crois qu’il faut pas que j’attende de trop entre les publications, j’ai du relire celui d’avant….la mémoire qui flanche

    Je vais de suite sur le suivant, bisous

  • Martine dit :

    Bonjour Evajoe,

    C’est une petite rusée la fille du colonel. Et elle n’a pas froid aux yeux.
    un coup de feu! Fichtre! tu nous laisses en plein suspense! Vite je vais découvrir la suite
    Gros bisous!

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
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