10/ L’inconnue de la berge !

DEUXIÈME PARTIE

 

 

Pendant que Franck et Olga avançaient dans l’enquête il se passait des choses étonnantes dans une maison au fin fond de la forêt. Une bicoque sans prétention, ceux qu l’habitaient étaient des plus discrets, si des ramasseurs de champignons les avaient croisés ils les auraient pris pour des randonneurs. Ils étaient trois deux hommes et une femme, la femme était âgée probablement la mère de l’un des deux. Elle les avait suivis car il ne lui restait plus qu’eux, puis deux hommes en pleine recherche avaient besoin de manger, et son rôle se bornait à ça. Mais son fils lui avait expressément interdit d’ouvrir la porte qui descendait au sous-sol, depuis trois mois qu’ils étaient là elle n’avait jamais franchi le seuil de l’escalier qui l’aurait amené au bas de la maison. Mais ce matin par un concours de circonstance inimaginable son fils ou son copain avait dû oublier de tourner la clef dans la serrure, et un courant d’air avait ouvert la porte. C’est en passant devant qu’elle l’avait vu, au départ elle ne pensait pas s’aventurer dans l’escalier mais poussé par je ne sais quoi elle s’était aventuré à le faire, certainement parce qu’ils lui avaient dit être absent une partie de la journée voire de la nuit.

Plus elle descendait plus la peur la gagnait, fallait-elle remonter ou s’aventurer plus en avant, finalement elle avait dépassé ses peurs et une fois arrivée en bas, elle ne comprenait pas la raison pour laquelle elle ne devait pas s’aventurer dans ce lieu. Il flottait dans l’air une bonne odeur faîtes d’un mélange de tabac et de parfum, fort agréable au demeurant. La première porte qu’elle poussait l’amenait dans une chambre cosy, puis la seconde dans une chambre de jeune fille des CD éparpillés sur le lit, un jeans abandonné au sol, des sous-vêtements traînaient ici où là comme si on était parti précipitamment. Attenant une petite douche avec un lavabo, c’était de là que le parfum provenait, à croire que la personne avait cassé sa bouteille, tant l’odeur prenait la tête. La vieille femme ne comprenait pas le pourquoi de l’interdiction à venir rencontrer les habitants du sous sol. A moins bien entendu qu’ils se cachent, ce qui la fit sourire. Mais elle n’était pas au bout de ses surprises.

La troisième porte était fermée, aucune clef ne pendait à proximité, aussi ne s’attarde-t-elle pas et continue sa visite, plus loin une petite cuisine  où il  y avait une bonne odeur de pain grillé et de café. De plus en plus étrange, mais bon tant qu’à faire autant continuer et savoir ce qu’il se tramait à cet étage. Dans la seconde partie de la maison il y a d’autres chambres, toutes sont pour des jeunes filles ou femmes, mais rien n’indiquent où elles sont ? Soudain elle voit un trousseau de clefs, elle s’en empare et revient en arrière, après une recherche interminable elle réussi à trouver la clef qui ouvre un petit laboratoire avec une salle d’opération flambant neuve.Son fils est chirurgien mais pourquoi a-t-il installé cet équipement, il est en arrêt de travail depuis cet accident où il a perdu l’usage d’une de ses mains. Simule-t-il des opérations sur des animaux pour voir s’il peut encore opéré, vraiment une foule de questions lui arrivent sans qu’elle puisse y répondre. Sur les murs il y a la photo d’une femme photographiée dans diverses positions. Serai-ce elle qu’il a opéré se demande-t-elle? En les examinant de plus prés elle trouve qu’il  ‘y a pas une seule femme mais plusieurs, il y a un petit quelques choses qui l’intrigue, mais à ce stade de sa visite elle ne voit pas ce qui les différencie. Puis elle n’a jamais été douée pour les devinettes. Soudain une peur irraisonnée s’empare de son cerveau et si son fils opérait à la barbe de tous des femmes pour se faire la main. Non c’est impossible mais elle ne peut répondre à ce flot de questions qui lui laboure le cerveau. Il ne faut pas qu’elle se fasse un film, son enfant n’a jamais été un monstre, mais elle ne connait pas son ami, elle ne sait pas qui il est, du reste elle ne l’a jamais vu sourire. Qui peut-il bien être?

Soudain une voiture freine devant la maison, son fils lui avait pourtant dit être obligé d’aller passer divers examens et ne pouvoir revenir pour le dîner. Vite elle doit se cacher, mais où, au hasard de la peur qui lui donne des ailes elle se précipite dans la petite buanderie qu’elle a ouvert il y a quelques secondes. Une clef tourne dans la serrure, un joyeux brouhaha, un rire juvénile puis plus rien. Aucune voix d’hommes, juste deux femmes qui babillent, elle entend de la musique, deux portes qui se referment, cela dure pour elle une éternité, puis, après réflexion elle se décide à s’en aller mais cette fois-ci elle le fera par la porte d’entrée celui lui évitera de retraverser l’ensemble de la maison. De toutes façons elle n’a pas le choix. Elle court , ouvre la porte, la referme soigneusement et s’éloigne, elle fait un grand détour et revient vers la maison, elle monte les escaliers et quand elle veut ouvrir la porte c’est peine perdue elle est enfermée à l’extérieur. Elle ne sait plus quoi faire, repasser par le bas et remonter par l’escalier ou s’en aller à tout jamais. Pour l’instant ses jambes ne la portent plus, elle s’assoie sur les escaliers et réfléchit. Mais ce qu’ignore la vieille femme c’est qu’une des personnes du sous-sol l’observe depuis qu’elle a franchi la porte. C’est une lumière bleue qui a averti la jeune femme qu’il y avait intrusion dans leur antre. De suite elle a allumé l’écran qui la reliait à la caméra invisible qui filmait chacun des pas de cette femme. De suite elle a reconnue la vieille dame c’est sa belle-mère elle ne la porte pas dans son cœur aussi elle prend plaisir à la voir toute chamboulée du fait qu’elle ne puisse plus revenir dans la maison.

Trois mois que soi disant elle ne s’était pas aventurée en bas, mais ce matin elle a des doutes. Depuis combien de temps dure ce manège?  Elle ne vas pas aller se montrer elle ignore qu’elle est dans la maison de plus elles ne s’entendent nullement et elle ne veut pas que le travail de son chouchou soit mis à mal. Mais il lui faut lui faire part de la désobéissance de sa mère, où elle ne lui dit rien mais s’en débarrasse, qui croira qu’elle est si méchante, quand à sa belle-mère elle dira qu’elle n’avait pas toute sa tête et le tour sera joué.

Celle qui tient souci à sa belle fille est loin de se douter de ce qu’il risque de se tramer contre elle. Mais elle ne va pas rester là à attendre que son fils soit de retour, elle connait ses colères enfantines, puis celles de son adolescence, elle redoute plus que tout sa colère d’homme surtout depuis qu’il se trouve amoindri par sa faute. Du reste elle se demande si ce n’est pas l’unique raison pour laquelle il l’a emmené avec lui. Il veut la soustraire à sa vie et lui faire payer cher son erreur. En entendant une branche craquée, elle se décide rapidement de s’enfuir de ce lieu plus que sordide à ses yeux. Il lui faut par contre ses clefs de voitures, mais possible que son fils les ai laissé sur le tableau de bord, aussi se dirige-t-elle vers le garage attenant, sa petite Clio est là recouverte d’une bâche blanche, les clefs sont bien sur le contact, elle la tourne, la jauge d’essence est partiellement pleine, il ne lui reste qu’à disparaître, mais au moment où elle amorce sa marche arrière elle voit une magnifique femme qui la regarde, elle a les yeux violets et semble si désemparée et triste qu’elle s’arrête à sa hauteur et lui demande ce qu’elle veut?

  • Emmenez moi avec vous mais faîtes vite ils ne sont pas loin de moi.

A suivre…

6 réponses à 10/ L’inconnue de la berge !

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

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