7/15 Une histoire diabolique

Chapitre 7  La fuite

 

Jeanne s’apprête dans sa chambre pendant qu’Amaury avec ses draps lui fait une corde de fortune pour que sa descente soit plus aisée. Il a repéré l’endroit le plus facile pour qu’elle puisse passer sans se casser une jambe. Il n’y a aucune fenêtre en dessous, seuls deux petite mâchicoulis. C’est bien de ce côté qu’ils descendront, mais il faut faire vite, il va l’aider à prendre le strict nécessaire, ensuite ils aviseront. Mais Jeanne veut casser sa tirelire et prendre le pécule que son père lui dépose chaque semaine depuis sa naissance. Amaury n’en revient pas, elle est bien plus mature que lui, il est parti comme un imbécile sans rien, il va falloir récupérer un peu d’argent, voire beaucoup, un autre cheval et de quoi se changer. Et après et bien ce sera après, ils trouveront, à deux ils y arriveront, il a eu 21 ans il est majeur son père s’en remettra.

Quand Jeanne réapparaît sur le balcon, elle est méconnaissable, elle a une longue jupe noire, ses cheveux sont attachés par un ruban noir et elle a posé sur sa tête un petit chapeau. Elle a un grand sac et sa tirelire à la main. Amaury veut bien l’argent mais pas ce gros cochon, il va falloir la casser à même le sol sans faire trop de bruit. Aussitôt dit aussitôt fait, quelques pièces roulent mais il y a surtout de nombreux billets, ils n’ont pas le temps de compter, ils mettent le tout dans un petit sac serré par un cordon, Amaury s’en saisi et le glisse dans la grande besace que Jeanne a pris et il enjambe à nouveau la barrière, il a auparavant noué la corde improvisée, il fait passer Jeanne par-dessus la balustrade et doucement tout en la devançant il descend en s’aidant des pierres qui apparaissent de ci de là sur la façade, puis il tire doucement sur le drap et la fait descendre. Enfin les voici au sol, ils laissent le drap et s’enfuient vers le trou dans le mur, ils ne rencontrent personne, il fait une belle nuit d’été avec une lune ronde qui leur permet de se diriger facilement vers son cheval. En chemin Amaury a réfléchi il va emmener sa douce compagne dans les grottes ou il la cachera, il espère qu’elle n’aura pas peur, pendant ce temps il ira chez lui récupérer de l’argent et quelques vêtements et un peu de nourriture.

Ils ne disent aucun mot jusqu’aux grottes, puis Amaury attache son cheval et explique à Jeanne la raison qui la poussé à l’amener ici. Elle semble apeurée, il ne sait que faire. Ils avancent et trouvent un endroit assez éloigné de la voûte d’entrée, il met la cape au sol que Jeanne a emmené et ils se couchent l’un à côté de l’autre, il a le temps de rentrer chez lui, il ira dans la nuit. Avant il a envie de retrousser sa jupe mais va-t-elle le vouloir, si elle lui dit non il n’ira pas plus loin, quoique maintenant qu’ils sont partis elle est à sa merci pense-t-il; Même si elle part en courant il aura tôt fait de la rattraper et de la prendre à même le sol. Il se demande si il aime réellement ce qu’il veut c’est posséder une femme et s’en vanter auprès de ses copains. Alors la belle Jeanne fera bien l’affaire. Mais il n’a pas fait tout cela pour rien, il pense qu’il a tout de même un petit penchant pour elle, car des filles il en a pleins autour de lui mais ce sont des bonnes à tout faire, il trouve que c’est trop facile, elles écartent trop facilement les cuisses. Avec Jeanne il a senti qu’elle allait lui résister. Il espère qu’il ne la forcera pas car ce serai dommage; il veut qu’elle vienne à lui et que ce soit tendre. Mais si il est obligé il ne sait pas comment il va s’y prendre.

Soudain il s’aperçoit qu’elle s’est endormie, elle semble épuisée, il ne la voit pas beaucoup, mais il distingue ses traits, il va allumer un feu ils auront chaud et il la verra grâce aux flammes. Une demi heure plus tard il admire les courbes de sa bouche, il passe son doigt sur ses lèvres, elle ne bouge pas, il s’enhardit a mettre dans son encolure une main, il se saisi d’un de ses seins et le malaxe, elle gémi, il s’arrête puis recommence, passe à l’autre, puis aux deux. Elle dort toujours son souffle est régulier. Il va profiter de son sommeil pour aller récupérer des affaires personnelles et un autre cheval pour celle qu’il désire ardemment.

Il la recouvre d’un pan de la cape et s’en va, espérant qu’elle ne va pas se réveiller en son absence et s’affoler. Il prend son cheval et s’en va chez lui. Il n’y a pas âme qui vive, il croise sa sœur qui lui apprend que son père a été appelé pour donner des soins à une jument qui a mis bas dans l’après-midi. Il se sent fort guilleret, il est seul avec elle, cette dernière rejoint rapidement sa chambre, quand à lui il prépare ses vêtements, du chaud, du froid, une couverture, de l’argent, il fait main basse sur des bijoux qui appartenaient à sa mère et soi-disant destinés à sa sœur, et bien elle s’en passera. Depuis son anniversaire il a un pécule assez conséquent ils auront de quoi vivre pendant quelques temps après il ira travailler, mais ils n’en sont pas encore là. Puis au pire il vendra un des chevaux de son père. Il ressort avec quelques victuailles subtilisés dans la cuisine familiale. Il a croisé une des cuisinières il lui a fait promettre de se taire sinon…Sa menace a dû l’affoler, elle a tourné les talons et s’est enfuis en lui disant :

Vous êtes un chenapan

Il a ouvert la grand porte et rejoint rapidement les écuries, pour la belle Jeanne il a pris un bel étalon, il sait qu’elle monte très bien à cheval, il l’avait observé avant ces fredaines. Dans sa famille ce sont tous des cavaliers, sa sœur Madeleine a même participé à des concours, Jeanne aurai tout autant dû en faire si il n’y avait pas eu cette malheureuse histoire entre eux deux.

Le voici en vue de la grotte, sa bien aimée dort paisiblement, il se glisse a ses côtés et en fait tout autant, dans la nuit il met la couverture sur leur deux corps et se rapproche d’elle afin de rêver à son corps nu pour les jours prochains, il pense qu’il va devoir l’apprivoiser si tous deux vivent ensemble. En plein milieu de la nuit Jeanne se réveille, elle ne se souvient pas où elle se trouve puis peu à peu la mémoire lui revient, les braises rougeoient encore mais elle ne distingue pas les traits d’Amaury, elle s’affole mais lui la sentant bouger se réveille.

Qu’as tu ma douce ?

On devrait s’en aller plus loin, ici c’est le premier endroit où mon père va venir,

Ah ! Et où voudrais tu aller dans un premier temps?

Je ne sais pas ou plutôt si, il y a un endroit qui m’attire c’est vers la chapelle Saint Roch

Pourquoi veux tu aller à Pont d’Âne ?

J’ai mes raisons

tu connais quelqu’un là-bas

Mais elle ne dit rien et Amaury ne sait comment interpréter son silence, dans un premier temps il ne dit rien mais il sait qu’il reviendra à la charge pour en savoir davantage. Leur baluchon n’ayant pas été défait ils sont rapidement prêt, à sa montre gousset il voit qu’il est 3 h du matin ils seront bientôt arrivé à Pont d’Âne, là-bas il connait un ami il est persuadé qu’il le logera. Quant Jeanne voit le bel alezan, elle n’en croit pas ses yeux, elle monte facilement sans aide, c’est une bonne cavalière, les voici qui foncent tous deux dans les prairies puis dans les sous-bois. Après une dizaine de kilomètres avalées à la vitesse de l’éclair, ils s’arrêtent car tous deux ont une envie pressante, Amaury laisse Jeanne s’enfoncée dans le bois quand soudain elle l’appelle, elle n’est pas du tout affolée mais fort excitée.

Amaury viens vite j’ai trouvé notre future maison, elle éclate de rire, il entend son rire cristallin résonné dans la forêt. Quand il arrive à sa hauteur elle est à proximité d’une maison en bois, le toit  est un peu de guingois mais l’ensemble a fière allure. Il pousse la porte, une table trois chaises, un banc, une bougie est posée  sur un vieux buffet, on dirait une cabane de gamins. C’est fait de bric et de broc mais ils vont pouvoir s’aimer, et tout à l’heure à l’aube ils aviseront de ce qu’ils feront. Il lui dit d’aller voir ce qu’elle va trouver derrière la porte et lui pendant ce temps va récupérer les chevaux qui broutaient à la lisière de la forêt. 

Jeanne a poussée la porte et découvert un matelas à même le sol, ils seront bien mieux que sur le sol dur de la grotte. Elle allume la bougie la pose sur un petit tabouret en bois et s’allonge sur le lit, quand Amaury la voit son  désir remonte à la surface, ce doit être le bon moment pour passer à l’acte, elle s’offre à sa vue, mais il hésite il ne sait pas s’il peut la cueillir. C’est une belle fleur fraîche. Il a envie d’elle mais il ne l’a jamais fait il ne sait quels mots lui murmurer. Petit à petit il s’enhardi et se couche près d’elle. 

Sais tu ma Mie que j’ai encore plus envie de vous que lorsque nous nous sommes rencontré la première fois, le voulez-vous?

Jeanne se souvient des remontrances de son père, des coups de fouet, de l »internat mais aujourd’hui elle a quitté le domicile familial, elle ne sait même pas de qui elle est la fille. Alors elle peut bien se donner à Amaury, elle le trouve beau avec ses yeux verts qui la fixe. Elle sent que son corps répond à son regard, il a une barbe naissante, ces cheveux bruns sont mi courts, son souffle est rauque, sa voix change au fur et à mesure ou il commence à lui ôter son chemisier. Il ne lui défait pas son haut, il attend qu’elle l’invite à le faire, mais elle ne dit rien, il se met nu et se glisse sous le drap et l’invite à le rejoindre, elle est debout, elle hésite puis ôte elle-même sa jupe et se couche à son côté. Il est en feu et ne peut attendre davantage, il faut que ce soit cette nuit sinon il la prendra de force demain ou dans quelques heures, et, plus il réfléchi plus il pense qu’elle se sauvera et ils seront tous les deux fort malheureux. Il va donc attendre son bon vouloir. 

Quand Jeanne s’allonge à ses côtés, elle a peur, elle voudrait tellement que tout se passe bien, elle doit lui dire qu’elle veut bien mais qu’il doit prendre son temps. Elle n’a jamais été touché par un garçon elle n’aura 15 ans que dans huit jours.

Amaury , moi aussi je te désire mais j’ai très peur.

N’ai crainte ma douce je ne te ferai pas mal, mais je sais que pour la première fois tu auras quand même mal enfin pas trop juste un peu et on recommencera bien vite pour que tu oublies ce mauvais moment. Puis on sera à tout jamais unis pour la vie.

Alors caresse moi et après on verra;

Et toi tu ne veux pas mettre tes mains sur moi?

Je peux

Oui, mais tu ne connais rien au corps d’un homme, connais tu le tien? 

Non mais ce n’est pas grave tu m’apprendras.

Amaury ri et lui ferme sa belle bouche par un baiser fort appuyé, il lui dit d’entrouvrir la bouche et glisse sa langue à l’intérieur, elle semble fort étonnée mais a l’air d’apprécier. Il ôte son petit haut fait de dentelles blanches et lui dévore les seins avec sa bouche. Elle gémi et se sent vraiment bizarre. Il descend sa main vers son intimité et doucement lui caresse ses petites lèvres, elle gémi mais accepte d’entrouvrir ses jambes…

A suivre…

 

4 réponses à 7/15 Une histoire diabolique

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
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