6 / L’inconnue de la berge !

Elle est jetée comme une poupée de chiffons sur le siège arrière, sa tête heurte un corps, aussitôt on lui met un sac  sur la tête, rapidement elle étouffe et essaye de crier, mais peine perdue on lui appuie davantage dessus et on lui intime l’ordre de la fermer. Puis soudain elle entend :

  • Dépêche toi de rattraper l’autre idiote, il nous faut les deux.
  • Les deux sœurs ?

Elle entend un tonitruant éclat de rire;

  • Tu sais bien où se trouve l’autre ?
  • Evidemment à la morgue, mais pourquoi s’embarrasser de celle-là
  • Tu as bien vu qu’elles se parlaient, il est préférable de la soustraire  à la vie, elle serai capable d’aller à la police leur raconter je ne sais quoi.
  • A la vie? Tu veux la tuer ?
  • Roule !

Pendant quelques instants Olga n’entend plus rien, puis une bordée de jurons sont éructé par l’un de ses ravisseurs. 

  • Allez descends dépêche toi de la rattraper elle vient de s’enfiler dans ce couloir étroit, je me demande ou  il va, allez grouille toi fainéant.
  • Quoi fainéant moi, tu me prends pour qui? C’est toujours moi qui me colle aux courses poursuites et au sale besogne. Vas y si je suis un gros lard et fainéant.

Au même moment les deux hommes s’aperçoivent qu’ Olga vient de s’extirper de la voiture, elle n’a pas les mains attachées, elle a juste une cagoule sur son visage, qu’elle ôte assez rapidement. Elle sait où elle se trouve, elle connaît la traboule par lequel la jeune femme s’est enfuie, mais elle va éviter d’aller du même côté autant les faire se séparer. Elle les entends se disputer, et elle met quelques mètres entre eux et elle. Vite tout en courant elle sort de la poche de son sweater son téléphone portable, elle l’ouvre car il était éteint et appuie sur la touche qui la met de suite en relation avec son père Elle ne dit rien mais continue de courir. Dans son autre poche elle sort ses écouteurs, branche son téléphone et parle rapidement :

  • Papa je viens d’échapper à mes ravisseurs je suis rue Michelet, donne moi un endroit pour que je puisse me cacher;
  • Je sais que tu as été kidnappé on t’a suivis, mais perdu ta trace lorsqu’ils ont accélérés, dirige toi vers l’impasse des hommes morts, tourne immédiatement à gauche pousse la porte du petit bistro et demande Monsieur Paul. 
  • La jeune femme qui était avec moi dans le bus est la soeur de la jeune morte. Elle est allée dans la traboule de ce quartier de Paris où les habitants sont tous de Lyon, vous devez pouvoir la récupérer à l’autre bout. Elle est en panique totale.
  • On s’en occupe.

Olga continue de courir, derrière elle, elle entend un souffle, une toux, mais l’autre ne sait pas ou elle va et il devrait passer tout droit, mais il lui faut accélérer sa course si elle ne veut pas le voir surgir brusquement à ses côtés. Au même instant elle entend une détonation, la balle lui effleure le bras . Elle accélère et tourne brutalement dans l’impasse des hommes morts, elle voit un bistro et tourne à angle droit comme son père lui l’a indiqué, devant elle une porte en bois bleue, elle la pousse, une fumée opaque se dégage de l’arrière, un homme avec une boucle d’oreille s’approche et lui demande ce qu’elle veut:

  • Monsieur Paul je cherche Mr Paul
  • Que lui voulez-vous?
  • Je le lui dirai  en personne.
  • Asseyez-vous je vais le chercher.

Il essuie avec une serviette de table d’une couleur douteuse un vieux tabouret et lui dit d’attendre. Les minutes sont longues lorsque l’on sait que l’on a un tueur qui peut à tout moment vous retrouver. Soudain la porte du bistro s’entrouvre et un homme, jeune apparaît. :

  • Je suis Monsieur Paul

Olga hésite, elle le trouve trop jeune. Lui ‘en rends compte, souri et lui dit :

  • Votre père vient de me téléphoner, il m’a dit Olga ma fille a besoin de toi tiens toi prêt. Cela vous rassure Mademoiselle?
  • Oui

L’émotion est tellement forte qu’elle doit s’asseoir à nouveau, puis elle se met à sangloter, Mr Paul attends, puis quand il voit que les larmes se tarissent il lui offre un mouchoir, elle se mouche, se tapote les yeux, esquisse un sourire et se met à trembler quand elle s’aperçoit que du sang s’écoule de sa manche.

Mr Paul se précipite vers elle, lui remonte sa manche et voit un petit trou dans son bras, il comprend de suite que la balle  est dans le bras de la jeune fille. 

  • Ne bougez pas, je reviens;
  • Où voulez-vous que je parte?

Quelques secondes tout au plus s’écoulent qui lui paraissent une éternité, puis Mr Paul arrive avec une trousse de secours assez volumineuse; Il en sort un champ stérile qu’il pose sur une table, puis fait quitter son pull à Olga, relève délicatement son chemisier et commence une opération délicate qui consiste à lui ôter la balle qui a traversé son chemisier, son sweater pour atterrir dans son bras, elle s’étonne de n’avoir rien ressenti.

  • Vous étiez en train de courir ?
  • Oui
  • Cela arrive parfois que l’on ai juste l’impression d’entendre siffler la balle, et pourtant dans votre cas elle s’est bien logée dans votre bras. Je vais vous la retirer et j’espère qu’elle parlera.

Olga trouve que ce Monsieur Paul parle comme un policier, étrange, que ait-il dans ce bar miteux. Il doit s’apercevoir qu’elle se demande bien qui il est, mais lui devance sa demande et lui dit :

  • Moins vous saurez qui je suis mieux cela vaudra pour tout le monde.
  • Je ne cherche pas à savoir qui vous êtes, je trouve que vous faîtes plus partis de la maison que  barman dans ce troquet.

Monsieur Paul éclate de rire mais ne cherche pas à reprendre la conversation. C’est à ce moment que son père arrive, ils ont cerné la rue mais ni les deux kidnappeurs ni la jeune femme ont été retrouvés, Olga espère que la jeune femme n’a pas été récupéré par les malfrats.

Son père a plutôt l’air mécontent il le lui ait savoir rapidement.

  • Olga tu as vraiment le don pour te mettre dans les affaires louches, qu’avais tu besoin  de te lancer à la poursuite de cette jeune femme. Décidément il va falloir que je t’enferme comme lorsque tu étais enfants et que tu essayais de résoudre tout ce que tu ne comprenais pas.
  • Mais Papa !
  • Il n’y a pas de papa ici je suis le colonel et tu vas m’obéir un point c’est tout. Je t’emmène à l’hôpital on va te recoudre et ensuite tu répondras aux questions d’un de mes hommes, ensuite nous aviserons .

Pendant que se déroulait ses faits, la jumelle de l’inconnue de la berge s’était comme nous l’avons dit engagé dans une traboule face à la rue des Hommes morts. Elle connaissait bien le coin puisqu’elle y habitait.  Après avoir jeté un  coup d’œil  à gauche et à droite, elle avait poussé un portail gris qui donnait sur un terrain vague, avait couru et rejoint les siens qui vivaient dans des caravanes en bordure de la  Seine. Elle s’était précipitée vers Jo le chef de sa tribu et lui avait fait part de ce qui venait de se passer, aussitôt une expédition punitive avait été préparé. Jo était persuadé que les deux hommes la rechercheraient  dans les jours prochains, il avait leur signalement. En ce qui concernait Olga, elle l’avait décrite à son oncle. Ce dernier la ferai rechercher, il avait un réseau d’amis assez important et il trouverait surement la raison pour laquelle elle était intéressé par la soeur jumelle de sa nièce.

A Suivre…

 

7 réponses à 6 / L’inconnue de la berge !

 

eauteur

cooltext167891793251221

La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
Rejoignez moi dans mon imaginaire