2/15 Une histoire diabolique

chapitre 2 Jeanne

 

Je me faisais une joie de me rendre aux fiançailles de ma sœur  Rose, mais c’était sans compter sur les aléas de la vie.  A l’internat j’avais une amie qui allait devenir la belle-sœur de mon aînée. Nous allions nous voir plus souvent et j’en étais fort heureuse car j’aimais beaucoup mon amie. Nous étions toutes les deux internes dans la même école. J’étais la petite dernière d’une fratrie de 10 enfants, alors que Geneviève n’avait que deux frères. 

Ce soir c’était les fiançailles de Rose et Trévor, j’avais mis pour la circonstance une belle robe rose et Maman avait noué dans mes cheveux et à ma taille des rubans dorés. Mon père m’avait pris dans ses bras en me disant que j’étais une belle princesse, ma mère lui avait intimé l’ordre de ne plus me prendre ainsi car je serai prochainement une femme. Il avait haussé les épaules et  m’avait enlacé  et chuchoté à l’oreille. Tu n’en seras que plus belle ma chérie d’amour. Ma mère avait ri et puis tout était rentré dans l’ordre.

Je sais que j’avais fait une plus grande sensation en entrant dans la salle de bal des  » De la Bétaillère  » j’étais le portrait craché de ma grand-mère paternelle, une femme grande rousse aux yeux bleus violet. Mon père était fier de moi. 

Rapidement j’ai retrouvé mon amie Geneviève qui m’a présenté à un de ses frères. J’étais ébloui par le beau jeune homme qui me mis sa bouche sur ma main et il me dit Mademoiselle, ce qui à notre âge nous fit rire.

Puis je virevoltais dans les bras de mon père, de mes oncles, de mes frères, j’étais surveillé comme le lait sur le feu, mais une envie pressante m’a fait quitter le havre de paix dans lequel j’étais protégée. Mon amie m’indique où se trouve les toilettes, mais j’oublie de lui demander à quel étage elles se trouvaient. Et, me voici en train d’errer dans des couloirs froids et sombres, lorsque soudain, j’entend des pas, je me retourne et voit le frère de mon amie. De suite je me sens rassurée et lui fait mon plus beau sourire. Il me prend par la main et m’entraîne au dernier étage de cette sombre battisse, il allume une petite lumière et m’indique la porte, il me promet de m’attendre et me rassure.

A l’intérieur j’attend que ses pas s’éloignent, mais je sens sa présence derrière la porte, et j’ai tellement envie que je me demande comment je vais faire, je n’ose lui demander de s’éloigner, je n’ai jamais été confronté à pareille chose et je ne sais comment faire. Chez nous on s’isole et personne ne nous entend faire pipi, dans un premier temps j’ai honte, je prend mon temps puis n’y tenant plus je me laisse aller. C’est au moment ou je me réajuste que j’entend le rire de ma sœur et la voix de son futur mari. Amaury frappe délicatement à la porte des WC et me demande de lui ouvrir sinon il va se faire surprendre par son frère, j’ouvre la porte que je n’avais pas pu fermer  compte tenu qu’il n’y avait pas de clefs. Il tourne délicatement cette dernière dans la serrure, rabat la lunette et l’abattant et me porte pour que je sois en hauteur, il monte à son tour, se penche vers moi, je vois ses yeux qui brillent comme ceux de mon frère quand il a bu, mais si lui me frappe, Amaury me caresse les lèvres. Il me dit de ne rien dire tant que les fiancés ne sont pas partis. L’attente me semble pas longue car je vais découvrir les premières caresses du frère de mon amie. Personne ne m’a dit de faire attention aux hommes et encore moins aux frères de mes amies, mais c’est la première fois que je me retrouve enfermée dans un cabinet de toilette. Ses doigts courent sur ma peau, je me sens bizarre, ce sont les premiers émois il me le confiera bien plus tard, il entrouvre ma robe et je sens sa main chaude caresser le téton de mon sein gauche, de suite il durci et je ne sais ce qu’il faut que je lui dise, aussi je ne dis rien. 

Alors il va s’enhardir, remonter ma robe et parcourir mes cuisses et chercher mon intimité, je n’ai pas peur je suis juste excitée, ce qui fera dire bien plus tard à ma grand-mère paternelle que j’étais la digne fille de ma mère. Une vraie dévergondée, mais je ne savais pas tout sur ma naissance.  Je le trouve tellement beau que je suis heureuse qu’il me caresse, même si je ne comprend pas son excitation, ses mains sont moites et je commence à trembler pas tellement de froid mais plus de peur. Je crois que j’ai dû faire une erreur, mais comment puis-je m’en aller alors que je suis couchée sur son lit.

J’apprendrais mais beaucoup plus tard que j’aurai dû l’empêcher de me faire cela. Mais j’étais fort naïve. Mes frères étaient des polissons et souvent ils ouvraient la porte des toilettes, notre père les fouettait mais ils recommençaient. J’aurais dû réfléchir que si mon père les punissait c’est que forcément c’était mal. Mais ma sœur se fiançait et j’étais plus fière de ma belle robe  que de songer à ce beau jeune homme et à ce qu’il imaginait me faire.De plus je le connaissais puisque j’avais été invitée plusieurs fois chez mon amie, comme elle chez moi. C’est du reste grâce à nous que nos frères et sœurs s’étaient rencontrés. Toutes deux nous ne faisions pas les deux kilomètres qui séparaient nos maisons, seules et à pieds, mais nous étions chaperonnés par nos frères et sœurs. Quant à Amaury il jouait à chat perché et à cache cache avec nous. Il était dans le même lycée que l’un de mes frères et je le voyais souvent à la maison, mais j’étais petite et ne l’intéressait nullement à cet époque.

Au moment ou j’ai senti ces doigts se poser sur mon sexe, j’ai entendu mon père et un de mes frères m’appelés. Ouf j’étais sauvé, car là je tremblais de tous mes membres et me demandais ce qu’il allait me faire. Je ne sais pas pourquoi je ne me suis pas sauvée de suite et couru me jeter dans leurs bras, j’ai laissé Amaury relevé ma robe jusqu’à mes hanches et il m’a regardé comme si j’étais un merveilleux cadeau. Les cris se sont fait insistant, il a laissé tomber ma robe, m’a embrassé et murmurer à l’oreille que je ne devais rien dire à personne que c’était notre secret et que l’on se reverrait bientôt.

Quand je suis arrivée vers mon père j’ai ramassé une claque qui m’a fait pleurer, il m’a secoué en me demandant d’ où je revenais, mais il s’est rapidement calmé en apprenant que j’étais allée au toilette et que je m’étais perdue dans cette grande battisse. Pourtant il me regardait d’un air soupçonneux, en effet je connaissais bien la maison de mon amie, mais jamais je n’étais allée aussi haut, mais de cela je ne pouvais pas en parler à mon père.

Jusqu’au départ je n’ai pas revu Amaury, alors qu’il m’avait promis de me faire danser, ce n’est que le lundi à l’école que j’appris par mon amie ce qui s’était passé. Son frère avait été fouetté par son père pour m’avoir emmené dans sa chambre, mon amie craignait le pire pour moi. Le soir même je fus convoqué par la directrice dans son bureau, j’y retrouvais mon père, il était fort en colère, je n’étais plus sa petite princesse, j’étais une vilaine fille et j’allais être sérieusement réprimandée.

Il a laissé le soin à la directrice de m’annoncer que je quittais sur le champ le pensionnat pour aller dans un autre beaucoup plus sévère où là ne me viendrait pas à l’idée de me mettre nue devant un jeune homme. Elle m’a filé une claque en me disant que je faisais le déshonneur de ma famille. Ma bonne toute tremblante est allée à l’étage récupérer mes affaires, et toute intimidée devant l’air furieux de mon père n’a pas osé revenir dans le bureau, nous l’avons retrouvés à l’extérieur devant la voiture de mon père.

Un silence de plomb régnait dans la voiture, mon père ne disait pas un mot mais je voyais ses mains tremblées, je n’en menais pas large, mon père ne m’avait jamais battu, j’avais peur de son courroux, me souvenant des pleurs de mes frères et sœurs, lorsqu’ils commettaient une faute. Ma sœur qui avait à ce jour 14 ans n’avait pu s’asseoir pendant une semaine tant mon père l’avait fouetté. J’avais très peur.

A peine arrivé à la maison il m’a signifié qu’il m’attendait dans son bureau dans moins de dix minutes, si je n’y étais pas il viendrait me chercher et me descendrait à coup de claques. Je ne disais aucun mot, j’étais terrorisé et je ne comprenais pas pourquoi mon père était en colère.Qu’est-ce qu’Amaury avait pu dire ? Si au moins Geneviève avait eu le temps de m’expliquer, mais hélas elle faisait que rougir quand après le repas j’avais voulu en savoir davantage.

Rapidement je rangeais mes affaires dans mon armoire, changeait la tenue de mon école par les vêtements que je retrouvais sur le dossier de ma chaise, me lavait le visage, me brossait les cheveux et au moment où j’allais descendre je me retrouvais nez à nez avec mon frère aîné qui me pris dans ses bras en me disant d’être courageuse, et surtout moins j’en dirai moins j’en recevrais. Fais l’idiote et tu devrais bien t’en sortir, mais je n’arrivais pas à savoir ce qu’Amaury avait dit.

Avant d’arriver dans le bureau j’entendais mes parents se disputer, je ne comprenais pas tout ce qu’ils se disaient. Mais cela me semblait étrange. J’ai attendu le temps qu’ils se calment et j’ai frappé à la porte, c’est ma mère qui a ouvert, elle m’a filé une claque magistrale qui m’a envoyé valdinguer contre le buffet. C’est mon père qui m’a relevé dans ses yeux j’ai vu beaucoup de tristesse, mais il ne m’a pas tapé à ce moment-là juste assise de force face à lui. Il a demandé à ma mère de s’en aller, cette dernière a refusé, mon père lui a dit et bien restez et ne vous avisez pas de me contredire.

Jeanne tu vas m’expliquer ce qu’il s’est passé avec le frère aîné de ton amie, et ne t’avise pas de me mentir car je sais tout mais je veux ta version. J’ai commencé par pleurer espérant attendrir mon père mais c’était peine perdue, il s’est levé a approché une chaise de moi et m’a filé une deuxième claque en me disant de me comporter en adulte puisque c’est ainsi que j’avais dû me comporter avec le jeune Amaury.

Père je ne comprend pas ce que vous me reprocher, je n’ai rien fait de mal;

Ah oui et vous faire retrousser votre robe était-ce bien?

Mais je ne voulais pas !

Lui l’avez-vous dit?

Non père.

A ce moment j’ai reçu une troisième gifle et mon père m’a demandé puisque j’aimais bien ça de relever ma jupe et de lui offrir mes fesses. Avant de me frapper il m’a annoncé le nombre de coups que j’allais recevoir 10 sur les fesses et les autres coups il aviserait. Au premier coup je fut surprise de la force que mon père avait mais j’arrivais à me contrôler, au second j’émis un cri plaintif mais me mordait les lèvres au sang pour ne pas crier de douleur, mais les sept autres m’arrachaient des cris surhumains, des pleurs, des sanglots, des pardons qui n’ébranlaient en rien la rage de mon père à savoir que sa petite fille chérie s’était mise nue devant un jeune homme. Au dixième coups j’ai dû m’évanouir car mon père me bassinait la figure avec ma nounou qui pleurait. 

J’ai encore des coups de fouets à t’administrer mais je ne vais pas te les donner sur les fesses, je vais aviser, tu vas marcher devant moi, remet ton jupon et ta jupe et ôte le haut, il parait que tu as de beaux fruits et bien on va les regarder ensemble. Je ne comprenais pas de quoi mon père parlait, mais j’allais vite le comprendre lorsque ma mère intervient en ma faveur, en lui demandant de m’enfermer dans ma chambre, mais auparavant elle devait m’expliquer pourquoi ils étaient tant en colère. Mais mon père ne l’entendait pas ainsi, il congédia ma Nounou et ma mère et je me retrouvais seule avec lui. J’avais mis mes mains devant ma poitrine naissante, mais à coup de claques mon père a réussis à me les ôter. Au premier coup de fouet sur ma poitrine j’ai tellement hurlé que mon père m’a dit que c’était des simagrée, il m’en a filé un deuxième coup alors je me suis accrochée à lui en lui disant pardon papa, pardon je n’ai jamais été méchante pourquoi me faîtes vous ça?

Mais ma petite fille tu as commis une chose impardonnable tu sais bien que ton corps t’appartient tu ne dois le montrer à personne, jamais je n’aurais penser que tu puisses te montrer en étant aux toilettes, relever ta robe aux fiançailles de ta sœur a été une erreur , une faute impardonnable. Dès demain je t’emmène au couvent des sœurs du grand pardon et je t’y laisse jusqu’à tes 21 ans. 

Je ne vous reverrais plus jamais père;

Nous verrons comment tu vas te comporter, ne cherche pas à revoir ce garçon c’est de la mauvaise graine, du reste ta sœur ne se mariera pas avec son frère. Tu ne pourras pas savoir ce qu’elle en pense car elle vient de partir chez sa marraine, mais elle t’en veut, tu as détruit sa vie. Et la nôtre par la même occasion. Allez dans votre chambre Mademoiselle, je ne vous reverrais que lorsque vous m’aurez demandés pardon en bonne et dû forme.

 

A suivre….

5 réponses à 2/15 Une histoire diabolique

  • ZAZA dit :

    La petite oie blanche de 12 ans a pris son paquet également. En Finistère nous dirions : Oula, elle a eu son pegemen avec eux !
    J’ai une petite intuition : Ces deux là séparés pour le compte se reverrons certainement dans ton histoire !
    Bises et bonne soirée

  • pimprenelle dit :

    Une petite fille qui on n’a jamais rien appris des choses de la vie.
    Oui, je pense un peu comme Zaza et Colette.
    Comment la famille se sortira-t-elle de cette histoire de jeunes.
    Bisous EvaJoe

  • Martine dit :

    Pauvre gaine! La leçon est bien dure à coup de gifles et de fouet! Et, moi aussi, j’ai l’intuition que ces deux là se reverront
    Une histoire qui nous change de tes précédentes
    Gros bisous ravis et curieux

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
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