L’écriture de mes nuits

 Voici mes chemins où mes mots caracolent en une belle farandole

 

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(cette photo a été prise par mon papa de 89 ans)

 

Mes nouvelles, romans et contes pour enfants naissent au cours de mes nuits, mais ce ne sont pas des nuits où je ne dors pas, au contraire, cela me réveille et c’est ainsi que vous découvrez au petit matin mes écrits.

Bientôt je vous baladerais sur mes nuits étoilés pour de nouvelles aventures.

Je vous attend sur mon nouveau Domaine.

Soyez les bienvenues !

 

 

15/15 Une histoire diabolique

Chapitre 15 Sa femme 

 

Juste après mon anniversaire le 26 décembre les religieuses avaient trouvé un pauvre ère qui s’était perdu, elle l’avait emmené à l’orphelinat, l’avait soigné, et depuis quelques jours des  mères m’avaient contés qu’il travaillait au cuisine avec Jacqueline, une vieille fille qui n’avait jamais connu d’hommes,  mais elle lui trouvait une sale tête de pervers et il essayait de trousser les robes de toutes les postulantes. Un jour alors que je me rendais à la cuisine j’avais assisté à une scène qui m’en avait rappelé d’autres que j’avais subi moi même.  Jacqueline était couchée sur la table où l’on nous servait un frugale repas, elle avait la robe retroussée à mi cuisse, ces dernières étaient écartées et un homme la troussait. On aurai dit Bernard mais rapidement je me suis rendue compte de mon erreur, c’était Pierre son jumeau, il lui ressemblait tellement que j’avais fait erreur. Que faisait-il là? Je n’avais pas songé que c’était l’homme qui avait été trouvé dans la forêt par les religieuses. En tous les cas Jacqueline avait l’air d’aimer ça, elle gloussait de plaisir et Pierre éructait tout autant. Mais a-t-il senti qu’on le regardait car rapidement il remonte son pantalon et se précipite vers la porte où je l’avoue je me rinçais l’œil.  Je n’ai pas le temps de me sauver qu’il m’attrape par la main, relève mon capuchon et me dévisage avec surprise.

Tiens la femme à mon frérot, alors tu as mis bât coquine? On va s’amuser tous les deux, tu n’as pas oublié nos jeux, tu aimais bien ça je m’en souviens comme hier, tu nous as manqué à Paul, Bernard et moi.

Il m’entraîne dans la cuisine, je n’ose crier, je me débat mais il a une force surhumaine et je me retrouve en chemise assez vite sous les yeux interloqués de Jacqueline. Il me prend comme un rustre sur la table, je n’émet pas un cri, je ne dis rien, je ne prend aucun plaisir, mais sur ces entrefaites arrivent une religieuse qui n’en croit pas ses yeux. De suite Pierre s’excuse mais dit à la religieuse que je suis sa femme.

Vous êtes Mr CHARBONNIER

oui ma sœur et Jeanne est ma femme

Et bien allez forniquer chez vous et débarrassez nous de votre femme et de votre fils.

Madame la communauté ne vous retient pas comme vous avez retrouvés votre mari allez avec lui et faites votre devoir de femme ailleurs que dans notre cuisine. Changez vous et disparaissez.

Pierre le frère de Bernard me précède il prend le petit par la main , mon bagage de l’autre côté et je le suis contraint et forcé. Dès que nous sommes hors de vue de l’orphelinat je lui reprend  mon fils et lui dit :

Déguerpissez je ne suis pas votre femme,

Je me fiche que tu sois à Bernard, il est malheureux sans toi; je te ramène à lui et je goûterais aux fruits défendus quand il me le permettra.

Il m’entraîne de force à la gare, et paye nos  deux billets, je monte dans le train et repart vers Bernard, c’est vrai que depuis quelques temps je songeais à le rejoindre c’est le seul qui m’avait aimé même si de temps en temps il m’offrait à ses frères. Dans le train j’apprend que Paul s’est marié qu’il a deux enfants, que Momo est dans un centre car il faisait beaucoup trop de bêtises, quand à Bernard il travaille aux champs avec Pierre qui est dans la maison de Bernard depuis que leur mère est morte l’an passé. Bernard, depuis que je suis partie parle souvent de moi, il a appris que son ami était mort mais sa fille n’a pas pu lui dire si j’étais allé chez mon père ou non. Dans le train nous conversons tous deux à bâtons rompus, il fait très gentleman alors qu’il m’a à moitié violé sur la table des sœurs. Si encore Bernard était seul chez lui je serai contente d’y aller mais avec Pierre qui me désire comme un fou que vais je devenir? Et mon petit? 

Quand nous arrivons à la gare il  y a un taxi et Pierre lui indique la ferme Charbonnier et nous voilà parti, il est assis à côté de moi et tout le long du trajet il m’a touché le corps en glissant ses sales mains sous ma jupe, je ne pouvais ni crier car j’aurai affolé mon petit ni rien lui dire car j’aurai eu le conducteur du taxi qui m’aurai franchement violé lui aussi; j’ai si peu confiance dans les hommes que je vois que de mauvaises personnes avec des intentions peu louables.

Enfin nous voici à la ferme, Pierre me laisse entrer la première, je vois un homme affalé sur la table le bras replié sous sa tête, une femme s’avance qui s’essuie les mains à un chiffon qui lui sert de serviettes et a l’air heureuse de voir entrer Pierre. Elle se frotte contre lui et rapidement il la trousse devant moi et va pour la prendre à même la table quand elle le repousse et se précipite vers mon petit garçon.

Il est à vous ce charmant enfant?

Oui, c’est mon fils

Pierre intervient et lui dit c’est ton neveu;

Je peux m’en occuper chère Belle sœur, je suppose que vous revenez vers votre mari, allez donc vous en occuper, depuis que vous êtes parti il pleure comme un bébé et se saoule à mort.

Pierre est à côté de Bernard et le secoue comme un poirier en lui disant :

Regarde qui je viens de te ramener,

Il lui envoie au visage un seau d’eau ce qui lui permet d’ouvrir un œil, il baille à se décrocher la mâchoire et me voit, il se lève en titubant, marche vers moi et se colle à moi en cherchant ma bouche. Dans un premier temps j’esquive, mais Pierre me pousse contre lui et me maintient et Bernard me dévore la bouche. Il pue le vin frelaté, j’ai envie de vomir, je n’imaginais pas ainsi nos retrouvailles.

Amélie occupe toi du petit fais comme avec le nôtre, on revient.

Il monte son frère dans sa chambre et me donne l’ordre de le suivre, je le fais comme un automate. Il pose son frère sur le lit et le déshabille, vient vers moi et me met nue et fais pareil pour lui; nous voilà à trois dans le lit. Bernard ne fait pas grand chose c’est Pierre qui me caresse et attends que son frère se remette un peu de sa surprise, il caresse la verge de son frère et quand elle commence à durcir il m’empale dessus et nous laisse. Bernard a été incapable de m’honorer, il est resté sur mon ventre et en moi tout mou, je me suis dégagé, mais il avait encore la force de me retenir et il m’a empêché de rejoindre mon fils.

Ma chérie, mon bébé tu es revenu pour moi, je ne vais plus boire de vin, attends que je reprenne mes esprits et je te ferais un enfant.

Je ne sais pas quoi lui répondre, dans la glace située près de la porte je vois que Pierre nous écoute et surtout nous regarde, mais je ne dis rien, j’entend que la femme de Pierre chante une berceuse à mon fils, j’attend que Bernard se rendorme, mais il est bien éveillé et n’a qu’une seule envie c’est de me faire l’amour. Au cours de l’après midi il me le fera plusieurs fois mais assez maladroitement.

Au repas du soir il est encore imbibé d’alcool et ne se rend pas compte que je suis venue avec un enfant, mais dès le lendemain quand il se lève après une nuit fort calme il comprend que l’enfant est de moi. Il maintient à son frère que c’est son enfant et je le leur prouve par les papiers de l’acte de naissance.

Cela fait un mois que je suis chez Bernard en compagnie de Pierre, ce dernier m’a violé plusieurs fois, mais Bernard s’en est rendu compte et l’a chassé lui et sa femme de sa maison, il revient juste pour travailler avec son frère et ne doit sous aucun prétexte rentrer dans la maison seul, il le fait à midi pour le repas que la vieille femme attachée au service de Bernard prépare, je m’occupe toute la journée de mon petit que Bernard a adopté comme le sien. Le soir , si au début je subissais les assauts de mon futur mari, depuis quelques temps il est redevenu le gentil garçon qui m’avait dit m’aimer. Mais je dois cacher la bouteille de vin car ces jours-là c’est une véritable brute, et, il ne pense qu’à une chose c’est me prendre de force, car moi les gens pleins de vin me donnent la nausée, et je préférais me dérober que d’accepter son amour. Le lendemain après avoir cuvé son vin il me demandait pardon et tout recommençait jusqu’à la fois prochaine.

Aujourd’hui c’est le 25 décembre, mon petit garçon a vu arriver Momo son oncle, Paul et sa femme et leurs deux enfants, Pierre et sa femme toujours sans enfants. Alors que le repas de Noël battait son plein, et que j’aidais la cuisinière à sortir la dinde, j’ai été saisi par deux mains fort baladeuses, celles de Pierre, il m’a soufflé à l’oreille, avant ce soir Paul et moi nous te ferons ta fête. Si tu dis un seul mot à Bernard il t’en cuira, nous viendrons te chercher et nous nous amuserons à nos jeux d’autrefois, tu as intérêt à nous obéir sinon tu souffriras, tu as compris  rendez-vous à 16 h dans la grange sinon…

 

J’ai passé tout le reste de l’après-midi dans un état de tristesse énorme, jusqu’à ce que Bernard particulièrement éméché s’en rende tout de même compte:

Qu’as tu ma chérie ?

Rien, ne t’inquiète pas, je dois aller chercher un mouchoir dans la chambre, je reviens de suite, occupe toi du petit.

Non je préfère le laisser à Martine, moi je te suis, j’ai trop envie de toi, si on se faisait notre bébé.

C’est juste sur ces entrefaites que Pierre est apparu, aussitôt un sourire niais lui transforme le visage en un monstre, il dit à son frère:

Tu l’emmènes dans la grange, on se la fait demain elle est majeure on lui fait sa fête une dernière fois,

 

Comme Bernard est ivre , il ne dit pas non et me voilà poussée, traînée soulevée et emportée dans la grange où nous attendent les deux autres frères, Momo et Paul et je subis pendant des heures leurs assauts répétés. J’en pleure, j’en saigne, je souffre mais ils s’en fichent ils ne se rendent même plus compte de ce qu’ils font jusqu’à ce que la femme de Pierre arrive avec un seau d’eau glacé et les ramène un tant soi peu à la réalité. Elle me demande pardon, alors qu’elle n’y est pour rien. Quand elle apprend mon âge elle en est encore plus chagrinée, elle me dit de fuir car cela se renouvellera souvent. C’est Bernard qui le premier constate que je suis dans un sale état, il en pleure, bafouille et ne fais que me demander pardon. Je suis couchée dans notre lit et fait celle qui dort, je ne veux surtout pas qu’il me touche je suis trop mal. Quand à son pardon je n’en veux pas, demain dès l’aube j’aurais quitté sa demeure.

Hélas je n’ai pu m’en aller, dès la veille au soir il m’avait pris dans ses bras et chaque fois que je bougeais il me disait pardonne moi, pardonne moi je t’en supplie, je veux que tu deviennes ma femme, je ne boirais plus je te le promet. Ni lui, ni moi avons dormis en cette veille de mes 21 ans. Le lendemain j’avais un beau bouquet de roses rouges, il m’a emmené au restaurant, jamais il ne l’avait fait auparavant selon les dires de la cuisinière qui n’est autre que sa tante. Il a mis un genou devant moi et m’a demandé ma main. Je n’ai pu que lui dire oui, je n’avais plus d’autre famille, seul lui me témoignais de l’affection et aussi de l’amour. J’espérais qu’il en serai terminé de ses folies et souffrances engendrés par la boisson.

Cela fait dix ans que je suis mariée, j’ai eu 9 mois après ce  25 décembre une petite fille, je ne sas pas de qui elle est , de Bernard où d’un de ses frères, mais certainement pas de Momo car elle est fort intelligente, Paul n’a que des filles, Bernard pense que la petite est de lui, mais qu’importe nous l’élevons de la même manière que les jumeaux qui viennent de naître cette année et qui sont bien de Bernard. Je n’ai que 31 ans et Bernard veut encore des enfants mais les jumeaux m’épuisent, c’est ce jour où Amaury est venu frapper à notre porte, je relevais à peine de couches, il m’a dit que mon père me réclamait car il était à l’agonie. Bernard ne voulait pas que j’y aille à cause des bébés que je nourrissais, aussi nous sommes partis les deux bébés, Bernard, la nounou , Amaury et moi en la demeure de notre  père.

J’ai juste eu le temps de l’entendre me dire :

Pardon mon bébé, je te demande pardon.

Trois heures plus tard il était mort, sa femme n »était pas là seul Amaury et ses jumeaux et sa femme ont assisté à l’enterrement, mes autres frères et sœurs ont brillé par leur absence. Il semblerait que ce soit la faute à Amaury si mon père est mort sans avoir revu l’ensemble de ses enfants. 

 

Avant l’ouverture du testament Pierre m’a violé une nouvelle  fois car il voulait un enfant pour lui et sa femme , c’est du reste ce qu’il s’est passé lorsque je me suis retrouvée enceinte, il a demandé à Bernard que l’enfant qui naîtrait soit le sien. Bernard n’a pas hésité une seule fois, dès la naissance il a donné le bébé à sa belle sœur, tous les jours Pierre venait récupérer le lait que je tirais en remplissant des biberons. Cela a duré un peu plus d’un an. Je ne m’étais pas attaché à ce bébé, au début cela ne me faisait rien puis petit à petit je regrettais que Bernard est donné cet enfant à son frère, mais lui ne voulait pas d’enfants né d’un viol. Je ne disais plus rien et évitait de regarder le petit Jacques qui ressemblait tellement à mes jumeaux.

Lorsque le testament de mon père a été ouvert, j’héritais d’une demeure que je ne connaissais pas, une gentilhommière proche de la ferme de Bernard ce qui nous arrangeait bien. Depuis j’y vis heureuse entourée de mes  enfants car depuis deux petites filles sont venues agrandir notre famille.

Bernard a encore des sautes d’humeur, il boit avec des copains de beuverie mais il ne vient pas avec eux chez nous, il dort dans la grange chez son frère, j’ignore s’il s’occupe de sa belle sœur et surtout je ne veux pas le savoir, je souffre suffisamment quand il me force. Ainsi est ma vie, je l’ai accepté, Amaury de temps en temps passe devant chez moi avec ses jumeaux et il s’attarde à regarder son fils qui est de plus en plus beau, il lui ressemble tellement, mais je n’ai pas de regret cet enfant est à moi et son père se nomme Bernard.

 

FIN

 

14/15 Une histoire diabolique

Chapitre 14 l’orphelinat

J’arrive à la gare sous le coup des trois heures du matin, je ne sais pas où me rendre, chez qui je pourrais aller, je n’ai aucune connaissance dans les parages, j’aurai dû me renseigner pour savoir où se trouvait mes demi sœurs. Madeleine ou Geneviève m’auraient certainement accueillis les bras grands ouverts.

Le premier train passe à 6 h du matin, j’ai trois heures d’attente, moi je peux attendre mais mon petit garçon va pleurer, il va avoir faim et je n’ai plus de lait depuis longtemps, je regarde ce qu’il me reste dans le sac, j’ai quelques biscuits, mais je n’ai pas pensé à mettre du lait dans mon biberon, et le lui donner froid ne me semble pas approprié. La gare est ouverte mais les bancs sont tous pris, je n’ai nullement envie de m’asseoir à même le sol, je préfère sortir et chercher dehors, soudain je pense à l’église, je m’y rends et entre. Il n’y a aucun bruit, je suis seule avec mon enfant, il ne fait ni froid, ni chaud. Je cherche un banc dans le coin le plus  sombre, j’y allonge Bernard et me couche à même le sol, ma cape nous sert à tous les deux de couverture. Je m’endors.

Je ne sais pas combien de temps j’ai dormi, mais je suis réveillée brutalement, enfin je pense que c’est brutal car j’immerge de mon sommeil. C’est une religieuse, je la reconnais à sa cornette blanche, elle me sourie et me dit de la suivre. Mon fils n’est plus là, je panique, mon père a dû me retrouver, la religieuse comprend et me dit :

Votre fils est dans notre communauté, il pleurait je l’ai emmené, on lui a donné du lait de vache, il s’est rendormis comme un petit ange, venez nous allons nous occuper de vous. Il pleurait ses mots résonnent dans ma tête et dire que je ne me suis pas réveillée, quelle horreur ! Suis-je une bonne mère pour cet enfant? Mais la religieuse ne me laisse pas m’attendrir, elle me pousse devant elle, frappe à la porte de l’orphelinat car c’est bien d’un orphelinat qu’il s’agit. C’est certainement là que mon père pensait m’emmener, et bien j’y suis mais au moins je suis avec mon petit garçon.

Après avoir bu un bon déjeuner j’ai dû rencontrer la mère supérieure, elle m’a demandé le certificat de naissance de mon fils, je lui l’ai fournis tout était en bonne forme, elle m’a demandé si il était baptisé, je lui ai aussi fourni son certificat de baptême. Elle m’a souri et a eu l’air d’apprécier que mon fils ait été choyé dès sa naissance et comme elle me l’a dit d’un air bizarre:

Il a été bien suivis ce petit et remis dans les mains de Dieu;

Je ne comprenais pas grands choses à ce qu’elle me disait mais apparemment cela lui plaisait qu’il soit baptisé. Je n’en n’étais pas là, et je m’en contrefichais de ce qu’elle pensait, je n’avais nullement l’intention de rester ici. Après qu’elle m’ait rendu les certificats je remarquais que le nom inscrit pour mon fils n’était pas celui de ma famille mais un nom inconnu, j’allais voir au fil du temps que cette erreur allait me sauver des griffes d’Amaury et de mon père.

Il était écrit que j’étais la femme de B. CHARBONNIER et mon fils portait donc son nom de famille et moi par la même occasion. Pourquoi le bon docteur avait établi le certificat au nom de cet inconnu, je n’avais pas encore compris que la lettre B signifiait Bernard.

La mère supérieure m’a demandé si je voulais prévenir mon mari que j’étais là, je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire et dans un premier temps je fis non de la tête, j’aviserais plus tard lui dis-je.

Cela fait un mois que je suis à l’orphelinat, je suis habillée comme une postulante à la vie religieuse, j’ai compris le manège de la mère supérieure, elle veut que je rentre dans leurs ordres et mon petit garçon sera adopté par une famille méritante, mais c’est mon enfant et je n’ai nullement envie d’être religieuse. Ce matin les Messieurs de Bienfaisances comme on les appelle ici sont venus nous rendre visite, enfin à la communauté, heureusement que j’avais une capuche car mon père et mon frère sont passés si près de moi qu’ils auraient pu faire voler ma robe de bure. Ils allaient voir les bébés car le fils du Monsieur, mon père en l’occurrence ne pouvait pas avoir d’enfants, on se demande depuis quand il ne peut en avoir mais j’ignorais que le fermier l’avait laissé pour mort et tapé en un lieux qui l’avait laissé à moitié infirme. Il voulait adopter un garçon pour qu’il soit son héritier et bien entendu il s’était attardé sur notre fils, mais il l’ignorait, mon père lui trouvait des airs de ressemblance, mais rapidement la mère supérieure y a mis le holà.

Non Mr Amaury cet enfant a sa mère, elle vit avec nous et il n’est pas adoptable.

Faîtes venir sa mère, je vais lui donner beaucoup d’argent elle me cédera ce petit il a les yeux de la même couleur que les miens.

Cet enfant a aussi son père, la maman s’est séparée de lui mais nous travaillons pour que le couple soit à nouveau réunis.

Amaury laisse cet enfant , et regarde comme cette petite fille est belle, elle a de grands yeux bleus, elle est blonde, c’est un magnifique bébé, pourquoi t’enticher d’un garçon, une fille c’est beau aussi.

Je croyais père que vous ne vouliez pas d’une pisseuse chez vous;

J’entend le rire de mon père quand Amaury sort cette imbécillité,  mon père en convient et à nouveau ses yeux se portent sur mon fils. Et je l’entends dire avec horreur, je me demande si ce ne serai pas le petit de ma fille. Pourvu que les religieuses ne relèvent pas ses propos, sinon ils emmènent mon fils et je ne le reverrais plus jamais. Mais j’ai la chance qu’il y ait deux autres familles qui aient elles aussi envie d’adopter un enfant abandonné.

J’ai attendu qu’ils s’éloignent et je suis allée récupérer mon fils et j’ai passé le matin avec mon bébé. J’ai su qu’Amaury était revenu avec sa chérie et que leurs yeux s’étaient portés sur des jumeaux, ils étaient repartis comblés comme l’avait dit la sœur prière comme nous l’appelions entre nous.

Mon fils a maintenant trois ans et moi presque 20 ans j’aurai le droit de sortir lorsque je serai majeur, et je pourrai repartir avec mon enfant, la mère supérieure m’a dit que c’est ainsi que cela se passait.  Il me reste une petite année à attendre, mais c’était sans compter sur le destin.

A suivre…

13/15 Une histoire diabolique

Chapitre 13 Jeanne et l’enfant

Personne ne m’attendait je n’avais pas annoncé mon arrivée je voulais que la surprise soit totale; j’ai parcouru les trois kilomètres qui me séparaient du domicile familiale à pieds, je n’ai pas rencontré âme qui vive. Quand j’arrivais en notre demeure j’entendais des flons flons, on faisait la fête. Comment allait-on me recevoir? Je ne m’attendais pas à me retrouver en face d’Amaury alors que j’arrivais chez mes parents, lui aussi paru surpris mais de suite il s’avance vers moi en me disant:

Mais où donc étais tu passé, je me languissais de toi, je t’ai cherché longuement.

Je suis allée accouchée en ville, je te présente Bernard notre fils

Notre fils? comment en es tu certaine, tu aimais bien écarter les cuisses il peut être de n’importe qui, compte pas sur moi pour être son père.

Et, sur ces mots il tourne les talons et s’en va bientôt rejoint par une belle femme. Je me met à pleurer mais je m’attendais pas à être accueillie les bras grands ouverts, surtout pas par Amaury qui est un sale type. Je m’avance vers la salle de réception mais ma mère m’en interdit l’entrée, à la vue de l’enfant elle pâlie et me demande ou j’ai trouvé ce bâtard.

C’est le fils d’Amaury

Oh mon Dieu cela devait arriver, restez là Mademoiselle je préviens votre père

Et, sur ce elle tourne les talons et me laisse seule face à la porte où il est donné une réception. Je vois parfois Amaury ouvrir la porte et me regarder d’un drôle d’air, mais il ne s’attarde pas et me laisse face à mon désarroi. Bernard dort sur mes genoux, mon père ne vient toujours pas, les invités partent les uns après les autres par la porte fenêtre qui donne sur nos jardins. Maintenant que l’on entend plus la musique j’entend des éclats de voix entre Amaury, ma soi disant mère et mon père. La jeune femme qui était avec Amaury m’a rejoint et me dit :

Et bien votre retour n’a pas l’air de faire plaisir à votre famille.

Certes il y a mon père et ma mère mais que fait Amaury chez moi ? La jeune femme me regarde d’un sourire fort triste et me demande si je connais bien Amaury?

Un peu, pourquoi?

C’était nos fiançailles;

Vos fiançailles dans la maison de mon père ?

Elle n’a pas le temps de me répondre car Amaury fait son entrée dans le hall où j’attend depuis des heures l’arrivée de mon père.

Venez Ma Mie nous partons, Jeanne ravie de t’avoir revu à demain je suppose.

Il entraîne rapidement sa fiancée dans les étages supérieures. Je suis de plus en plus intriguée, je n’ai pas vu mes frères et sœurs mais par contre Amaury joue le maître de maison chez moi, étrange.

Sur ces entrefaites je vois arriver mon père, il donne mon enfant à une jeune femme qui doit être une nounou et il me tire par la main en me disant ne fais pas de vague ta mère est dans une colère noire. Je suis assise dans le bureau de mon père là où je me souviens avoir reçu des coups de fouets mémorables, mon père est en face de moi, il ne dit rien, il doit attendre ma mère, mais rapidement je vois qu’il n’en est rien. Il bourre sa pipe et me demande l’âge de mon enfant. Rapidement je le vois compter, et il devient blanc comme un linge. Je ne sais quoi lui dire. Il murmure plutôt que de s’adresser à moi des mots que je ne comprend pas.

J’aurai dû te parler bien plus tôt tout cela est de ma faute, comment t’expliquer, comment te dire?

Me dire quoi Père ? Parlez vous me faîtes peur,

Jeanne comment te dire, ton enfant est né

D’un viol ça c’est certain;

C’est encore pire que je ne l’imaginais, Amaury t’as violé?

Oui !

Amaury ma Jeanne chérie, est ton frère!

Mon frère, oh mon Dieu, mais père comment peut-il être mon frère, comment le savez-vous?  Pourquoi ? Qui suis-je? Qui est ma mère, mon père?

Je suis ton père, et ta maman est morte en mettant au monde ta demi sœur,

Qui était ma mère, celle d’Amaury ?

Oui, c’est bien d’elle qu’il s’agit,

Comment avez vous su pour Amaury, car jamais vous ne m’avez dit quoi que ce soit à son sujet.

Je savais que tu étais la demi soeur de  Jehan,Amaury et Geneviève, mais j’ignorais que le second etait aussi mon fils, je l’ai su à la mort de leur père il y a dix huit mois.

Ah leur père est décédé?

Oui, et dans les papiers que Jehan m’a apporté il y avait une lettre manuscrite à me remettre en main propre s’il arrivait malheur au Comte.

Donc il savait, mais pourquoi Père vous ne m’avez rien dit concernant celle qui m’a mise au monde. Puisque le médaillon dont je vous ai entendu parler représentait bien ma mère.

Oui, je sais j’aurai dû Jeanne. Si tu ne veux pas garder ton enfant je comprendrais, dès demain je le déposerais à l’orphelinat.

Jamais, c’est mon bébé.

Mon père semble perplexe, il ne sait quoi me dire, finalement il se décide et m’assène ces quelques mots.

Je ne puis tolérer que tu gardes cet enfant né à la fois d’un viol et d’un inceste, tu es mineure tu n’as rien à dire, j’emmène dès demain cet enfant à l’orphelinat des religieuses.

Et, sans me saluer il sort, il ne m’a pas embrassé, il reporte toute la faute sur moi, alors qu’au départ c’est lui qui a trahis celle que je prenais pour ma mère. Je sors de son bureau dans un état lamentable, je monte à ma chambre où la jeune bonne qui a emmené Bernard s’y trouve, elle berce mon bébé , me sourie et me dit :

Monsieur votre père m’a dit que vous pouvez dormir avec l’enfant. Demain je viendrais le chercher vers 6 h, bonne nuit Mademoiselle, si vous avez besoin de quelques choses je suis à côté, frappez et je viendrais vous aider.

On a monté mon bagage et celui de mon fils, je ne défais rien, j’attends que tout le monde dorme et, sans bruit je descend les escaliers avec Bernard qui suce son pouce et dort du sommeil des anges. Mon père veut faire de mon fils un bâtard comme l’a dit Amaury, il n’en est pas question, il restera avec moi, je ne sais pas encore où je vais aller mais je vais au moins m’éloigner de cette maison où je n’ai jamais été heureuse et où mon père fait toujours régner l’ordre et la discipline d’une main de fer. Je comprend que mes frères et sœurs aient fuit notre maison, y compris ma sœur Madeleine,elle non plus n’était pas aux fiançailles, je ne l’ai pas revu. Dehors il y a une belle lune pleine, je met mon petit garçon endormi dans la cabane du jardinier, l’enveloppe de ma grande cape et remonte rapidement prendre un seul bagage, j’ôte le maximum de mes affaires afin de pouvoir contenir ceux de mon fils, et, je redescend quatre à quatre les larges marches de la demeure familiale, mon fils dort toujours, je le prends sur mon dos et l’attache avec une large écharpe comme le faisait la fille du bon docteur et je repars en direction de la gare.

A suivre….

12/15 Une histoire diabolique

Chapitre  Dorlotée !

Jeanne regrette rapidement le confort de la maison de Bernard, mais elle ne peut rester vu qu’elle semble être recherchée, et maintenant que Momo a parlé, Bernard n’a nulle envie  d’être accusé de violeur de petite fille, détournement de mineurs et surement d’autres chefs d’accusations. Il pousse Jeanne dehors tout en lui faisant de nombreux baisers, mais elle doit s’en aller. Elle laisse son cheval chez Bernard, il verra ce qu’il en fera, mais il l’emmène à Ermont en Normandie à la gare principale pour qu’elle rejoigne le chef lieu de canton où son ami s’occupera certainement de la petite; c’est un copain de régiment mais lui a poursuivi de hautes études, Bernard en chef de famille a repris la ferme pour que ses jeunes frères puissent continuer à vivre avec leur mère. Quand à leur père il a disparu un beau matin et ils ne l’ont jamais revu, ce sont les derniers mots qu’emportent Jeanne après que Bernard lui eu payé son billet pour Clermont.

Quand ils se sont quitté il l’a embrassé comme sa femme, il l’aime bien la petite Jeanne, cela faisait plus de 6 mois qu’elle vivait chez lui, sans les fredaines de Momo elle serai resté. Mais elle pourra revenir si elle en éprouve l’envie c’est ce qu’il lui a dit avant de la mettre au train. Il lui a remis un courrier pour son ami, embrasser à pleine bouche et il a agité sa casquette pour lui dire au revoir mais pas adieu.

Le train est parti , Jeanne s’est essuyée une larme, elle s’était habitué à cette vie, certes elle était plus souvent allongée que debout mais Bernard la câlinait et lui donnait beaucoup de plaisirs, les deux autres c’était des rustres et ils jouaient plus à des jeux pervers ensembles à  deux mais plus souvent à trois. Quant à Momo il ne lui faisait pas grand chose, sauf une fois où il avait réussis à la pénétrer mais comme disait Paul le cadet de Bernard il ne tient pas la distance le frérot. C’était de cela qu’il s’était vanté au village voisin d’où la suspicion des gendarmes selon les dires de Bernard.

Arrivée à Clermont, elle demande sa route et on lui indique rapidement la villa du Docteur, car là ou elle va il y a un médecin, Monsieur Jean Raoul est le médecin de la petite ville, il a l’air aimé car tout le monde connait son adresse. Jeanne arrive rapidement, elle sonne, c’est une jolie demoiselle de quelques années son aînée qui lui ouvre la porte.

Bonjour, vous voulez voir mon Père

Oui,

Entrez : c’est pour bientôt?

Bientôt?

Votre bébé

Mon bébé?

Vous attendez bien un bébé?

Jeanne ne comprend pas, elle rougit, elle attendrait donc un enfant;  oh c’est donc la raison pour laquelle elle n’a plus ses règles depuis quelques temps mais de qui est cet enfant, Bernard où Amaury, elle ne sait pas depuis combien de mois elle en est, elle ne sait quoi dire à la jolie fille du Docteur, mais cette dernière ne la met  pas dans l’embarras, elle la conduit  dans la salle d’attente, et lui dit qu’elle prévient son père, Jeanne n’a pas le temps de lui donner l’enveloppe que la jeune fille a disparue dans un frou frou de jupe.

Moins d’une demi heure plus tard, la porte d’entrée s’ouvre et une voix grave mais agréable dit :

Marie je suis rentrée, ai-je encore du monde dans mon cabinet?

Oui Papa une toute jeune fille.

Fais la entrer j’arrive;

Venez mon père va vous ausculter ,

Je ne venais pas pour ça

Ce n’est pas grave vous lui expliquerez;

Oui, merci

Je suis assise dans le cabinet du médecin et j’attends qu’il revienne, quand je le vois surgir devant moi, il a un bon sourire, et de beaux yeux noirs les mêmes que sa fille, je ne dis mots et lui tend le courrier de Bernard. Il s’en saisi et prends un coupe papier et lit la missive qui ne s’avère pas très longue. Alors Bernard est votre oncle, et bien il est cachottier, il souri et lui demande si elle connaît la date de ses dernières règles, hélas elle est dans l’incapacité de le lui dire il lui semble plus de six mois mais n’en sait rien. Il l’examine et lui dit qu’elle doit être enceinte de presque 8 mois, bientôt à terme lui ajoute-t-il?

A terme?

Oui vous allez bientôt accouché, c’est la raison pour laquelle Bernard vous a  recommandé à moi, je met au monde de nombreux bébés ne vous inquiétez pas vous êtes en de bonnes mains.

Bernard avait donc deviné  son état, c’est pourquoi depuis quinze jours elle ne voyait plus ses frères ni Momo. Bien que ce dernier soit aussi son frère, Bernard ne le classait jamais comme son frère mais comme la pièce rapportée à l’édifice de leur maison. Il lui faisait l’amour chaque fois qu’il le pouvait mais elle ne subissait plus les assauts des deux autres rustres. Eux ne se gênaient pas pour s’asseoir sur son ventre qui, avec du recul s’était bien arrondi, elle ne s’en était jamais douté, croyant que la bonne nourriture grasse de Bernard en était la cause. Les quinze jours suivants se passèrent à chercher des vêtements pour le bébé, le bon docteur recevait des cadeaux pour les bébés qui en avaient pas, il lui avait suffi d’ouvrir les deux ou trois malles du grenier pour trouver suffisamment de vêtements pour son enfant.  N’en connaissant pas le sexe elle avait pris les premiers vêtements, plus tard elle aviserait si c’était une fille ou un garçon.

C’est la veille du neuvième mois qu’elle a commencé à ressentir les premières douleurs, le médecin accouchait déjà une autre patiente à l’extérieur, quand il est arrivé, Marie avait pris en charge Jeanne, le travail avait commencé et rapidement Jeanne mis au monde un beau et gros garçon. Il pesait 3 kg 800 et mesurait 54 cm; voilà il est bien à terme je ne m’étais pas trop trompé sur la date de sa naissance. Vous connaissez l’adresse du papa vous voulez l’avertir. Jeanne à ses mots s’est mise à pleurer et  le Docteur n’a rien dit et compris que là il y avait un mystère, mais dès qu’il pourrait il avertirait son ami Bernard pour voir ce qu’il avait prévu pour cette nièce qui lui était tombé du ciel.

Bernard est un petit garçon fort sage, il fait toutes ses nuits depuis deux mois, il s’élève comme un champignon dit le bon docteur; Jeanne donne un coup de main à la cuisinière afin de se rendre utile, et, aussi parce que le docteur les nourris tous les deux, bien que ce soit Jeanne qui alimente son bébé, elle doit à l’ami de Bernard de ne pas avoir déposé son fils à l’orphelinat.  Elle lui en sera reconnaissante à tout jamais. Le bonheur n’a duré que dix huit mois, un soir le docteur s’est alité il l’avait pris la grippe de ses malades. Il a lutté tout l’hiver et au début du printemps il s’est éteint, après l’enterrement, Marie lui a dit de s’en aller car elle quittait la région et partait rejoindre le frère de son père chez qui elle travaillerait mais elle ne pouvait pas l’emmener dans ses bagages. Pour Jeanne ce fut la douche glacée, elle était heureuse, elle vivait dans l’opulence, était comme la fille du docteur, mais c’était terminée. Avec un petit pécule en poche, elle est partie une fois que le frère du docteur lui eu payé un billet aller pour la demeure de son père.

A suivre….

11/15 Une histoire diabolique

chapitre 11 Petit retour en arrière

Nous avons laissé Amaury seul et désemparé, mais a-t-il recherché sa douce comme il aimait à l’appeler. Suivons-le ; Amaury commence à suivre les traces de pas laissés dans la neige, au début cela est facile mais petit à petit le vent a tout recouvert, puis la neige tombe à nouveau et le cheval met plus de temps à avancer; son pas est lourd, il ne pensait pas partir aussi Amaury comprend que son cheval risque de mourir il ne s’en est pas occupé tellement qu’il était obnubilé par Jeanne. Il a délaissé un des plus beaux chevaux de l’écurie de son père, il lui faudrait de la bonne nourriture, aussi n’hésite-t-il plus il doit se rendre à la ferme de la goulue. Mais si le fermier, car elle a un mari cette dévergondée accepte de nourrir son cheval il refuse qu’ Amaury puisse rentrer chez lui, il doit bien connaître sa femme pense en son for intérieur notre jeune fougueux; qu’à cela ne tienne il partira bien vers quelques marchés vendre ses produits, et là la belle ne se fera point violence à ouvrir sa couche.

Quelques jours plus tard, son cheval va mieux et il songe à partir mais la goulue Rose de son prénom lui dit dans la grange entre deux portes que demain elle sera seule pour la journée et qu’ils pourront s’amuser comme la dernière fois. L’invitation est tentante, il ne dit rien mais n’en pense pas moins. Il hoche la tête et Rose s’en va toute guillerette.

Le lendemain le sol est gelé mais la neige semble s’éloignée, le fermier s’est levé aux aurores, il demande à Amaury s’il peut  lui emprunter son cheval, vu que le fermier s’en est bien occupé, Amaury accepte.  Dès qu’il ne le voit plus à l’horizon il se précipite dans la chambre de la belle et joue jusqu’à midi à divers jeux qui font monter au septième ciel la belle Rose. Elle joui, crie se tortille et prend beaucoup de plaisirs à ses assauts répétés, mais ces deux là sont tellement occupés à forniquer qu’ils n’entendent pas le bruit que font quelques chevaux dans la cour. Et, lorsque la porte s’ouvre à la volée devant le propriétaire et mari de la dame Amaury est nu comme un ver. Il reçoit une pluie de coups de partout, il protège son sexe du mieux qu’il peut mais l’autre s’y acharne dessus. Rapidement il gît sur le sol de la chambre, il n’entend pas les cris, les pleurs de la fermière. Quand il se réveille il est nu et bleu dans la neige, ses vêtements sont entassés dans son baluchon, il est seul, la ferme est éteinte, il s’habille tout en grelottant, mais ne voit à nul endroit son cheval, il ne peut pas partir sans lui. Il marche sans courir car il a mal de partout et se dirige vers l’écurie, il voit trois chevaux mais aucun ne lui rappelle le sien, le fermier a dû le vendre contre les trois autres. Il s »en choisi un , mais n’y connaissant rien il espère avoir pris le plus rapide, il verra bien. Avant de s’en aller il veut savoir ce qui est arrivé à Rose il  lui doit bien ça. Ils se sont bien amusés mais il aurai dû se renseigner et savoir à quels moments le fermier revenait du marché. Quand il pousse la porte de la cuisine il a dû mal à l’ouvrir n’en connaissant pas la cause il pousse un peu plus fort et comprend rapidement ce qui c’est passé. Le fermier a plusieurs bouteilles devant lui il est ivre, à peine le touche-t-il qu’il bascule sur le sol, il s’ouvre la tête au montant  de la table, saigne abondement, Amaury ne s’en occupe pas, il cherche Rose pour l’emmener avec lui, mais hélas il la trouve rapidement. Elle est morte elle a succombé aux coups de son mari. Amaury s’enfui rapidement il ne veut pas être pris comme coupable.

Le cheval est une véritable carne elle n’avance pas vite; elle se traîne, il est fort en colère, le fermier l’a berné sur toute la ligne. Il met plusieurs heures pour arriver au Pont de l’âne où il apprend que sa Jeanne est passée et repartie avec un homme; cette fille s’est jouée de lui, elle avait donnée rendez-vous à un homme, décidément les femmes ne sont pas ce qu’elles devraient être. Il a beau taper à plusieurs portes personne ne sait ce qu’elle est devenue, il y a bien un type, un simplet qui parle de Jeanne avec qui il fait l’amour tous les jours mais quand il lui demande quelques renseignements il se mure dans son silence de simplet, et, il ne peut plus rien en tirer.

Cette nuit il a logé au presbytère car c’est le seul endroit où on lui a ouvert la porte. Le curé le dévisage, que lui veut-il? Il aimerait le savoir mais n’ose lui poser la question. Plus tard il se décide à le lui demander:

Mon père, vous rappellerais-je quelqu »un que vous me regardez si attentivement;

Oui, mais il y a bien longtemps une jeune femme est venue ici , elle avait un trésor à me laisser, depuis je ne l’ai jamais revu.

Elle n’est jamais revenue chercher son trésor.

Le prêtre hésite et lui répond non

Son trésor c’était quoi?

Un bébé !

Un bébé, mais elle vous l’a laissé pour quelle raison?

Elle ne pouvait s’en occuper, et il était né hors mariage.

Quel rapport avec moi?

Votre ressemblance.

Avec cette femme?

Oui!

Qui était-elle ?

Je ne sais pas, et puis c’est si vieux. Je vais me coucher.

Amaury est perplexe qu’a voulu dire le curé, qui était cette femme? Et où est-elle et qu’est devenu le bébé ?

A suivre…

10/15 Une histoire diabolique

Chapitre 10  Dans le lit de son hôte

 

Lorsque je me réveille la première fois je suis assise à califourchon sur les genoux de mon hôte et les deux autres me regardent, je suis complètement nue. Je suis effrayée, je pleure, ils sont désarçonnés et me câlinent, je ne pense pas qu’il se soit passé quelques choses, mon corps ne ressent rien, ils n’ont pas encore abusés de moi. Il y a d’autres bouteilles sur la table, et ils m’en donnent encore, je dois subir leur regard lubrique et leurs mains baladeuses, ils vont partout sur mon corps et moi je suis là à leur merci. Mais qu’ai-je fait de fuir Amaury, au moins il me protégeait. Comme je pleure, j’agace mon hôte qui dit à ses amis de s’en aller, il me prend dans ses bras et m’emmène à l’étage, il me couche dans un grand lit et s’en va. 

J’essaye de me relever, mais mes jambes ne me portent pas et je tombe à même le sol, la porte s’ouvre et je vois mon hôte qui rigole, il me ramasse et me recouche dans le lit en me disant

Il faut dormir car tout à l’heure je te veux en pleine forme.

Mais je ne suis pas dans ma chambre

C’est la mienne et tu y es bien, voyons je ne vais pas te manger, j’espère que tu n’es plus vierge car je vais te consommer.

Consommer ? Que voulez-vous dire ?

Au lieu de me donner une explication il s’approche de moi m’écarte les cuisses que je tentais désespérément de ne pas ouvrir et m’embrasse là où je ne permettais jamais à Amaury de  le faire. Je crie , lui ri et recommence, il met même sa main et me pénètre violemment. Je pleure de douleur et lui me laisse et s’en va, il jette au milieu de la chambre mes vêtements et me dit de dormir. Je me lève j’ai tellement mal que je vois le sang coulé entre mes jambes, je dois m’en aller au plus vite, ce type est fou il va me violer j’en suis certaine. Je m’habille rapidement et entrouvre la porte j’entend des éclats de rire et des rots forts comme si une armée était en bas prêt à me prendre chacun leur tour, du reste je suis certaine que c’est leur idée.Vite je dois fuir. Je remonte et avise une fenêtre, elle donne sur une soupente, mais c’est à ce moment que je m’aperçois que je n’ai plus ma bourse avec l’argent de ma tirelire ainsi que mes bijoux; il m’a tout pris. Je n’ai plus rien, je ne vois pas mon cheval, partir à pieds m’affole mais finalement je préfère partir que rester là et être leur chose. Hélas le peu de temps que j’ai mis à réfléchir m’est fatale, j’entend leur pas dans l’escalier, je me met à trembler et à sangloter.

Ou es-tu Jeanne, où te caches-tu ma beauté ? Viens vite voir papa Bernard

Puis plusieurs hommes crient Jeanne viens nous voir on va te câliner.

Je ne dis rien je continue à pleurer jusqu’à ce que je vois deux grands pieds, voilà ils m’ont découvert, c’est celui qui se nomme Bernard, il me soulève facilement et me met sur son épaule. Il me met une belle fessée en me disant que si je continuais il m’attacherait à mon lit. Il me conseille d’être disponible et sage et je n’aurais pas mal, il dit aux autres que je ne suis pas vierge et me laisse avec son frère tout en me disant d’être gentille. Si Bernard est grand et mince avec des yeux bleus, son frère quand à lui a de gros  doigts bien rouges et des yeux enfoncés dans leurs orbites. Il me déshabille doucement et me dit je n’ai jamais fait ça avec une fille, tu veux bien m’apprendre. Je ne sais pas ce que je dois lui apprendre, aussi se couche-t-il à côté de moi et laisse ses doigts courir sur ma peau, je ne sais quoi lui dire, aussi je ne dis rien et le laisse faire. Quand il a fini il me dit merci et se rhabille, c’est à ce moment-là que son frère rentre et lui demande alors elle a aimé.

Oui, j’ai joui moi et elle aussi, c’est une brave petite ne lui fait pas mal je l’aime bien.

Momo tu es un homme à présent, demain tu reviens et je te la prêterais.

Oh oui mon Bernard, j’aimerais aussi dormir avec elle, tu voudras?

On verra mon petit Momo si elle est sage avec moi;

Dis Jeanne tu seras sage avec mon grand frère, et il me met sa bouche baveuse sur ma bouche, il sent fort et pue l’alcool J ai un hoquet de dégoût ce qui le fait bien rire.C’est un simple, j’espère que son frère ne me forcera pas à aller avec lui, si tout se passe comme tout à l’heure ça ira mais il risque de s’enhardir.

Dès que son frère est partis, Bernard me demande d’aller me laver il ne veut pas tremper sa queue comme il dit dans celle de son frère, il veut que je sente bon comme une fleur des champs. Je me garde bien de lui dire qu’entre lui et moi il ne s’est rien passé. Je me frictionne et voit dans la glace son regard lubrique me détailler centimètre par centimètre, je frissonne de peur plus que de désir. Il me tend la main et je ne sais que faire il m’attire contre lui il est habillé tout en velours rêche, il me prend la bouche et me force à l’ouvrir introduit sa langue et ne me lâche pas juqu’ à son lit il me projette dessus comme une poupée de chiffon. Rapidement il se déshabille et se couche sur moi, il sent meilleur que son frère mais il est lourd, je me sens écrasé lui le dit et il me met sur lui;

Tu préfères , tu veux me dominer mais alors pas longtemps je préfère le contraire. Du reste je ne sais quoi faire, aussi s’agace t-il et me remet sous lui, rapidement il me prend et me fait vibrer j’ose l’avouer. Je crie pour la première fois de plaisir; il semble heureux et me dévore de bisous. Il s’endort avant moi et à mon tour je sombre dans le sommeil.

Lorsque je me réveille, je suis seule, la nuit est tombée, je sens qu’il va falloir que je l’amadoue, je ne sais combien de jours cela va me prendre, mais je dois être très gentille avec lui et il ne me fera pas de mal. Je n’ai pas envie d’aller dans le lit de son frère ni des autres, mais de cela je ne suis pas encore certaine. Car j’ai bien vu que les deux autres espéraient m’avoir dans leur lit. 

 Je suis restée plus de six mois chez eux, passant tour à tour dans le lit de Bernard et ensuite Momo et de ses deux autres frères. Je n’avais plus mal, je les subissais mais au moins j’étais protégé, mais un soir Momo  n’est pas rentré, Bernard inquiet s’en est allé au village pour en connaître la raison, deux heures plus tard il m’a tendu ma pochette à bijoux et l’argent et m’a dit de fuir car la gendarmerie allait venir fouiller sa maison.

Je t’aimais bien petite, j’aurai aimé que tu deviennes ma femme, mais Momo a parlé de toi et je préfère que tu t’en ailles, je vais t’accompagner sur le chemin et te dire où aller. J’ai un ami à plus de 50 km  il va pouvoir s’occuper de toi, tiens tu lui remettras cette enveloppe et il verra que tu viens de ma part. Il me dit son nom et son prénom et dans quelle ville je puis le trouver et je m’en vais au moment de partir il me serre très fort dans ses bras et me murmure je t’aimais bien Jeanne.Qui sait on se reverra peut-être et il m’embrasse longuement.

 

A suivre…

 

9/15 Une histoire diabolique

Chapitre 9 Jeanne en perdition

 

Jeanne a fui Amaury ne supportant plus ses assauts répétés et douloureux. Quand il est gentil se dit-elle je me sens bien, mais les trois quarts du temps je suis sa proie et je dois satisfaire ses désirs. Je ne m’attendais pas à une vie pareille, j’ai 15 ans, lui est plus âgé, il aurait pu avoir des égards pour moi, or il se comporte comme le chien de mes parents quand il casse sa longe et va vers les femelles en chaleur.

J’ai préparé sans faire aucun bruit mon maigre baluchon, je lui ai soutiré un ou deux bijoux qu’il avait fait miroiter sous mes yeux en me promettant de me faire monter une bague, ce n’est pas du vol puisqu’il me les avait mis dans ma pochette où j’avais placé mes économies. Surtout que nous n’avons pratiquement rien dépensé, sa dernière virée à la ferme était assez importante. De quelles manières a-t-il obtenu ça, je préfère ne pas le savoir.

Mon alezan m’a suivis docilement et puis dès que je me suis retrouvée à découvert j’ai filé vers le sud pour mettre la plus grande distance entre lui et moi, espérant ne plus jamais me retrouver dans ses pattes. J’ai erré dans cette campagne, ce bocage Normand se ressemble, je me suis égarée et j’ai finalement atteint le petit village de Pont d’âne. Dès mon arrivée j’ai fait sensation assise à califourchon sur mon beau cheval, mais j’en ai eu cure et je me suis approchée de l’église Saint Roch espérant qu’une personne se souvienne de cette nuit de Noël d’il y a 15 ans. Les sabots de mon cheval s’incrustaient dans la neige fraîchement tombée cette nuit,j’étais habillée légèrement, j’ai rapidement pris ma longue cape, au moins je vais pouvoir mettre le capuchon et passer plus inaperçue.

La première personne sur laquelle je suis tombée est le curé du village, cela fait plus de 20 ans qu’il habite là, une chance pour moi. En effet il se souvient de l’enfant trouvé à la porte de son église dans un couffin d’osier, il l’avait récupéré et emmené à la chaleur, puis quand mon père était passé il lui avait demandé s’il pouvait se charger d’une bouche de plus, il le connaissait c’était un de ces généreux donateurs de sa petite chapelle. Mon père n’avait pas hésité mais il l’avait senti troublé quand il avait découvert le médaillon ainsi que la photo de la belle jeune femme à l’intérieur. Mais il n’avait fait aucune confidence au prêtre. 

Ce dernier me regardait sur tous les côtés, je devais lui rappeler quelqu’un il semblait interrogatif mais il ne me posait aucune question. Juste au moment de m’en aller munis de ces précieux renseignements il m ‘a demandé si je n’étais pas cet enfant; ne pouvant pas donner ce renseignement de peur de m’exposer, j’ai juste répondu que j’en avais entendu parler puis je me suis enfuie le plus vite que j’ai pu. Soudain j’ai entendu un cheval qui me rattrapait et à ma hauteur j’ai reconnu l’autre prêtre qui était dans la petite chapelle, que me voulait-il? Il m’a accosté en attrapant la longe de mon cheval, m’a poussé contre le muret et m’a dit :

Vous êtes recherché par la police 

Moi? Vous devez vous tromper

Oh non Mademoiselle Jeanne je suis certain de ce que j’avance, la police est venue dernièrement se renseigner si vous n’étiez pas passés, notre vieux curé va envoyer un coursier avertir la maréchaussée.

Au vu de sa connaissance de mon prénom je m’aperçois rapidement que l’on me recherche et le curé va me trahir, il faut que je m’éloigne rapidement de ce village, mais celui que j’avais pris pour un prêtre n’en n’est pas un il me propose de m’héberger le temps que tout se calme, j’hésite mais il a un bon regard et puis je ne sais où me cacher aussi j’accepte. A cette époque j’étais fort naïve, j’allais bien vite me rendre compte qu’une nouvelle fois je m’étais fourvoyée. Il m’emmène dans une ferme isolée où une vieille femme me regarde d’un sale œil lorsque je pénètre dans la grande salle chaude. Son fils car c’est le sien lui parle en patois, je ne connais pas ce langage aussi je ne comprend pas, mais je vois le regard bizarre que me lance la vieille femme. L’homme d’une trentaine d’années me montre ma chambre et le coin toilette puis me dit que le repas sera servis à 12 h tapante, si je suis en retard je ne mangerais pas. Je lui dit que je comprend, il passe sa main sur ma joue et me dit :

On va bien s’entendre

Puis il me laisse, je m’assois au bord du lit et cherche  un endroit pour cacher mon argent et mes bijoux. Je ne trouve rien et n’ose m’attarder ayant peur de me trouver en retard pour le repas. Aussi je noue à ma taille la pochette et met tous mes biens à cet endroit, je descend, l’homme est là en compagnie de deux autres hommes, il me présente comme sa nièce et murmure à nouveau en patois autres choses je le sens bien, mais à nouveau je ne comprend rien. Les deux hommes me regardent avec une drôle d’expression, de suite je me sens mal à l’aise. Je picore plus que je mange ce qui fait dire à mon hôte que je suis un petit oiseau. Un de ses amis ajoutent à dévorer tout crû, et ils esclaffent. Après le repas les trois hommes se retirent au salon et l’homme me demande de venir leur servir le café et le pousse café.

La vieille femme n’a pas dit un mot de tout le repas, mais là elle tourne les yeux dans tous les sens d’un air de vouloir m’avertir de je ne sais quoi. Elle me montre de la main la bouteille de gnôle et me donne la cafetière, je traverse la cuisine et cherche le salon, je me dirige là où j’entend un bruit de voix. Je frappe et attend leur réponse. Rien ne vient, je n’ose entrer, mais brusquement je sens un souffle chaud dans mon dos, un des hommes étaient sortis. Il m’attrape par les hanches mais je tiens la cafetière aussi il ne me renverse pas mais ouvre la porte et leur dit:

Regardez qui vient nous distraire

Ces trois hommes me font peur, je suis à leur merci, aurais-je trouver pire qu’Amaury ? De suite ils se lèvent m’entourent et si un prends la cafetière le second me demande d’ouvrir la bouche et de boire une gorgée de son délicieux breuvage, je ne veux pas, mais aider de mon hôte il m’ouvre la bouche de force, je crache et m’étouffe cela les fait bien rire. Il m’assoit sur un fauteuil et me verse un petit verre et à nouveau je dois le boire, rapidement je vois la pièce tournée.

A suivre…

8/15 Une histoire diabolique

Chapitre 8  Une relation tumultueuse 

 

 

Comme je ne puis attendre je met mon sexe dur sur sa cuisse pour qu’elle comprenne que je vais la posséder, mais elle se retourne et me file une gifle magistrale, je suis désarçonné et ne la comprend plus, elle semblait m’accepter et là je suis pris au dépourvu. Je suis douché et me tourne de l’autre côté en me demandant ce que je puis faire. J’ai dû me rendormir car, lorsque je me réveille, ma douce n’est plus à mes côtés, elle est assise un peu plus loin et semble fort songeuse. J’ai toujours envie d’elle, je ne puis me résoudre à rester à ses côtés en jouant une comédie, je la veux et je la prendrais. Mais si je la brusque elle peut s’en aller mais pour aller où, je me le demande.Finalement je la tiens à ma merci, elle ne peut repartir chez elle. Donc je dois passer à l’attaque et la prendre au dépourvu, sinon je passerais une mauvaise journée. Je m’approche d’elle et lui demande :

Veux-tu te promener avec moi dans la forêt

Vas y seul il pleut, je n’ai nullement envie d’être mouillée de la tête aux pieds.

Oh oui je comprend, ne t’en fais pas il y a pleins de jeux que tu ne connais pas, veux tu les connaître?

Des jeux?

Oui !

Lesquels?

Viens je vais te les apprendre;

Jeanne me regarde d’un drôle d’air, elle semble angoissée voire complètement paniquée, connaîtrait-elle des jeux, j’en ai comme l’impression, elle n’est pas la petite oie blanche qu’elle prétend être. Aussi de suite je l’emmène sur notre couche et m’assoit à califourchon sur elle tout en lui maintenant les bras derrière la tête. Elle semble dans un premier temps affolée puis elle ri et se laisse faire.

Veux-tu jouer ?

Si tu ne me fais pas mal je veux bien?

Pourquoi te ferais-je mal, ce n’est pas mon but,  je ne veux que ton bien et que tu sois mienne.

Sa poitrine se soulève je vois sa rondeur et le beau galbe de ses seins, là je ne puis me contenir et ma folie m’emporte vers le septième ciel. Je m’en saisis , l’entend gémir, mais je ne vais pas me complaire à rester dans les caresses, je dois passer à l’action. Je remonte ma main le long de ses bas, arrive à l’intersection de sa peau chaude et touche le délicat tissus qui cache son intimité, puis je ne sais ce qui c’est passé, mais je me souviens lui avoir retiré sa culotte, entendu une longue plainte m’invitant à la prendre et je me suis enfonce en elle, sa tête roulait de chaque côté elle me disait non, mais je n’en n’avais cure, je la voulais et je l’ai eu. Quand j’ai senti que c’était difficile je l’ai embrassé et pénétrer, elle a crié tentant de me repousser, mais je suis resté en elle et je l’ai prise comme un chien en rut je le reconnais, mais quel bien fou cela m’a fait. Quand je me suis arrêté elle avait les yeux fermés, elle ne m’a rien dit, je l’ai laissé là et suis sortis.

Combien de temps suis-je restée à l’extérieur je ne sais pas, mais ce sont ces sanglots qui m’ont alertés, je suis revenu et lui ai dit désormais tu es à moi tu es ma femme. Et, en fou que j’étais je l’ai à nouveau prise, là j’y suis allé avec plus de tendresse mais quand le moment est venu je n’ai pu me retenir et à nouveau je suis devenu l’homme qui prend sans égard. Et, à nouveau des larmes. Je l’ai prise dans mes bras en lui demandant pardon, mais que toutes les femmes  qui font l’amour ont souvent mal les premières fois mais que bientôt elle en redemandera tant elle en aura envie. Elle me regardait incrédule et a accepté que je la touche sans la prendre. J’ai joué avec ces petites pointes de sein lui montrant comment ils durcissaient quand je les caressais. Cela avait l’air de lui plaire, alors pour lui faire plaisir je n’ai rien fait de plus et elle m’ a embrassé. Je lui ai appris qu’avec la langue c’était mieux, elle a eu l’air d’apprécier, on la fait plus souvent, et tous les jours je la caressais avant de la pénétrer, elle avait encore mal mais ne me le disait pas, elle commençait à aimer. Au bout d’une semaine de ce régime, nos victuailles avaient diablement diminués, il nous fallait nous éloigner de notre petit lit d’amour et aller plus loin. Mais avant de partir nous avons fait l’amour, elle commençait à prendre du plaisir, j’en étais heureux.

Nous chevauchions depuis deux jours, nous couchions à la belle étoile et nous unissions nos corps tous les jours, elle avait mal parfois quand je jouais au mâle dominant mais d’autres fois j’étais gentil je le reconnais. Mais j’avais un besoin immense de satisfaire ma libido et j’avais besoin de le faire souvent ce qu’elle ne comprenait pas. Alors ces jours ci je faisais mon devoir conjugal même si nous n’étions pas mariés, à mes yeux elle était d’ores et déjà ma femme. C’est ainsi que je la tenais en lui disant que vu que nous étions ensemble, le retour en arrière était impossible, on serai mari et femme dès que possible alors autant commencer tout de suite. Elle acceptait mais ses yeux se voilaient de larmes, elle avait peur de souffrir, je lui disais de se détendre mais pour elle s’était fort difficile. Pour moi je prenais plus de plaisir en la forçant qu’en y allant doucement alors petit à petit c’est devenu une habitude et je la prenais chaque fois que j’en éprouvais l’envie sans rien lui demander, sans l’écouter, de plus en plus et avec dureté. J’étais en rut, je lui le disais et elle devait se soumettre.

Les jours filaient et je ne voyais pas qu’elle s’étiolait ma princesse, c’était déjà plus la belle jeune fille que j’avais cueilli sur son balcon quelques semaines auparavant. Mais tellement absorbé par mon désir je brouillais toutes les pistes. J’étais un fringuant mâle, imbu de sa personne et j’ignorais le mal que je faisais à Jeanne, Cette forêt n’en finissait pas, un jour où j’entendis des chiens j’ai installé Jeanne dans une vieille cabane un peu délabrée. J’ai attendu qu’elle s’endorme, elle semblait épuisée. Je suis allé du côté où les chiens jappaient. Il y avait une ferme et une jeune femme qui étendait du linge, je l’ai appelé pour lui demander du pain, et autres victuailles. Elle m’a entraîné dans sa cuisine et m’a montré sa poitrine opulente, elle acceptait de me donner à manger à condition que je m’occupe d’elle. Je ne touchais plus à Jeanne car elle avait ses problèmes féminins, aussi je me suis empressé de faire crier la goulue, je dis goulue car nous l’avons fait trois fois d’affilés. Quand je suis parti j’étais fatigué mais je ne voulais pas laisser Jeanne seule plus longtemps, je repartais avec de bonnes choses à manger le tout gratuitement. La fermière voulait que je revienne une fois que j’aurais tout mangé. J’avais accepté, mais je ne savais si je pourrais, bah j’aviserais en temps et en heure.

Quand j’arrivais à la cabane, Jeanne n’était pas seule, elle était avec un paysan qui avait sa ferme dans le coin, Jeanne semblait hagarde, le type aurait-il abusé d’elle? Ce dernier quand il m’a vu est partis en courant. Si c’était le mari de la goulue on avait fait un échange, mais il me semblait sale ce type, Il fallait que j’en ai le cœur net:

Qui est cet individu

Je ne sais pas

Il a posé ses pattes sur toi

Non

En es-tu certaine ?

Oui

Attends je vais vérifier

Laisse moi je ne veux pas.

Mais Jeanne n’a pas à me refuser son corps, je vais la sentir pour voir si ce gros malotru l’a touché vu qu’elle refuse de me le dire.

Elle sent toujours son délicieux parfum , le goujat ne l’a pas touché, mais moi je vais m’en occuper. Mais je suis tellement crevé de mes fredaines que je m’écroule sur son corps . Je la sens se dégager et je sombre dans le néant.

Quand je me réveille il fait nuit, les victuailles ont été mangés à moitié, Jeanne m’a quitté. Je ne sais quel chemin elle a pris, elle a emmené son bel alezan et tout  son baluchon. Combien d’heures d’avance a-t-elle sur moi, je ne le sais pas, mais il faut que je la rattrape.

 

A Suivre…

7/15 Une histoire diabolique

Chapitre 7  La fuite

 

Jeanne s’apprête dans sa chambre pendant qu’Amaury avec ses draps lui fait une corde de fortune pour que sa descente soit plus aisée. Il a repéré l’endroit le plus facile pour qu’elle puisse passer sans se casser une jambe. Il n’y a aucune fenêtre en dessous, seuls deux petite mâchicoulis. C’est bien de ce côté qu’ils descendront, mais il faut faire vite, il va l’aider à prendre le strict nécessaire, ensuite ils aviseront. Mais Jeanne veut casser sa tirelire et prendre le pécule que son père lui dépose chaque semaine depuis sa naissance. Amaury n’en revient pas, elle est bien plus mature que lui, il est parti comme un imbécile sans rien, il va falloir récupérer un peu d’argent, voire beaucoup, un autre cheval et de quoi se changer. Et après et bien ce sera après, ils trouveront, à deux ils y arriveront, il a eu 21 ans il est majeur son père s’en remettra.

Quand Jeanne réapparaît sur le balcon, elle est méconnaissable, elle a une longue jupe noire, ses cheveux sont attachés par un ruban noir et elle a posé sur sa tête un petit chapeau. Elle a un grand sac et sa tirelire à la main. Amaury veut bien l’argent mais pas ce gros cochon, il va falloir la casser à même le sol sans faire trop de bruit. Aussitôt dit aussitôt fait, quelques pièces roulent mais il y a surtout de nombreux billets, ils n’ont pas le temps de compter, ils mettent le tout dans un petit sac serré par un cordon, Amaury s’en saisi et le glisse dans la grande besace que Jeanne a pris et il enjambe à nouveau la barrière, il a auparavant noué la corde improvisée, il fait passer Jeanne par-dessus la balustrade et doucement tout en la devançant il descend en s’aidant des pierres qui apparaissent de ci de là sur la façade, puis il tire doucement sur le drap et la fait descendre. Enfin les voici au sol, ils laissent le drap et s’enfuient vers le trou dans le mur, ils ne rencontrent personne, il fait une belle nuit d’été avec une lune ronde qui leur permet de se diriger facilement vers son cheval. En chemin Amaury a réfléchi il va emmener sa douce compagne dans les grottes ou il la cachera, il espère qu’elle n’aura pas peur, pendant ce temps il ira chez lui récupérer de l’argent et quelques vêtements et un peu de nourriture.

Ils ne disent aucun mot jusqu’aux grottes, puis Amaury attache son cheval et explique à Jeanne la raison qui la poussé à l’amener ici. Elle semble apeurée, il ne sait que faire. Ils avancent et trouvent un endroit assez éloigné de la voûte d’entrée, il met la cape au sol que Jeanne a emmené et ils se couchent l’un à côté de l’autre, il a le temps de rentrer chez lui, il ira dans la nuit. Avant il a envie de retrousser sa jupe mais va-t-elle le vouloir, si elle lui dit non il n’ira pas plus loin, quoique maintenant qu’ils sont partis elle est à sa merci pense-t-il; Même si elle part en courant il aura tôt fait de la rattraper et de la prendre à même le sol. Il se demande si il aime réellement ce qu’il veut c’est posséder une femme et s’en vanter auprès de ses copains. Alors la belle Jeanne fera bien l’affaire. Mais il n’a pas fait tout cela pour rien, il pense qu’il a tout de même un petit penchant pour elle, car des filles il en a pleins autour de lui mais ce sont des bonnes à tout faire, il trouve que c’est trop facile, elles écartent trop facilement les cuisses. Avec Jeanne il a senti qu’elle allait lui résister. Il espère qu’il ne la forcera pas car ce serai dommage; il veut qu’elle vienne à lui et que ce soit tendre. Mais si il est obligé il ne sait pas comment il va s’y prendre.

Soudain il s’aperçoit qu’elle s’est endormie, elle semble épuisée, il ne la voit pas beaucoup, mais il distingue ses traits, il va allumer un feu ils auront chaud et il la verra grâce aux flammes. Une demi heure plus tard il admire les courbes de sa bouche, il passe son doigt sur ses lèvres, elle ne bouge pas, il s’enhardit a mettre dans son encolure une main, il se saisi d’un de ses seins et le malaxe, elle gémi, il s’arrête puis recommence, passe à l’autre, puis aux deux. Elle dort toujours son souffle est régulier. Il va profiter de son sommeil pour aller récupérer des affaires personnelles et un autre cheval pour celle qu’il désire ardemment.

Il la recouvre d’un pan de la cape et s’en va, espérant qu’elle ne va pas se réveiller en son absence et s’affoler. Il prend son cheval et s’en va chez lui. Il n’y a pas âme qui vive, il croise sa sœur qui lui apprend que son père a été appelé pour donner des soins à une jument qui a mis bas dans l’après-midi. Il se sent fort guilleret, il est seul avec elle, cette dernière rejoint rapidement sa chambre, quand à lui il prépare ses vêtements, du chaud, du froid, une couverture, de l’argent, il fait main basse sur des bijoux qui appartenaient à sa mère et soi-disant destinés à sa sœur, et bien elle s’en passera. Depuis son anniversaire il a un pécule assez conséquent ils auront de quoi vivre pendant quelques temps après il ira travailler, mais ils n’en sont pas encore là. Puis au pire il vendra un des chevaux de son père. Il ressort avec quelques victuailles subtilisés dans la cuisine familiale. Il a croisé une des cuisinières il lui a fait promettre de se taire sinon…Sa menace a dû l’affoler, elle a tourné les talons et s’est enfuis en lui disant :

Vous êtes un chenapan

Il a ouvert la grand porte et rejoint rapidement les écuries, pour la belle Jeanne il a pris un bel étalon, il sait qu’elle monte très bien à cheval, il l’avait observé avant ces fredaines. Dans sa famille ce sont tous des cavaliers, sa sœur Madeleine a même participé à des concours, Jeanne aurai tout autant dû en faire si il n’y avait pas eu cette malheureuse histoire entre eux deux.

Le voici en vue de la grotte, sa bien aimée dort paisiblement, il se glisse a ses côtés et en fait tout autant, dans la nuit il met la couverture sur leur deux corps et se rapproche d’elle afin de rêver à son corps nu pour les jours prochains, il pense qu’il va devoir l’apprivoiser si tous deux vivent ensemble. En plein milieu de la nuit Jeanne se réveille, elle ne se souvient pas où elle se trouve puis peu à peu la mémoire lui revient, les braises rougeoient encore mais elle ne distingue pas les traits d’Amaury, elle s’affole mais lui la sentant bouger se réveille.

Qu’as tu ma douce ?

On devrait s’en aller plus loin, ici c’est le premier endroit où mon père va venir,

Ah ! Et où voudrais tu aller dans un premier temps?

Je ne sais pas ou plutôt si, il y a un endroit qui m’attire c’est vers la chapelle Saint Roch

Pourquoi veux tu aller à Pont d’Âne ?

J’ai mes raisons

tu connais quelqu’un là-bas

Mais elle ne dit rien et Amaury ne sait comment interpréter son silence, dans un premier temps il ne dit rien mais il sait qu’il reviendra à la charge pour en savoir davantage. Leur baluchon n’ayant pas été défait ils sont rapidement prêt, à sa montre gousset il voit qu’il est 3 h du matin ils seront bientôt arrivé à Pont d’Âne, là-bas il connait un ami il est persuadé qu’il le logera. Quant Jeanne voit le bel alezan, elle n’en croit pas ses yeux, elle monte facilement sans aide, c’est une bonne cavalière, les voici qui foncent tous deux dans les prairies puis dans les sous-bois. Après une dizaine de kilomètres avalées à la vitesse de l’éclair, ils s’arrêtent car tous deux ont une envie pressante, Amaury laisse Jeanne s’enfoncée dans le bois quand soudain elle l’appelle, elle n’est pas du tout affolée mais fort excitée.

Amaury viens vite j’ai trouvé notre future maison, elle éclate de rire, il entend son rire cristallin résonné dans la forêt. Quand il arrive à sa hauteur elle est à proximité d’une maison en bois, le toit  est un peu de guingois mais l’ensemble a fière allure. Il pousse la porte, une table trois chaises, un banc, une bougie est posée  sur un vieux buffet, on dirait une cabane de gamins. C’est fait de bric et de broc mais ils vont pouvoir s’aimer, et tout à l’heure à l’aube ils aviseront de ce qu’ils feront. Il lui dit d’aller voir ce qu’elle va trouver derrière la porte et lui pendant ce temps va récupérer les chevaux qui broutaient à la lisière de la forêt. 

Jeanne a poussée la porte et découvert un matelas à même le sol, ils seront bien mieux que sur le sol dur de la grotte. Elle allume la bougie la pose sur un petit tabouret en bois et s’allonge sur le lit, quand Amaury la voit son  désir remonte à la surface, ce doit être le bon moment pour passer à l’acte, elle s’offre à sa vue, mais il hésite il ne sait pas s’il peut la cueillir. C’est une belle fleur fraîche. Il a envie d’elle mais il ne l’a jamais fait il ne sait quels mots lui murmurer. Petit à petit il s’enhardi et se couche près d’elle. 

Sais tu ma Mie que j’ai encore plus envie de vous que lorsque nous nous sommes rencontré la première fois, le voulez-vous?

Jeanne se souvient des remontrances de son père, des coups de fouet, de l »internat mais aujourd’hui elle a quitté le domicile familial, elle ne sait même pas de qui elle est la fille. Alors elle peut bien se donner à Amaury, elle le trouve beau avec ses yeux verts qui la fixe. Elle sent que son corps répond à son regard, il a une barbe naissante, ces cheveux bruns sont mi courts, son souffle est rauque, sa voix change au fur et à mesure ou il commence à lui ôter son chemisier. Il ne lui défait pas son haut, il attend qu’elle l’invite à le faire, mais elle ne dit rien, il se met nu et se glisse sous le drap et l’invite à le rejoindre, elle est debout, elle hésite puis ôte elle-même sa jupe et se couche à son côté. Il est en feu et ne peut attendre davantage, il faut que ce soit cette nuit sinon il la prendra de force demain ou dans quelques heures, et, plus il réfléchi plus il pense qu’elle se sauvera et ils seront tous les deux fort malheureux. Il va donc attendre son bon vouloir. 

Quand Jeanne s’allonge à ses côtés, elle a peur, elle voudrait tellement que tout se passe bien, elle doit lui dire qu’elle veut bien mais qu’il doit prendre son temps. Elle n’a jamais été touché par un garçon elle n’aura 15 ans que dans huit jours.

Amaury , moi aussi je te désire mais j’ai très peur.

N’ai crainte ma douce je ne te ferai pas mal, mais je sais que pour la première fois tu auras quand même mal enfin pas trop juste un peu et on recommencera bien vite pour que tu oublies ce mauvais moment. Puis on sera à tout jamais unis pour la vie.

Alors caresse moi et après on verra;

Et toi tu ne veux pas mettre tes mains sur moi?

Je peux

Oui, mais tu ne connais rien au corps d’un homme, connais tu le tien? 

Non mais ce n’est pas grave tu m’apprendras.

Amaury ri et lui ferme sa belle bouche par un baiser fort appuyé, il lui dit d’entrouvrir la bouche et glisse sa langue à l’intérieur, elle semble fort étonnée mais a l’air d’apprécier. Il ôte son petit haut fait de dentelles blanches et lui dévore les seins avec sa bouche. Elle gémi et se sent vraiment bizarre. Il descend sa main vers son intimité et doucement lui caresse ses petites lèvres, elle gémi mais accepte d’entrouvrir ses jambes…

A suivre…

 

6/15 Une histoire diabolique

Chapitre 6 Amaury en route vers son destin ,

 

Amaury était loin de se douter des événements qui se passaient dans la demeure  des parents de Jeanne, il ignorait que  son amour était revenu, par contre il connaissait la chute de cheval d’Hélène de Pontivier à la Garden Party du Comte de Pertuy. Tous les hobereaux du coin y avaient été conviés car on y célébrait les fiançailles du fils unique du Comte avec la grande sœur de Jeanne. Il avait tant espéré la revoir mais hélas il avait dû se rendre à l’évidence, elle n’avait point été convié par le comte, encore fallait-il que ce dernier sache que Madeleine avait une petite sœur qui aurai bientôt 15 ans.

Amaury rêvait des caresses qu’il lui ferai sur son corps de femme pubère, il imaginait la pénétrer tendrement car c’était une jeune vierge, il en bavait. Plus il y réfléchissait plus il avait peur de ne pas se contrôler et de la prendre brutalement dans une étable ou dans la forêt selon le lieu ou il la trouverait. Son frère aîné n’était pas là pour le guider, quant à ses copains ils culbutaient assez souvent les bonnes attachées à leur service, il ignorait si elles prenaient du plaisir ou si elles se sentaient souillées voire violentées par ses gamins en rut.  A chaque retour de vacances il écoutait leurs exploits et cela le chatouillait davantage, mais hélas  filles ou femmes il n’en voyait pas.

C’est le lendemain où Jeanne a été retrouvée évanouie dans le garde manger de ses parents qu’Amaury appris qu’elle était alitée et pas très en forme. Pour la distraire et vu que c’était les vacances on avait appelé sa jeune sœur son amie d’autrefois, son père s’était laissé fléchir non  sans mal, mais avait fait promettre à sa fille de se montrer fort discrète auprès de son frère, ne voulant pas que ce garnement puisse se rendre chez la jeune Jeanne. Il avait élevé seul ses trois enfants depuis que sa femme était morte. Amaury avait profité des absences de son père pour  en faire qu’à sa tête. Mais ce dernier avait su par une indiscrétion de leur chauffeur où se rendait sa jeune sœur. Le soir il guettait son retour et après lui avoir demandé gentiment ce qu’elle avait fait de sa journée il était passé à l’étape supérieure et il avait commencé par la souffleter afin qu’elle lui dise d’où elle revenait. Mais son père était intervenu et l’avait puni, depuis il se morfondait dans sa chambre, quand il avait entendu sa sœur raconté à son père ce qu’elle avait fait.

En écoutant sa sœur parlé de Jeanne couchée dans son lit et qui n’avait pas envie de se lever voire de manger il en était resté tout chagrin, il ne comprenait pas qu’à son âge on ne puisse pas avoir envie de goûter à la vie. 

Rapidement il prend une grande décision et décide de passer à l’action, il va profiter que son père est avec sa sœur pour quitter sa chambre par la fenêtre, il se laisse glisser le long du chenaux et arrive sans encombre sur le sol. Il quitte rapidement la propriété sur son cheval et s’éloigne sans un bruit, d’abord au pas puis au trop et enfin au galop. 

Aux abords du  domaine de Pontivier il attache sa jument à un arbre et se glisse dans le sous-bois, il marche tel un sioux sur le sentier de la guerre. Il fait plusieurs fois le tour de la propriété mais il lui faut se rendre à l’évidence les murs sont haut et sur le dessus il y a des tessons de bouteilles. Soudain il se souvient qu’un des frères de Jeanne avaient découvert un endroit où une partie du mur était écroulée, il avait réussis a sortir plusieurs fois par cette espace, il va falloir que je le trouve pense-t-il à mi voix.

Enfin il est dans le domaine, maintenant il doit attendre que l’obscurité joue en sa faveur; c’est à la nuit tombée qu’il se dirige côté fenêtre aux lourds rideaux, mais laquelle est la sienne ? Après une attente de plus de deux heures la chance lui a souri, sur le balcon du deuxième étage une silhouette lui apparaît, chevelure en anglaise et flamboyante c’est celle dont il a envie, la belle Jeanne… Son corps s’est épanouie, la jeune fille ignore qu’il l’observe, elle est vêtue d’une chemise de nuit assez transparente laissant deviner les courbes de son corps; sa poitrine ne ressemble plus aux petits boutons de roses, elle est pleine et ferme voire opulente, son regard se brouille et le désir en est plus qu’exacerbé, il tremble de plus en plus et rêve qu’il la possède, mais il doit lui faire comprendre qu’il est si prêt qu’il pourrait même grimper dans sa chambre.

Jeanne Jeanne !

Personne ne lui répond, il ne peut chanter, il ne sait pas , il faut à tout prix que Jeanne le découvre, car monter sur son balcon il va pouvoir le faire, il a vu une glycine qui lui tend les bras, plus la chenaux et des pierres apparentes sur la façade cela va être un jeu d’enfants, mais il a peur qu’en la surprenant on le découvre dans la chambre d’une toute jeune fille, celle qu’il désire ardemment. Du reste cela devient pressant, il bande comme un taureau, c’est le moment rêvé pour la faire sienne.

Jeannnnnne Jeannnnnnne crie-t-il sur un ton plaintif;

Puis il avise quelques gravillons et il les lance à toute volée sur le balcon du premier étage. Enfin il la voit se pencher;

qui est là?

Jeanne c’est moi, Amaury

Amaury ! 

Oui, laissez moi monter Ma Mie

Vous ne pouvez pas, vous allez me faire punir, à cause de vous j’ai tant souffert;

Amaury sait qu’elle a souffert, lui aussi a été puni, et bien cette nuit il va l’enlever et personne ne lui fera du mal. Aussitôt sa décision de prise il grimpe comme il l’avait décidé. Quand il enjambe le balcon, Jeanne pousse un cri d’effroi, mais Amaury a été plus prompte qu’elle et personne ne l’a entendue.

Quand il la prend dans ses bras, elle tremble comme une feuille, elle refuse qu’il la touche davantage, il comprend, il se met à distance et lui murmure l’idée qu’il a eu. 

Tu es fou, mon père nous retrouvera, et là je serai enfermée dans un couvent et je n’aurais jamais le droit de t’épouser. 

Ta sœur Madeleine a été promise au fils du Comte à 15 ans je ne vois pas la raison pour laquelle ton père ne  le fera pour toi.

Jeanne n’ose lui dire la découverte qu’elle a faîtes les jours passés. Affolée elle a peur que sa bonne rentre dans la chambre, certes elle est enfermée à double tour, elle aurai le temps d’entendre la clef tournée dans la serrure, puis personne ne lui a interdit de se mettre au balcon, mais Amaury doit repartir. Elle ne voit pas que ses yeux brillent et ne se rends compte de ce qui lui arrive qu’au moment ou il se serre contre elle, elle sent son sexe dure contre son dos, elle sait qu’il a envie d’elle, mais elle ne peut se donner sur son balcon, c’est impossible. Elle se retourne et lui offre sa bouche, leur baiser est langoureux, les mains d’Amaury sont rapidement sur ses seins, il les malaxe, lui murmure des mots fous, mais rapidement Jeanne se ressaisi et le repousse.

Je prends quelques effets et on va partir, j’espère que tu sais où aller;

Amaury n’en revient pas qu’elle se soit décidé aussi rapidement, elle doit autant avoir envie de lui que réciproquement, ou alors elle préfère s’enfuir que de vivre des épisodes succins sans pouvoir les assouvir pleinement. Il sait que cette nuit elle sera sienne.. Son père l’acceptera comme mari pour sa fille si il la possède hors mariage.

A suivre…

 

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe

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