5/15 Une histoire diabolique

Chapitre 5 la révélation

 

Tout le long du chemin papa n’a pas  prononcé un mot, l’ambiance est lugubre, je ne sais quoi dire, qu’a-t-il bien pu arriver à Maman pour être à l’article de la mort alors qu’elle est si jeune. Je n’ose lui demander et lui ne m’en dis pas plus. 

Dis moi Papa qu’a donc Maman ? Elle n’a jamais été malade, et là tu es venue me chercher car elle se meurt, que lui est-il arrivé ?

Ta maman a fait une mauvaise chute de cheval, elle s’est cassée la colonne vertébrale, elle ne pourra pas remarcher, et elle n’a plus le goût à rien, elle a besoin de toi. Tu es désormais une jeune fille et tu vas pouvoir l’aider pour les petites choses de la vie. 

Mais où est ma sœur Madeleine?

Ah tu n’es pas au courant ? Nous l’avons fiancés au fils du Comte du Pertuis le mariage se fera en grande pompe si ta mère se remet si je puis dire, sinon ils se marieront un peu plus simplement mais un an après si si…

A ce moment-là mon père se met à pleurer et je ne sais plus quoi dire. Et, le silence s’installe entre nous jusqu’aux marches du perron. Nestor le valet de pieds de mon père lui ouvre la portière et prends mon bagage, je suis mon père et  attends à la porte du boudoir de ma mère que l’on me convie à y entrer. Ce que j’entend me fait trembler des pieds à la tête et me laisse dans un état de malaise incompréhensible.

Je ne la veux pas, ramène-là sur les marches de l’église, c’est de la mauvaise graine,

Mais Ma Mie vous l’avez toujours aimé et jamais vous n’avez fait de différence;

Maintenant je ne puis la revoir, qu’elle ne vienne pas m’embrasser cette sotte me répugne. Qu’elle disparaisse de ma vue, je vous l’avais dit, mais vous n’en faîtes qu’à votre tête du moment qu’elle ressemble à votre Mère;

Pris d’une envie de pleurer je me précipite dans ma chambre, ma mère ne veut plus me voir, elle a parlé de marches, je ne comprends pas ce qu’elle a voulu dire, est-ce que père va pouvoir m’expliquer; Je me sens seule dans cette grande battisse, mes frères sont partis pour la plupart sur les terres de mon père, ma sœur aînée est avec son mari, elle pourrait me prendre chez elle, je l’aiderais, ils attendent un bébé. Mon grand-frère n’est pas revenu d’Angleterre, il a dû lui aussi trouver une femme, personne ne m’a donné de nouvelles. Assise sur une chaise j’attends que l’on vienne m’avertir pour le repas. Hélas les heures tournent et personne ne m’a appelée, je me sens triste et fort malheureuse. 

Vers les 15 h je suis descendue dans les cuisines et j’ai trouvé une assiette qui devait m’être destinée. Deux tranches de rosbeef, trois feuilles de salade, de la vinaigrette, un fromage de chèvre et une pomme dure. J’ai une assiette de condamnée, je suis de plus en plus mal à l’aise, j’ai l’impression d’être une étrangère dans ma propre famille. La laissée pour compte celle qui est venue dérangée les habitudes d’une famille bien rangée. Je mastique la viande que je trouve insipide, dure et sans goût. Soudain un bruit de voix, on arrive, j’entends celle de mon père et d’un homme, je me cache dans la réserve, vide à cette heure, et je vois entrer notre médecin de famille suivi de mon père, ils ont une mine grave, je me fais toute petite et j’attend.

Mon ami votre femme se meurt doucement, la science ne peut plus rien pour elle, de plus elle ne fait pas d’effort pour s’en sortir, elle pourrait demander à votre petite dernière de la pousser dans le parc, je ne comprend pas la raison qui la pousse à ne pas vouloir la voir.

C’est une vieille histoire qui remonte 16 ans en arrière

expliquez moi, j’arriverais peut-être à convaincre Madame, votre épouse,

j’en doute, 

Alors mon cher qu’avez-vous de si grave à me dire que vous regarder si nous sommes seuls.

C’était il y a 16 ans un soir de Noël, je revenais du village Pont d’Âne lorsque j’ai entendu pleurer un bébé, cela venait d’une corbeille placée sur les marches de la chapelle Saint Roch. Il neigeait, la petite hurlait autant de froid que de faim, elle était vêtue toute de blanc. A son cou un médaillon et à l’intérieur le visage d’une femme dont je tairais le nom.

Vous la connaissiez ?

Oui !

Alors qu’avez-vous fait de cet enfant? 

J’ai pris la corbeille en osier et suis rentrée chez moi, ma douce bien aimée qui allaitait notre petite Jeanne l’a aussi allaitée.

Mais je ne comprend vraiment pas, qu’est-elle devenue? Jeanne et cette petite ou Jeanne est la petite, vraiment mon ami vous êtes compliqué ou je ne comprend rien. Vous l’avez appelé Jeanne, mais pourquoi le même prénom?

A ce moment-là je vois mon père s’essuyer une larme, je suis toute ouïe, car je suis certaine d’avoir une révélation dont je n’ai jamais été informée. Mon père a l’air d’hésiter, oseras-t-il l’avouer, car à ce moment je suis certaine que cela va m’impacter et que je serais fort mal, vu ce que ma mère a dit ce matin lorsque je suis revenue chez nous.

Jacob, vous vous souvenez que Jeanne était à la naissance fort chétive, il avait fallu toute votre  recommandation pour qu’Hélène accepte de l’allaiter. Or le 26 décembre alors que le blizzard soufflait fort, vous n’aviez pu venir voir la petite qui avait les bronches de prise. Nous l’avons veillé jusqu’au petit matin et vers 6 h elle s’est endormie à tout jamais. Devant le désespoir de ma femme , mon fils aîné et moi-même nous avons tout simplement échangés les deux bébés, vous avez constaté le décès de notre petite Jeanne, mais nous vous avons dit que c’était l’enfant que j’avais trouvé, nous l’avons tout de même enterré dans notre caveau familial, nous ne l’avons jamais oublié, mais nous n’avons pas osé noter son prénom aussi l’avons nous surnommé Marie. 

Oh vous m’avez tous les deux menti, vous auriez pu me mettre dans la confidence et non attendre toutes ces années. Ce n’est nullement la faute de Jeanne, puis il y a quelques choses qui me chagrinent. Jeanne  a vos yeux et la belle couleur flamboyante des cheveux de votre mère. Me cacheriez-vous pas quelques choses?

Je tremblais comme une feuille comprenant que je n’étais pas leur fille et pourtant je ressemblais à celui que je considérais comme mon père, mais celui-ci avait l’air de vouloir ajouter autres choses, il ne fallait pas que je me montre, autant qu’il ne sache pas que je sois au courant. Je voulais en savoir davantage.

Arthur, achève ton récit

Tu as raison l’enfant que j’ai trouvé est réellement ma fille, c’est….

Au même moment un bruit s’est fait entendre proche du garde-manger, le médecin s’est précipité et il m’a trouvé évanouie.

 

A Suivre…

 

 

 

 

 

4 réponses à 5/15 Une histoire diabolique

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

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