12/15 Une histoire diabolique

Chapitre  Dorlotée !

Jeanne regrette rapidement le confort de la maison de Bernard, mais elle ne peut rester vu qu’elle semble être recherchée, et maintenant que Momo a parlé, Bernard n’a nulle envie  d’être accusé de violeur de petite fille, détournement de mineurs et surement d’autres chefs d’accusations. Il pousse Jeanne dehors tout en lui faisant de nombreux baisers, mais elle doit s’en aller. Elle laisse son cheval chez Bernard, il verra ce qu’il en fera, mais il l’emmène à Ermont en Normandie à la gare principale pour qu’elle rejoigne le chef lieu de canton où son ami s’occupera certainement de la petite; c’est un copain de régiment mais lui a poursuivi de hautes études, Bernard en chef de famille a repris la ferme pour que ses jeunes frères puissent continuer à vivre avec leur mère. Quand à leur père il a disparu un beau matin et ils ne l’ont jamais revu, ce sont les derniers mots qu’emportent Jeanne après que Bernard lui eu payé son billet pour Clermont.

Quand ils se sont quitté il l’a embrassé comme sa femme, il l’aime bien la petite Jeanne, cela faisait plus de 6 mois qu’elle vivait chez lui, sans les fredaines de Momo elle serai resté. Mais elle pourra revenir si elle en éprouve l’envie c’est ce qu’il lui a dit avant de la mettre au train. Il lui a remis un courrier pour son ami, embrasser à pleine bouche et il a agité sa casquette pour lui dire au revoir mais pas adieu.

Le train est parti , Jeanne s’est essuyée une larme, elle s’était habitué à cette vie, certes elle était plus souvent allongée que debout mais Bernard la câlinait et lui donnait beaucoup de plaisirs, les deux autres c’était des rustres et ils jouaient plus à des jeux pervers ensembles à  deux mais plus souvent à trois. Quant à Momo il ne lui faisait pas grand chose, sauf une fois où il avait réussis à la pénétrer mais comme disait Paul le cadet de Bernard il ne tient pas la distance le frérot. C’était de cela qu’il s’était vanté au village voisin d’où la suspicion des gendarmes selon les dires de Bernard.

Arrivée à Clermont, elle demande sa route et on lui indique rapidement la villa du Docteur, car là ou elle va il y a un médecin, Monsieur Jean Raoul est le médecin de la petite ville, il a l’air aimé car tout le monde connait son adresse. Jeanne arrive rapidement, elle sonne, c’est une jolie demoiselle de quelques années son aînée qui lui ouvre la porte.

Bonjour, vous voulez voir mon Père

Oui,

Entrez : c’est pour bientôt?

Bientôt?

Votre bébé

Mon bébé?

Vous attendez bien un bébé?

Jeanne ne comprend pas, elle rougit, elle attendrait donc un enfant;  oh c’est donc la raison pour laquelle elle n’a plus ses règles depuis quelques temps mais de qui est cet enfant, Bernard où Amaury, elle ne sait pas depuis combien de mois elle en est, elle ne sait quoi dire à la jolie fille du Docteur, mais cette dernière ne la met  pas dans l’embarras, elle la conduit  dans la salle d’attente, et lui dit qu’elle prévient son père, Jeanne n’a pas le temps de lui donner l’enveloppe que la jeune fille a disparue dans un frou frou de jupe.

Moins d’une demi heure plus tard, la porte d’entrée s’ouvre et une voix grave mais agréable dit :

Marie je suis rentrée, ai-je encore du monde dans mon cabinet?

Oui Papa une toute jeune fille.

Fais la entrer j’arrive;

Venez mon père va vous ausculter ,

Je ne venais pas pour ça

Ce n’est pas grave vous lui expliquerez;

Oui, merci

Je suis assise dans le cabinet du médecin et j’attends qu’il revienne, quand je le vois surgir devant moi, il a un bon sourire, et de beaux yeux noirs les mêmes que sa fille, je ne dis mots et lui tend le courrier de Bernard. Il s’en saisi et prends un coupe papier et lit la missive qui ne s’avère pas très longue. Alors Bernard est votre oncle, et bien il est cachottier, il souri et lui demande si elle connaît la date de ses dernières règles, hélas elle est dans l’incapacité de le lui dire il lui semble plus de six mois mais n’en sait rien. Il l’examine et lui dit qu’elle doit être enceinte de presque 8 mois, bientôt à terme lui ajoute-t-il?

A terme?

Oui vous allez bientôt accouché, c’est la raison pour laquelle Bernard vous a  recommandé à moi, je met au monde de nombreux bébés ne vous inquiétez pas vous êtes en de bonnes mains.

Bernard avait donc deviné  son état, c’est pourquoi depuis quinze jours elle ne voyait plus ses frères ni Momo. Bien que ce dernier soit aussi son frère, Bernard ne le classait jamais comme son frère mais comme la pièce rapportée à l’édifice de leur maison. Il lui faisait l’amour chaque fois qu’il le pouvait mais elle ne subissait plus les assauts des deux autres rustres. Eux ne se gênaient pas pour s’asseoir sur son ventre qui, avec du recul s’était bien arrondi, elle ne s’en était jamais douté, croyant que la bonne nourriture grasse de Bernard en était la cause. Les quinze jours suivants se passèrent à chercher des vêtements pour le bébé, le bon docteur recevait des cadeaux pour les bébés qui en avaient pas, il lui avait suffi d’ouvrir les deux ou trois malles du grenier pour trouver suffisamment de vêtements pour son enfant.  N’en connaissant pas le sexe elle avait pris les premiers vêtements, plus tard elle aviserait si c’était une fille ou un garçon.

C’est la veille du neuvième mois qu’elle a commencé à ressentir les premières douleurs, le médecin accouchait déjà une autre patiente à l’extérieur, quand il est arrivé, Marie avait pris en charge Jeanne, le travail avait commencé et rapidement Jeanne mis au monde un beau et gros garçon. Il pesait 3 kg 800 et mesurait 54 cm; voilà il est bien à terme je ne m’étais pas trop trompé sur la date de sa naissance. Vous connaissez l’adresse du papa vous voulez l’avertir. Jeanne à ses mots s’est mise à pleurer et  le Docteur n’a rien dit et compris que là il y avait un mystère, mais dès qu’il pourrait il avertirait son ami Bernard pour voir ce qu’il avait prévu pour cette nièce qui lui était tombé du ciel.

Bernard est un petit garçon fort sage, il fait toutes ses nuits depuis deux mois, il s’élève comme un champignon dit le bon docteur; Jeanne donne un coup de main à la cuisinière afin de se rendre utile, et, aussi parce que le docteur les nourris tous les deux, bien que ce soit Jeanne qui alimente son bébé, elle doit à l’ami de Bernard de ne pas avoir déposé son fils à l’orphelinat.  Elle lui en sera reconnaissante à tout jamais. Le bonheur n’a duré que dix huit mois, un soir le docteur s’est alité il l’avait pris la grippe de ses malades. Il a lutté tout l’hiver et au début du printemps il s’est éteint, après l’enterrement, Marie lui a dit de s’en aller car elle quittait la région et partait rejoindre le frère de son père chez qui elle travaillerait mais elle ne pouvait pas l’emmener dans ses bagages. Pour Jeanne ce fut la douche glacée, elle était heureuse, elle vivait dans l’opulence, était comme la fille du docteur, mais c’était terminée. Avec un petit pécule en poche, elle est partie une fois que le frère du docteur lui eu payé un billet aller pour la demeure de son père.

A suivre….

4 réponses à 12/15 Une histoire diabolique

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
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