/ 2 L’inconnue de la berge

Elle ne connait même pas le nom de cet individu, comment pourrait-elle en informer son supérieur, et puis que lui dire? Un homme qu’elle ne connaissait pas l’avait invité  à monter dans sa voiture tout en lui braquant un pistolet  et lui’avait montré la photo de l’inconnue. Elle n’avait pas eu le temps de noter le numéro de son véhicule, c’était juste une BMW noire avec des  enjoliveurs couleur or ce qui l’avait frappé. A part ça elle ne pouvait faire aucune recherche.

En remontant la rue pour aller à son domicile elle avait l’impression que mille yeux étaient braqués sur elle. Il ne fallait pas en faire une fixation, ni se sentir mal  l’aise, cet homme avait juste voulu lui faire peur car lui même était mal puisqu’il avait perdu sa soeur.

Par contre elle se demandait en ce lundi matin s’il était réellement son frère. Vite il ne faut pas qu’elle tarde car il y a encore du travail, hier elle est restée jusqu’à 17 h mais ce matin elle s’est accordée une demi journée de repos pour remplacer son temps de travail d’hier. 

Au moment où elle met la clef dans sa serrure, elle entend son téléphone sonné, zut qui peut bien l’appeler à cette heure se demande-t-elle, elle est censée travailler, elle a bien envie de laisser courir mais elle ouvre sa porte, se précipite sur son téléphone et entends :  » elle ne réponds pas « . 

  • Je suis là, que me voulez-vous et qui êtes-vous ?

Un petit clic se fait entendre on lui a raccroché au nez. Encore un gougeât, mais à nouveau le téléphone sonne, elle décroche et apostrophe son interlocuteur. 

  • Allez-vous me parler? Si vous récidivez c’est bien que vous avez quelques choses à me dire.

Mais elle n’entends personne, on ne lui parle pas, puis une voie déformée l’invective et lui assène ces quelques mots :

  • Je suis le frère de la victime du Pont de Joinville, je voudrais que vous me retrouviez ce soir à 20 h au passage des fleurs et que vous m’apportiez la conclusion de l’autopsie ainsi qu’un morceau de son jogging, débrouillez vous pour le récupérer ce n’est pas mon problème s’entend-elle lui répondre après lui avoir dit qu’il lui était impossible de faire ceci et qu’elle n’avait nullement envie d’être renvoyé sur le champs.

L’autre avait ri et lui avait ajouté :

  • Nous connaissons votre adresse si vous voulez passer un sale quart d’heure ne m’apporter rien.

Et il avait raccroché. Olga sent ses jambes tremblées, mais elle se ressaisis rapidement et  va pour composer le numéro de son père mais se ravise. Elle fera ça de son téléphone portable pas la peine de le faire de chez elle. Elle descends dans le sous-sol de son immeuble et récupère sa voiture, téléphone à sa collègue et lui dit qu’elle viendra plus tard que prévu.

Finalement Olga s’état décidé  appeler son père elle lui en avait pas dit grands choses, sauf  ceci:

  • Papa j’ai mis le doigt sur une drôle d’affaire je me suis trouvée au mauvais endroit au mauvais moment.

Son père lui a juste répondu

  • Ma fille tu raccroches et tu viens je ne bouge pas je suis au commissariat.

Quand elle arrive au 36 du quai  des Orfèvres, elle est saluée par le plancton qu’elle connait bien c’est son beau-frère; il lui demande si elle va bien et devant son affirmation il la laisse passer mais préviens aussitôt son Commandant.

  • Mon Commandant, Madame votre fille monte chez vous.
  • Merci Bertrand !

Olga frappe à la porte, cette dernière s’ouvre immédiatement, son père l’attends, il a son sourcil gauche plus haut que l’autre il doit s’inquiéter c’est un signe que dans la famille tout le monde connait.

  • Raconte moi tout et n’oublie rien, je vais essayer de comprendre.

Lorsqu’elle a terminé son récit, son père reste silencieux un bon moment puis rapidement il appelle un de ses inspecteurs et lui retrace brièvement ce que sa fille vient de lui dire. Ce dernier sera chargé de veiller sur sa fille avec quelques uns de ces hommes, d’autres parts il n’est pas question qu’elle se rende à son rendez-vous, une policière va la remplacer, il ne lui en dit pas plus mais elle suit le jeune inspecteur et se rend dans son bureau ou d’autres gendarmes en tenue de ville les attendent. Elle leur dit où elle habite, leur signale son lieu de travail, tout ce qu’elle a prévu de faire dans les jours qui viennent y compris ce weekend. Puis elle repart soulagée.

Dans sa voiture ele se remémore ce qu’elle ne doit pas faire, se retourner pour voir s’il la suive, ils seront discret, personne ni elle ne les verront. Effectivement elle a bien vu dans son rétroviseur une voiture blanche la suivre à sa sortie du Commissariat mais elle a tournée rapidement et depuis elle ne voit rien d’incongru, mais il faut qu’elle évite de vérifier, elle fait confiance aux hommes de son père. Son après-midi elle le passe à faire minutieusement le compte rendu de l’autopsie. Bien entendu elle n’en fait pas de copie pour elle; à 16 h elle quitte son travail en compagnie du médecin et de sa jeune collègue. Pierre est un médecin qui a toujours le mot pour rire, pourtant avec le travail qu’il a il pourrai être plus taciturne mais Olga pense qu’il dédramatise son travail en racontant des blagues. Elle apprécie bien l’ensemble de ses collègues.

Il est 20 h, elle angoisse un peu elle devrait être dans l’impasse, mais elle n’a pas le temps d’y penser car son cher et tendre arrive avec son frère et sa soeur de suite ils se mettent autour de la tale et échangent sur leurs congés. Quand ils s’en vont personne n’ appelé ni l’individu n son père, elle ne s’en préoccupe pas et elle se prépare pour la nuit.

  • Olga on te demande au téléphone
  • Qui est-ce ?
  • Ton nouveau collègue

Bizarre elle n’a pas de nouveau collègue

Tout en se dirigeant vers le téléphone elle pense que c’est un de ceux qui la surveille;

  • Allo
  • Salope !

Et il a raccroché, elle a bien reconnu la voix du frère, enfin de l’homme d’hier.

 

A suivre …

 

 

 

 

10 réponses à / 2 L’inconnue de la berge

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

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